OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2018 > Pour une intégration harmonieuse de l’enseignement à distance dans l’une des (…)

Pour une intégration harmonieuse de l’enseignement à distance dans l’une des composantes de l’UCAD, la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH)

mercredi 3 janvier 2018

Point de vue

Avec le développement des Tic et l’accroissement de la demande en matière d’éducation au plan universel, la Formation à distance (Fad) est parvenue à séduire des pays comme le nôtre, après s’être bien implantée dans ceux du Nord. Dans cette optique, le Sénégal, dont la fiabilité du système éducatif et l’expertise de ses enseignants-chercheurs sont reconnues partout dans le monde, devrait se mouvoir avec plus d’audace dans cette dynamique. Au vu des performances de certaines plateformes, à la Fastef ou à l’Ebad par exemple, et après la création d’une Université virtuelle (Uvs), je pense que l’on pourrait adopter à bon escient la Fad [1] dans l’une des composantes de l’Ucad, la Flsh, une faculté que j’ai fréquentée comme étudiant pour tous les cycles et, pendant quelque temps, comme vacataire. J’ajoute, de suite, que celle-ci est confrontée jusqu’à présent à de sérieux problèmes d’effectifs et d’encadrement.

Il faut préciser, dès le départ, que l’introduction d’une forme d’enseignement à distance dans le milieu universitaire que j’ai choisi ne pourra pas se faire de manière globale et précipitée, ou sans précaution, compte tenu du contexte social et culturel dans lequel nous évoluons. Ainsi, dans une première étape, seuls quelques départements seraient concernés : ceux d’Anglais, de Lettres modernes, d’Histoire et de Langues romanes, où les effectifs dépassent toujours les capacités d’accueil. Dans cette perspective, le modèle organisationnel que j’ai donc retenu est celui de type bimodal centralisé, mais il est évident que l’introduction d’un enseignement à distance, un modèle organisationnel bimodal plus précisément, dans notre milieu universitaire suppose la mise en application simultanée d’un modèle pédagogique. Dans cet ordre d’idées, je vais m’atteler à décrire le modèle pédagogique qui serait, opportunément et convenablement, introduit.

Je peux dire d’emblée que celui appelé académique devrait être pris en compte, ne serait-ce que pour une phase initiale d’orientation. Je reste convaincu que ce modèle, une fois introduit dans le système traditionnel en vigueur dans l’institution en question, n’y engendrerait aucun dysfonctionnement. A ce propos, je constate que la vision académique est fortement ancrée dans notre culture et que, pendant longtemps, elle fut presque l’unique façon d’y aborder l’éducation. Privilégier, en conséquence, le modèle académique permettrait de greffer aisément un type d’enseignement à distance au système universitaire qui prévaut dans la composante, objet de mon étude. Dans la mise en application dudit modèle, les enseignants, concepteurs de cours, vont travailler en étroite collaboration avec quelques techniciens, au sein de l’équipe qui sera formée à cet effet. Le rôle de celle-ci consistera à élaborer tout le matériel didactique par lequel on proposera les connaissances à apprendre. Cependant, l’autorité de l’enseignant sera toujours préservée : « Il demeure l’ultime responsable, l’ultime décideur face à la planification et à l’organisation de l’enseignement, face au choix et à la mise en forme des contenus. » [2] La validité de l’acte pédagogique incombera en totalité à l’enseignant.

Aussi les enseignants, chargés de la conception des cours, seront-ils choisis parmi les professeurs ou maîtres de conférences, titulaires ou assimilés, qui confieront les tâches de tutorat à des assistants. Les tuteurs que l’on désignera apporteront un soutien motivationnel ou méthodique aux étudiants. Ils pourront être en contact, à des moments déterminés, avec ces étudiants, quel que soit le lieu où se trouveront ces derniers sur l’étendue du territoire. Ils se déplaceront également, de temps en temps, dans les capitales régionales pour organiser des séances d’entretien sur place avec leurs étudiants.

Pour l’apprentissage, l’étudiant aura à sa disposition du matériel didactique (tapuscrits, cours en ligne) dans lequel les enseignants auront exposé les connaissances à assimiler. Durant la période des examens de fin d’année, des centres seront ouverts à l’intérieur du pays. A cette occasion, ils seront supervisés par un ou deux assistants-tuteurs. Et je répète que ce modèle académique s’insérerait harmonieusement dans le système de formation en vigueur au sein de l’institution en question. Mieux, il permettrait de répondre à des besoins sociaux, tout en ne mobilisant pas des moyens considérables. En plus, une manière d’accroître l’accessibilité aux études supérieures serait ainsi trouvée. N’oublions pas surtout que beaucoup d’étudiants, issus des zones rurales du pays, qui sont orientés à l’Ucad sans obtenir une bourse, finissent par abandonner leurs études et même par retourner chez eux à cause des conditions d’existence très pénibles dans la capitale. D’autres étudiants, des citadins, obligés d’exercer un emploi permanent ou à temps partiel, pourraient s’inscrire par le biais du modèle d’enseignement que j’ai proposé.

Il intéresserait dans ces conditions des personnes âgées, ayant le complexe d’aller poursuivre leurs études à l’université en même temps que des jeunes qui pourraient être leurs fils ou petits-fils. Je peux parler ici de la possibilité de supprimer des barrières sociales et d’ordre psychologique pour permettre à des catégories de personnes d’accéder à un niveau très élevé de la formation. D’ailleurs, comme le souligne un spécialiste de la Fad, P. Guillemet, l’objectif de la formation à distance « est toujours quantitatif et correspond à la recherche de l’équité dans le traitement réservé à diverses catégories de clientèles… » [3]

Il convient, par-dessus tout, d’évoquer la notion d’accessibilité-qualité dans la mesure où les enseignants qui s’impliqueront dans cette formation feront partie des professeurs chevronnés, habitués à dispenser des cours magistraux. Ce serait, sans aucun doute, un facteur qui garantirait en partie un taux de réussite satisfaisant. En outre, ce modèle de formation présenterait particulièrement des avantages au plan financier, car la nécessité de construire sans tarder beaucoup plus d’amphithéâtres, bien équipés, s’imposerait à nous avec moins d’acuité, ainsi que celle de recruter annuellement un nombre plus élevé d’enseignants-chercheurs. Dans la même veine, les heures de travail des professeurs, consacrées à l’équipe pédagogique, seront comptabilisées comme des heures complémentaires. L’unité pédagogique aura un local dans l’un des bâtiments de ladite faculté. Le personnel technique qui intégrera l’équipe pédagogique y travaillera en permanence. Il y aura aussi une collaboration entre l’équipe pédagogique et le Service de la scolarité, en charge des inscriptions de tous les étudiants et de l’organisation matérielle des examens.

En dernière analyse, j’affirme que le modèle, privilégié dans mon texte, aurait l’avantage de concilier deux objectifs fondamentaux en rapport avec la formation à distance : la visée humaniste et la préoccupation économique. Néanmoins, pour que ce modèle gagne ses lettres de noblesse dans notre système universitaire, de gros efforts devront, en sus de la qualité des cours, être faits en ce qui concerne l’efficacité dans la mise en forme du matériel didactique destiné aux étudiants et la diligence pour l’encadrement à distance ou le tutorat. Alors, une fois le défi de la crédibilité relevé et ce premier pari gagné, le modèle de formation que je viens d’expliquer pourrait être étendu à tous les départements de la Flsh/Ucad et même à d’autres composantes de cette université. Il arrivera, peut-être, un mo­ment où les possibilités d’utiliser des technologies lourdes et onéreuses nous seront offertes dans le cadre de regroupements ou de réseaux. Mais il faudra, avant tout, que la formation à distance, conçue dès le début sur un modèle qui tient compte de notre vision académique actuelle, parvienne à se développer et à s’imposer dans l’enseignement universitaire public du Sénégal.

Badiallo dit Boucounta BA Formateur de professeurs et d’inspecteurs de l’Enseignement moyen/secondaire Ancien Chef du Département de Didactique des Langues romanes à la Fastef/Ucad

(Source : Le Quotidien, 3 janvier 2018)


[1] Proposition réactualisée à partir de l’un de mes travaux, durant une formation de formateur à distance, ex-Caerenad (Ens)/Télé-université du Qué­bec, en 2002

[2] France, Henri, 1993, Les modèles pédagogiques en Fad, Sainte-Foy, Télé-université du Québec

[3] Guillemet, Patrick, 1989, La problématique de la Fad, Sainte-Foy, Télé-université du Québec

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4457/5549 Régulation des télécoms
  • 356/5549 Télécentres/Cybercentres
  • 3618/5549 Economie numérique
  • 1847/5549 Politique nationale
  • 5058/5549 Fintech
  • 534/5549 Noms de domaine
  • 2048/5549 Produits et services
  • 1646/5549 Faits divers/Contentieux
  • 752/5549 Nouveau site web
  • 5549/5549 Infrastructures
  • 2026/5549 TIC pour l’éducation
  • 189/5549 Recherche
  • 246/5549 Projet
  • 4452/5549 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1933/5549 Sonatel/Orange
  • 1633/5549 Licences de télécommunications
  • 283/5549 Sudatel/Expresso
  • 1031/5549 Régulation des médias
  • 1360/5549 Applications
  • 1518/5549 Mouvements sociaux
  • 1739/5549 Données personnelles
  • 141/5549 Big Data/Données ouvertes
  • 608/5549 Mouvement consumériste
  • 366/5549 Médias
  • 675/5549 Appels internationaux entrants
  • 1671/5549 Formation
  • 95/5549 Logiciel libre
  • 2335/5549 Politiques africaines
  • 1052/5549 Fiscalité
  • 172/5549 Art et culture
  • 584/5549 Genre
  • 1924/5549 Point de vue
  • 1142/5549 Commerce électronique
  • 1489/5549 Manifestation
  • 322/5549 Presse en ligne
  • 128/5549 Piratage
  • 211/5549 Téléservices
  • 988/5549 Biométrie/Identité numérique
  • 337/5549 Environnement/Santé
  • 606/5549 Législation/Réglementation
  • 361/5549 Gouvernance
  • 1796/5549 Portrait/Entretien
  • 145/5549 Radio
  • 768/5549 TIC pour la santé
  • 298/5549 Propriété intellectuelle
  • 60/5549 Langues/Localisation
  • 1172/5549 Médias/Réseaux sociaux
  • 2044/5549 Téléphonie
  • 195/5549 Désengagement de l’Etat
  • 1047/5549 Internet
  • 116/5549 Collectivités locales
  • 421/5549 Dédouanement électronique
  • 1376/5549 Usages et comportements
  • 1048/5549 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 557/5549 Audiovisuel
  • 3458/5549 Transformation digitale
  • 395/5549 Affaire Global Voice
  • 340/5549 Géomatique/Géolocalisation
  • 405/5549 Service universel
  • 676/5549 Sentel/Tigo
  • 189/5549 Vie politique
  • 1776/5549 Distinction/Nomination
  • 44/5549 Handicapés
  • 706/5549 Enseignement à distance
  • 848/5549 Contenus numériques
  • 602/5549 Gestion de l’ARTP
  • 179/5549 Radios communautaires
  • 1970/5549 Qualité de service
  • 559/5549 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5549 SMSI
  • 551/5549 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2861/5549 Innovation/Entreprenariat
  • 1550/5549 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 54/5549 Internet des objets
  • 172/5549 Free Sénégal
  • 886/5549 Intelligence artificielle
  • 200/5549 Editorial
  • 10/5549 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5549 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous