OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2008 > Novembre > Pour la contraindre à fermer boutique : L’Etat traîne Sentel devant la justice

Pour la contraindre à fermer boutique : L’Etat traîne Sentel devant la justice

samedi 15 novembre 2008

Licences de télécommunications

Convaincu que Sentel et Millicom n’ont pas été de bonne foi dans tous leurs rapports avec l’Etat du Sénégal et les accusant d’enrichissement sans cause, le gouvernement les a assignés, depuis mardi dernier, à comparaître devant le tribunal régional de Dakar.

Le gouvernement du Sénégal a servi aux sociétés de télécommunication, Sentel et Millicom, une assignation à comparaître devant le Tribunal régional de Dakar, a annoncé à l’Aps une source bien informée. Cette assignation a été délivrée le 11 novembre ‘à 12 h et 15 h’ par Me Malick Sèye Fall, huissier de justice à Dakar, précise la même source qui rappelle qu’à ‘l’avènement de l’alternance, le gouvernement a constaté que Sentel et Millicom exploitaient une licence de télécommunications, aux termes d’une concession en date du 3 juillet 1998 sans en avoir payé le prix, encore appelé droit d’entrée’. ‘Aucune trace de paiement au titre de l’attribution de cette licence ne fut trouvée malgré les allégations de Sentel et Millicom affirmant le contraire, c’est-à-dire qu’elles avaient payé le prix de la licence’, souligne la source qui rappelle qu’’à la même époque, dans les autres pays d’Afrique, l’attribution de licences donnait lieu au versement de droits d’entrée significatifs fixés selon des normes internationales’.

Selon cette source, le gouvernement avait également constaté ‘des violations graves des clauses de la convention de concession pouvant entraîner la résiliation du contrat de concession’. Pour cette même raison, le 29 septembre 2000, l’Etat du Sénégal avait procédé à la résiliation de la concession de Sentel et Millicom, explique la source indiquant : ‘En dépit de la signification de cette décision, Sentel et Millicom ne se sont pas pourvues valablement de sorte que la décision est devenue définitive.’

Cependant, les sociétés (Sentel et Millicom) avaient exprimé le souhait de pouvoir continuer à opérer au Sénégal. Elles ont obtenu l’audience du président de la République et ‘à cette occasion, convaincues de l’inanité de leur prétention et de l’inexistence de leur licence, celle-ci ayant été résiliée, les deux sociétés acceptèrent alors de payer un prix et demandèrent des négociations pour en fixer le montant afin de normaliser leur situation au Sénégal’, explique encore la source. Selon elle, ‘sur la demande des deux sociétés, un accord fut, séance tenante, écrit et signé en des termes qui permettraient à Sentel et à Millicom de rassurer leurs banquiers qui s’interrogeaient sur la question de savoir si ces sociétés avaient toujours une licence’.

‘L’accord étant fait sur le principe du paiement, il fut convenu que Sentel et Millicom continueraient à exercer leurs activités de façon transitoire et que les deux parties se retrouveraient après la vente de la troisième licence dont le prix devait servir de référence pour fixer le prix de la deuxième licence’, relève la même source ajoutant : ‘Elles s’engagèrent à négocier de bonne foi les nouvelles conditions permettant la pérennisation de leurs opérations au Sénégal.’

A l’issue de l’attribution à la Société soudanaise des télécommunications (Sudatel) en 2007 de la nouvelle licence globale de télécommunications, dite troisième licence, Sudatel avait payé un droit d’entrée de 200 millions de dollars (90 milliards de francs Cfa). L’Etat du Sénégal a invité alors Millicom et Sentel à la table des négociations pour la fixation du prix que ces sociétés devaient payer pour continuer l’exploitation de la deuxième licence, rappelle la même source soulignant que ‘le chef de l’Etat promit même de leur accorder une décote sur le prix de la troisième licence’. ‘Pour toute réponse, Sentel et Millicom se mirent à prétendre, contre toute attente, qu’elles étaient titulaires d’une concession encore valable’, déplore une source proche du dossier qui note : ‘Il apparaît clairement que Sentel et Millicom n’ont pas été de bonne foi dans tous leurs rapports avec l’Etat du Sénégal et parce qu’elles avaient pris des engagements sans intention réelle de les respecter. Par la suite, il s’est avéré qu’elles n’avaient pour objectif que de continuer à exploiter une licence de télécommunications sans paiement de prix, ce qui est constitutif d’enrichissement sans cause’.

‘Sentel et Millicom ont engagé le Sénégal dans des négociations qui, au total, apparaissent comme des dilatoires’, regrette la source avant de relever : ‘C’est dans ces conditions que l’Etat du Sénégal a décidé de saisir la justice pour faire constater que Sentel n’avait plus de licence valable au Sénégal depuis la résiliation de leur concession et, qu’au surplus, les graves violations survenues ultérieurement, fondent à leur tour, une résiliation pure et simple’. ‘Le gouvernement, souligne-t-elle, a demandé au tribunal d’ordonner à Sentel de cesser immédiatement toute activité d’exploitation d’un réseau Gsm au Sénégal sous astreinte comminatoire, en même temps que le paiement de divers dommages-intérêts’.

(Aps)

(Source : Wal Fadjri, 15 novembre 2008)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5571/6116 Régulation des télécoms
  • 412/6116 Télécentres/Cybercentres
  • 4493/6116 Economie numérique
  • 2249/6116 Politique nationale
  • 6116/6116 Fintech
  • 654/6116 Noms de domaine
  • 2422/6116 Produits et services
  • 1842/6116 Faits divers/Contentieux
  • 854/6116 Nouveau site web
  • 6020/6116 Infrastructures
  • 2331/6116 TIC pour l’éducation
  • 230/6116 Recherche
  • 285/6116 Projet
  • 4485/6116 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2256/6116 Sonatel/Orange
  • 1987/6116 Licences de télécommunications
  • 341/6116 Sudatel/Expresso
  • 1215/6116 Régulation des médias
  • 1537/6116 Applications
  • 1283/6116 Mouvements sociaux
  • 2063/6116 Données personnelles
  • 336/6116 Big Data/Données ouvertes
  • 740/6116 Mouvement consumériste
  • 445/6116 Médias
  • 764/6116 Appels internationaux entrants
  • 2222/6116 Formation
  • 114/6116 Logiciel libre
  • 2621/6116 Politiques africaines
  • 1189/6116 Fiscalité
  • 254/6116 Art et culture
  • 694/6116 Genre
  • 2123/6116 Point de vue
  • 1264/6116 Commerce électronique
  • 1810/6116 Manifestation
  • 378/6116 Presse en ligne
  • 150/6116 Piratage
  • 238/6116 Téléservices
  • 1233/6116 Biométrie/Identité numérique
  • 385/6116 Environnement/Santé
  • 403/6116 Législation/Réglementation
  • 532/6116 Gouvernance
  • 2166/6116 Portrait/Entretien
  • 180/6116 Radio
  • 906/6116 TIC pour la santé
  • 324/6116 Propriété intellectuelle
  • 71/6116 Langues/Localisation
  • 1315/6116 Médias/Réseaux sociaux
  • 2543/6116 Téléphonie
  • 226/6116 Désengagement de l’Etat
  • 1396/6116 Internet
  • 143/6116 Collectivités locales
  • 498/6116 Dédouanement électronique
  • 1482/6116 Usages et comportements
  • 1284/6116 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 642/6116 Audiovisuel
  • 4264/6116 Transformation digitale
  • 463/6116 Affaire Global Voice
  • 224/6116 Géomatique/Géolocalisation
  • 462/6116 Service universel
  • 781/6116 Sentel/Tigo
  • 219/6116 Vie politique
  • 1886/6116 Distinction/Nomination
  • 40/6116 Handicapés
  • 868/6116 Enseignement à distance
  • 837/6116 Contenus numériques
  • 701/6116 Gestion de l’ARTP
  • 216/6116 Radios communautaires
  • 2505/6116 Qualité de service
  • 527/6116 Privatisation/Libéralisation
  • 153/6116 SMSI
  • 622/6116 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3547/6116 Innovation/Entreprenariat
  • 1613/6116 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 52/6116 Internet des objets
  • 203/6116 Free Sénégal
  • 940/6116 Intelligence artificielle
  • 230/6116 Editorial
  • 32/6116 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/6116 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous