OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Janvier 2018 > Pour notre sécurité nationale, l’Etat doit peser sur le choix du nouveau (…)

Pour notre sécurité nationale, l’Etat doit peser sur le choix du nouveau patron de Sonatel

mercredi 3 janvier 2018

Politique nationale

Première entreprise du Sénégal, plus grande contributrice à l’impôt, la Sonatel est un outil stratégique. Mais elle échappe totalement au contrôle de l’Etat qui détient pourtant 27% des parts dans son capital. Cette entreprise fonctionne comme un îlot extraterritorial à l’intérieur du Sénégal. Nos autorités la perçoivent à travers le prisme d’une forteresse suspecte qui garde beaucoup d’argent mais en soustrait une bonne partie à l’impôt.

Or, la Sonatel ne vend pas du savon. Elle fait dans de la téléphonie, de l’Internet, du transfert d’argent… Elle gère nos communications personnelles et professionnelles, nos données personnelles et professionnelles, nos flux financiers… notre vie tout court. Ces informations et données stratégiques sont sous le contrôle d’une firme étrangère, France Telecom.

Cet actionnaire majoritaire, détenteur d’une concession aussi sensible, s’est opposé de toutes ses forces à l’installation de data center au Sénégal. Il a fallu le cran du directeur général sortant, Alioune Ndiaye, pour qu’il en soit érigé un à Rufisque.

Mais l’infrastructure reste une coquille vide. L’Etat doit veiller à ce que nos données y soient stockées et non plus à 6 000 km d’ici. C’est une question de sécurité nationale. Mais aussi de souveraineté. C’est trivial : qui détient l’information détient le pouvoir, qui détient tes données te tient. C’est suicidaire de continuer à stocker à l’étranger les fichiers de nos passeports et cartes d’identité biométriques, de nos transactions bancaires, de nos avoirs monétaires…

Si l’Etat ne s’assure pas de bien connaître le remplaçant d’Alioune Ndiaye, il ne pourra pas garder un œil sur Orange Money, une structure à surveiller comme du lait sur le feu. D’autant qu’Orange France vient de créer Orange Bank. Si Orange Money, qui transfère une quantité impressionnante d’argent, devient une filiale de cette banque, comme la Bicis l’est de BNP Paribas, ce sera la porte ouverte à tous les dangers. Ce sera une menace grave à notre sécurité monétaire, à notre sécurité tout court. L’exemple ivoirien le prouve.

En avril 2011, quand la France a voulu éliminer Laurent Gbagbo, il a suffi que la Société Générale et BNP Paris bloquassent à partir de Paris les transactions de leurs filiales ivoiriennes pour mettre le régime à terre. L’Etat du Sénégal doit être instruit par ce précédent pour ne pas se laisser davantage prendre en otage par la France, vu l’extranéité déjà intolérable de notre secteur bancaire.

Mieux, s’il ne prend garde, l’Etat risque de voir ses 27% baisser drastiquement en valeur. Le secteur des télécoms, partout dans le monde, est structurellement condamné à une baisse des revenus. Pour une raison évidente, la Sonatel a plafonné en termes de nombre d’abonnés. Les sources de profit sont donc recherchées ailleurs que sur le mobile. Si nos autorités ne veillent pas, la tendance actuelle va s’alourdir : les innovations mises en place créent de la valeur qui sera directement captée par la maison-mère.

Si un nouveau directeur couleur locale foncée ne renverse pas la tendance, c’est près de 10% du PIB du Sénégal et 12% de nos recettes fiscales qui risquent de fondre comme neige au soleil. L’Etat n’a pas meilleur outil que la Sonatel pour faire financer ses projets. Le cash flow de ce mastodonte et les participations détenues par ses employés peuvent satisfaire bien des besoins de financement de notre pays.

Pour des raisons stratégique, sécuritaire, économique et même symbolique, les autorités de notre pays doivent, dès la réunion du Conseil d’administration qui se tient ce 3 janvier, annoncer la couleur et afficher une position à la hauteur de nos intérêts nationaux. Mais aussi peser de tout leur poids pour faire prévaloir leur point de vue, leur volonté politique. Car, même minoritaire, l’Etat est l’actionnaire le plus influent.

Cheikh Yérim Seck

(Source : SenXibar, 3 janvier 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4653/5400 Régulation des télécoms
  • 380/5400 Télécentres/Cybercentres
  • 3657/5400 Economie numérique
  • 1823/5400 Politique nationale
  • 5400/5400 Fintech
  • 548/5400 Noms de domaine
  • 2665/5400 Produits et services
  • 1574/5400 Faits divers/Contentieux
  • 778/5400 Nouveau site web
  • 5387/5400 Infrastructures
  • 2532/5400 TIC pour l’éducation
  • 205/5400 Recherche
  • 260/5400 Projet
  • 3784/5400 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1981/5400 Sonatel/Orange
  • 1683/5400 Licences de télécommunications
  • 294/5400 Sudatel/Expresso
  • 1066/5400 Régulation des médias
  • 1359/5400 Applications
  • 1222/5400 Mouvements sociaux
  • 1803/5400 Données personnelles
  • 134/5400 Big Data/Données ouvertes
  • 624/5400 Mouvement consumériste
  • 382/5400 Médias
  • 673/5400 Appels internationaux entrants
  • 1759/5400 Formation
  • 122/5400 Logiciel libre
  • 2147/5400 Politiques africaines
  • 1028/5400 Fiscalité
  • 171/5400 Art et culture
  • 609/5400 Genre
  • 1881/5400 Point de vue
  • 1101/5400 Commerce électronique
  • 1551/5400 Manifestation
  • 344/5400 Presse en ligne
  • 128/5400 Piratage
  • 216/5400 Téléservices
  • 974/5400 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5400 Environnement/Santé
  • 395/5400 Législation/Réglementation
  • 364/5400 Gouvernance
  • 1838/5400 Portrait/Entretien
  • 153/5400 Radio
  • 817/5400 TIC pour la santé
  • 299/5400 Propriété intellectuelle
  • 62/5400 Langues/Localisation
  • 1394/5400 Médias/Réseaux sociaux
  • 2159/5400 Téléphonie
  • 197/5400 Désengagement de l’Etat
  • 1126/5400 Internet
  • 126/5400 Collectivités locales
  • 481/5400 Dédouanement électronique
  • 1166/5400 Usages et comportements
  • 1093/5400 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 596/5400 Audiovisuel
  • 3631/5400 Transformation digitale
  • 414/5400 Affaire Global Voice
  • 174/5400 Géomatique/Géolocalisation
  • 339/5400 Service universel
  • 710/5400 Sentel/Tigo
  • 193/5400 Vie politique
  • 1630/5400 Distinction/Nomination
  • 36/5400 Handicapés
  • 783/5400 Enseignement à distance
  • 757/5400 Contenus numériques
  • 607/5400 Gestion de l’ARTP
  • 193/5400 Radios communautaires
  • 1878/5400 Qualité de service
  • 447/5400 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5400 SMSI
  • 531/5400 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2854/5400 Innovation/Entreprenariat
  • 1457/5400 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5400 Internet des objets
  • 178/5400 Free Sénégal
  • 709/5400 Intelligence artificielle
  • 206/5400 Editorial
  • 3/5400 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5400 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous