OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2017 > Pour un secteur audiovisuel sénégalais dynamique, fusionner l’ARTP et le (…)

Pour un secteur audiovisuel sénégalais dynamique, fusionner l’ARTP et le CNRA pour en faire une seule entité

samedi 18 février 2017

Point de vue

S’il y a un secteur qui exige une réforme profonde au Sénégal, c’est bien celui de l’audiovisuel dont la gestion est éclatée en plusieurs entités et centres de décision : Agence de Régulation des télécommunications et Postes(ARTP), chargée de délivrer les autorisations de fréquences télévision et radio et dotée du pouvoir de sanction par rapport à tout retard de paiement des droits et redevances et le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), condamné à donner des avis trimestriels.

En effet, cet éclatement des pouvoirs de gestion, d’attribution de fréquence, de contrôle et de sanction est à l’origine des nombreux problèmes qui plombent le développement exponentiel des médias notamment l’amélioration substantielle des programmes et des contenus. Bâti sur les cendres du Haut Conseil de la Radiotélévision (HCRT) créé en 1991 et du Haut Conseil de l’Audiovisuel (HCA) en 1998, le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a été mis en place par la loi 2006-04 du 4 janvier 2006.

Sur le plan des missions dévolues, le CNRA veille entre autres, au respect des règles d’éthique et de déontologie dans le traitement de l’information et dans la programmation des différents médias audiovisuels ; notamment en assurant le respect et au respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et du caractère laïc de la République dans les contenus des messages audiovisuels.

Par ailleurs, il a la compétence de donner des avis trimestriels, des blâmes et de faire des mises en demeure. Au fait, le CNRA n’a pas de pouvoir réel de sanction, ce qui limite fatalement sa force dissuasive. Par exemple, il ne peut pas suspendre de lui-même la fréquence d’une chaîne de télévision ou de radio, en mal avec les dispositions de la loi régissant le secteur du fait qu’il n’est pas chargé de l’attribution de fréquence et n’est pas doté de pouvoir de sanction avec la possibilité de retirer la fréquence en cas de refus d’exécution d’une mise en demeure qu’il aurait adressé à une chaîne de télévision ou de radio pour la diffusion d’un programme.

Ainsi, du point de vue de la législation nationale en vigueur, ce pouvoir revient à l’ARTP qui est lui-même privé d’un autre pouvoir c’est à dire celui de surveiller, de contrôler les programmes de télévision et de radio et de donner des avis trimestriels. Concernant le CNRA, le fait de ne pas disposer des pouvoirs d’attribution de fréquence et de sanction constitue pour lui un lourd handicap. Ce qui l’empêche naturellement de pouvoir jouer un rôle fondamental dans la régulation et dans l’amélioration des programmes radio et télévision.

Légalement , le décret N°2003-64 du 17 février 2003 relatif aux fréquences et bandes de fréquences radioélectriques, aux appareils radioélectriques et aux opérateurs de ces équipements, dispose en son article 29 que l’Agence nationale des télécommunication est chargée pour le compte de l’Etat, de la gestion, de la planification, de l’attribution, de l’assignation, et du contrôle du spectre de fréquences radioélectriques, ainsi que des conditions d’utilisation des fréquences.

A ce titre, elle assure la gestion et la surveillance du spectre des fréquences relatives aux télécommunications, à la radiodiffusion et à la télévision. L’assignation de fréquences radioélectriques aux services de radiodiffusion / télévision ne concerne que les conditions techniques d’utilisation des stations et des fréquences ; prononcer des mesures de suspension et de révocation des autorisations de fréquences à l’encontre des opérateurs et exploitants concernés ; la demande de l’autorité chargée d’autoriser l’exploitation des stations et services de radiodiffusion/télévision.

Ainsi, le fait que l’attribution de fréquence, et le pouvoir de sanction réelle relèvent du domaine de compétence de l’ARTP et que la surveillance, le contrôle et l’appréciation des programmes de télévision et de radio appartiennent au domaine de compétence du CNRA est à l’origine d’ un état de fait qui entrave dangereusement la prise de décision rapide en cas de sanction qui s’impose.

Ainsi, suite à la diffusion de l’émission « le Grand rendez-vous » du 20 janvier 2017 à la 2STV, sur le sujet de l’esclavage en terre mauritanienne, le CNRA a donné et publié son avis. (Morceau choisi)

« Le CNRA invite les médias audiovisuels à porter une préparation particulière et une attention soutenue, sur des questions sensibles, pour éviter des dérapages, confusions, prises de positions inappropriées, de façon à entraîner des conséquences préjudiciables ».

Le CNRA ne peut personnellement sanctionner la 2STV en cas de refus d’exécution. Il est obligé de faire recours à l’ARTP parce que n’ayant pas les compétences techniques en sein pour arrêter une fréquence. Il ne n’attribue pas les fréquences et n’est pas apte techniquement à pouvoir les retirer. Dès lors que le CNRA ne peut exécuter un avis qu’il aura pris qui n’est pas une décision et que l’ARTP ne peut donner des avis sur les programmes et les contenus des télévisions et radios à la place du CNRA, nous sommes en face d’une situation hybride atypique déplorable qui plombe lourdement le processus de prise de décision rapide.

Bref ! Si le CNRA détient une parcelle de pouvoir de gestion de l’audiovisuel par contre l’autre parcelle de pouvoir est détenue par l’ARTP c’est-à-dire que, statutairement, les deux entités précédemment citées et dans leurs attributions et dans leurs domaines de compétence se neutralisent et se complètent en même temps. Se neutralisent car aucune des entités ne peut prétendre être capable de faire le travail de l’autre. Se complètent parce qu’aucune de ces entités ne se suffise à elle-même en termes de compétences techniques et de moyens pour gérer le secteur de l’audiovisuel.

Dans ce cas, l’Etat du Sénégal pourrait s’inspirer du modèle français en mettant en place une nouvelle structure regroupant et toutes les compétences et tous les pouvoirs du CNRA et de l’ARTP c’est à dire être dotée suffisamment de ressources humaines, financières, techniques notamment des pouvoirs : d’attribution de fréquence, de régulation et de sanction pour pouvoir remplir correctement ses missions.

A l’instar du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel en France (CSA), on pourrait attribuer à la nouvelle structure entre autres compétences, la gestion et l’attribution des fréquences, la diffusion ou la distribution des services de communication audiovisuelle, le suivi des programmes et des opérateurs, le bilan des activités des opérateurs et les sanctions.

Au total, cette nouvelle structure de régulation et de gestion du secteur de l’audiovisuel sénégalais résultant de la fusion de l’ARTP et du CNRA permettra au gouvernement d’éviter d’intervenir dans un domaine qui peut s’auto-réguler de lui-même entre professionnels du secteur comme c’est le cas avec la mise en demeure servie à la 2STV pour la diffusion de l’émission le « Grand rendez- vous » du 20 Janvier 2017.

Baba Gallé Diallo

(Source : Le Quotidien, 18 février 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4875/5760 Régulation des télécoms
  • 364/5760 Télécentres/Cybercentres
  • 3756/5760 Economie numérique
  • 2020/5760 Politique nationale
  • 5666/5760 Fintech
  • 582/5760 Noms de domaine
  • 2201/5760 Produits et services
  • 1683/5760 Faits divers/Contentieux
  • 808/5760 Nouveau site web
  • 5760/5760 Infrastructures
  • 1977/5760 TIC pour l’éducation
  • 217/5760 Recherche
  • 265/5760 Projet
  • 4223/5760 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2030/5760 Sonatel/Orange
  • 1765/5760 Licences de télécommunications
  • 287/5760 Sudatel/Expresso
  • 1122/5760 Régulation des médias
  • 1376/5760 Applications
  • 1184/5760 Mouvements sociaux
  • 1929/5760 Données personnelles
  • 196/5760 Big Data/Données ouvertes
  • 676/5760 Mouvement consumériste
  • 399/5760 Médias
  • 675/5760 Appels internationaux entrants
  • 1887/5760 Formation
  • 114/5760 Logiciel libre
  • 2522/5760 Politiques africaines
  • 1150/5760 Fiscalité
  • 194/5760 Art et culture
  • 715/5760 Genre
  • 2737/5760 Point de vue
  • 1125/5760 Commerce électronique
  • 1615/5760 Manifestation
  • 352/5760 Presse en ligne
  • 143/5760 Piratage
  • 223/5760 Téléservices
  • 1080/5760 Biométrie/Identité numérique
  • 386/5760 Environnement/Santé
  • 488/5760 Législation/Réglementation
  • 402/5760 Gouvernance
  • 2018/5760 Portrait/Entretien
  • 158/5760 Radio
  • 888/5760 TIC pour la santé
  • 306/5760 Propriété intellectuelle
  • 79/5760 Langues/Localisation
  • 1205/5760 Médias/Réseaux sociaux
  • 2291/5760 Téléphonie
  • 206/5760 Désengagement de l’Etat
  • 1166/5760 Internet
  • 130/5760 Collectivités locales
  • 480/5760 Dédouanement électronique
  • 1378/5760 Usages et comportements
  • 1092/5760 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5760 Audiovisuel
  • 3793/5760 Transformation digitale
  • 386/5760 Affaire Global Voice
  • 211/5760 Géomatique/Géolocalisation
  • 403/5760 Service universel
  • 679/5760 Sentel/Tigo
  • 188/5760 Vie politique
  • 1789/5760 Distinction/Nomination
  • 54/5760 Handicapés
  • 764/5760 Enseignement à distance
  • 861/5760 Contenus numériques
  • 606/5760 Gestion de l’ARTP
  • 201/5760 Radios communautaires
  • 2096/5760 Qualité de service
  • 547/5760 Privatisation/Libéralisation
  • 152/5760 SMSI
  • 538/5760 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3027/5760 Innovation/Entreprenariat
  • 1536/5760 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 57/5760 Internet des objets
  • 255/5760 Free Sénégal
  • 1264/5760 Intelligence artificielle
  • 214/5760 Editorial
  • 25/5760 Gaming/Jeux vidéos
  • 57/5760 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous