OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Mars 2020 > Pour un accès de tous au haut débit, le Gouvernement du Sénégal baisse les (…)

Pour un accès de tous au haut débit, le Gouvernement du Sénégal baisse les redevances d’utilisation des fréquences. Au régulateur de se montrer à la hauteur

dimanche 15 mars 2020

Mouvement consumériste

En fin d’année 2019, le Gouvernement du Sénégal a pris la décision par un décret et un arrêté ministériel de baisser de 20% les frais et redevances d’utilisation de fréquences radioélectriques des opérateurs de téléphonie mobile.

La fréquence radioélectrique est utilisée pour transporter des informations sans fil pour un nombre important de services essentiels, indispensable aux opérateurs de services mobiles. La faire payer est un moyen de faire entrer de l’argent dans les caisses de l’État.­ En effet, à l’ère de la 4G et à l’horizon de la 5G, ces technologies qui requièrent toujours plus de spectre font que la demande est importante, en conséquence, les recettes budgétaires peuvent être considérables pour l’Etat.

Le Gouvernement du Sénégal, en baissant les frais et redevances d’utilisation de fréquences, formule, ainsi, une politique qui favorise l’accès universel au numérique ce qui maximise le potentiel de développement de l’économie numérique. L’objectif est ainsi d’en finir avec les zones privées d’Internet ou de réseaux mobiles de qualité médiocre.

Ainsi donc, le Gouvernement privilégie les avantages sociaux au profit des sénégalais qu’à ses recettes budgétaires. Ce changement de paradigme est important : pour la première fois, l’Etat ne considère plus les frais et redevances comme une variable budgétaire, mais comme un outil d’aménagement numérique du Sénégal.

En contrepartie, de ce cadeau gouvernemental à plusieurs milliards, qui allège leurs charges financières, les opérateurs doivent mettre les bouchées doubles pour densifier considérablement la couverture mobile du territoire, améliorer la qualité de leurs services et baisser leurs tarifs.

Nul doute, que l’opérateur Orange qui a toujours capturé les utilisateurs à son profit, ne fera pas une baisse de prix pour ses abonnés. D’ailleurs, aucun mot sur cette baisse alors que cet opérateur a déclaré partout que les redevances sont excessivement chères au Sénégal, pour faire croire aux sénégalais que c’est à cause du Gouvernement que les prix ne baissent pas.

En sus, de donner une image négative du Gouvernement du Sénégal, Orange n’a pas hésité à ­pointer du doigt les sénégalais, en annonçant qu’ils lui on fait perdre 20 milliards de chiffre d’affaires par leur utilisation des applications de VoIP, ce qui ne l’a pas empêché d’augmenter son chiffre d’affaires de 5,5% en 2019 au Sénégal.

Pire encore, à l’heure du coronavirus, Orange qui n’arrête pas de communiquer sur son école de codage « ­Sonatel Academy­ » aurait dû se mobiliser dès le début de cette maladie en vue de développer gratuitement une solution digitale de prévention, de diagnostic ou de traitement comme l’a fait l’opérateur « ­Safaricom­ » au Kenya en décembre 2019.

Et pourtant, Orange pollue l’espace médiatique, en continu, sur ses réalisations dans le cadre de sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE).

S’il y a un opérateur patriotique, ce n’est certainement pas Orange, qui n’a d’yeux que pour ses résultats financiers, aucune pensée pour le Sénégal.

Quant à Free Sénégal, depuis notre dernière déclaration, nous avons constaté que la qualité de son réseau s’est considérablement améliorée, en conséquence, la concurrence par les infrastructures ne peut plus prospérer, désormais, c’est la concurrence par les offres d’abondance.

Aussi, six (6) mois après le séisme Free Sénégal avec ses offres « ­low cost­ » divisant par deux (2) voire trois (2) le budget téléphone et internet des utilisateurs, le Gouvernement lui donne l’occasion de dynamiter, encore une fois, les prix au profit des Sénégalais. Aussi, ASUTIC espère que Free Sénégal s’attaquera à nouveau aux marges du mastodonte de ce marché oligopolistique.

Enfin, Expresso Sénégal, en retard sur ses concurrents dans la couverture 4G, devrait profiter de cette baisse pour renforcer ses infrastructures, mais surtout demander plus de mutualisation, c’est-à-dire un accès aux infrastructures, voire aux réseaux de ses concurrents, pour renforcer sa propre couverture à peu de frais. De quoi, faire sortir de ses gonds Orange, pour qui cette entorse à la concurrence par les infrastructures serait inconcevable.

Au vu de tous ces éléments, il appartient au régulateur des télécoms du Sénégal, l’ARTP, de traduire en réalité, l’objectif du Gouvernement. De par ses attributions dans la gestion des fréquences, la mise en œuvre de la mutualisation et le partage des infrastructures entre les opérateurs, le régulateur joue un rôle essentiel.

Dans cette perspective, l’ARTP doit, d’abord obtenir des opérateurs des engagements, assortis de fortes pénalités, de doper leur couverture 3G et 4G du pays, ensuite, publier une situation de référence qui permettra d’évaluer au fur et à mesure les réalisations des opérateurs sur l’accessibilité (cartes de déploiement), la qualité et la baisse des tarifs.

Seulement, dans un passé récent, l’ARTP avait toujours favorisé Orange, soit par une mise en œuvre biaisée de certaines décisions gouvernementales (portabilité, Free roaming, non application de dispositions du code de 2011, etc), soit par une lenteur inexplicable dans leurs exécution (dégroupage de la boucle locale, partage des infrastructures, etc).

En somme, l’ARTP n’avait jamais travaillé à la réalisation des conditions d’une concurrence saine et loyale entre les opérateurs. Si bien que Tigo (actuel Free) et Expresso Sénégal ont dû trimer pour ne pas être évincés du marché.

Aujourd’hui, au vu, des dernière décisions qui ont freinées les dérives anticoncurrentielles d’Orange au détriment, tant des opérateurs concurrents, que des utilisateurs, l’Association des Utilisateurs des TIC (ASUTIC) espère que le temps où l’ARTP prenait fait et cause pour Orange, est désormais révolu.

Dès lors, la transparence, l’équité et la non-discrimination devraient être totales pour éviter un déséquilibre dans l’attribution des fréquences par l’ARTP qui serait source de position hégémoniale. Autrement dit, il mènerait à un monopole d’un opérateur sur d’autres, mettant ainsi en péril l’objectif de réalisation des conditions d’une concurrence saine et loyale, et évidemment au détriment des utilisateurs.

Ainsi donc, l’ARTP est le garant de l’atteinte des objectifs du Gouvernement du Sénégal.

La fracture numérique au Sénégal est un fait. Quel que soit la solution technique, filaire ou mobile, l’accès à des services haut débit devrait être un droit.

­Pour toutes ses raisons, l’ASUTIC­ :

  • Salue, cette initiative du Ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie « Sénégal Numérique 2025 »­ ;
  • Demande à l’ARTP, de traduire en réalité cette forte volonté politique du Gouvernement du Sénégal qui devrait permettre à tous les Sénégalais d’accéder à des services mobiles de haut débit, abordables et de meilleure qualité­ ;
  • Exhorte, le Gouvernement à lier l’attribution des fréquences 5G à l’accompagnement des opérateurs pour un Sénégal connecté

Fait à Dakar, le 15/ 03 / 2020
Le Président Ndiaga Guèye

(Source : Blog ASUTIC, 15 mars 2020)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4477/5450 Régulation des télécoms
  • 352/5450 Télécentres/Cybercentres
  • 3708/5450 Economie numérique
  • 1822/5450 Politique nationale
  • 4978/5450 Fintech
  • 543/5450 Noms de domaine
  • 2069/5450 Produits et services
  • 1592/5450 Faits divers/Contentieux
  • 755/5450 Nouveau site web
  • 5450/5450 Infrastructures
  • 2119/5450 TIC pour l’éducation
  • 189/5450 Recherche
  • 248/5450 Projet
  • 4507/5450 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1893/5450 Sonatel/Orange
  • 1640/5450 Licences de télécommunications
  • 280/5450 Sudatel/Expresso
  • 1028/5450 Régulation des médias
  • 1354/5450 Applications
  • 1401/5450 Mouvements sociaux
  • 1739/5450 Données personnelles
  • 142/5450 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5450 Mouvement consumériste
  • 369/5450 Médias
  • 669/5450 Appels internationaux entrants
  • 1642/5450 Formation
  • 95/5450 Logiciel libre
  • 2185/5450 Politiques africaines
  • 1067/5450 Fiscalité
  • 172/5450 Art et culture
  • 599/5450 Genre
  • 1865/5450 Point de vue
  • 1138/5450 Commerce électronique
  • 1505/5450 Manifestation
  • 320/5450 Presse en ligne
  • 124/5450 Piratage
  • 212/5450 Téléservices
  • 962/5450 Biométrie/Identité numérique
  • 423/5450 Environnement/Santé
  • 570/5450 Législation/Réglementation
  • 366/5450 Gouvernance
  • 1809/5450 Portrait/Entretien
  • 148/5450 Radio
  • 768/5450 TIC pour la santé
  • 293/5450 Propriété intellectuelle
  • 59/5450 Langues/Localisation
  • 1157/5450 Médias/Réseaux sociaux
  • 2007/5450 Téléphonie
  • 195/5450 Désengagement de l’Etat
  • 1048/5450 Internet
  • 115/5450 Collectivités locales
  • 413/5450 Dédouanement électronique
  • 1372/5450 Usages et comportements
  • 1136/5450 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 568/5450 Audiovisuel
  • 3375/5450 Transformation digitale
  • 400/5450 Affaire Global Voice
  • 320/5450 Géomatique/Géolocalisation
  • 423/5450 Service universel
  • 694/5450 Sentel/Tigo
  • 183/5450 Vie politique
  • 1671/5450 Distinction/Nomination
  • 35/5450 Handicapés
  • 710/5450 Enseignement à distance
  • 730/5450 Contenus numériques
  • 614/5450 Gestion de l’ARTP
  • 182/5450 Radios communautaires
  • 2030/5450 Qualité de service
  • 540/5450 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5450 SMSI
  • 522/5450 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2817/5450 Innovation/Entreprenariat
  • 1528/5450 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5450 Internet des objets
  • 177/5450 Free Sénégal
  • 809/5450 Intelligence artificielle
  • 208/5450 Editorial
  • 10/5450 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5450 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous