Plainte des consommateurs contre la Sonatel : L’Artp va réagir « avec diligence, célérité et sévérité »
lundi 9 août 2010
Pour l’Entente nationale des associations des consommateurs (Enac) ce qu’a fait la Sonatel est un « abus de position dominante ». En recevant la plainte des consuméristes contre l’opérateur historique, l’Agence de régulation des télécommunications et postes (Artp) a promis de le traiter avec diligence et célérité.
C’est à 12 : 30 mn vendredi que les membres de l’Entente nationale des associations des consommateurs (Enac) est arrivée au siège de l’Agence de régulation des télécommunications et postes (Artp). Entouré de ses camarades consuméristes et enveloppe entre les mains, Momar Ndao, le porte-parole du jour s’est adressé à Ndongo Diaw, le Directeur de l’Artp entouré d’une bonne partie de son staff. M. Ndao explqiue : « Nous sommes aujourd’hui ici pour porter plainte contre la Sonatel, pour ses agissements inutiles qui ont eu lieu depuis le 04 août dernier dans ce pays : perturbation des communications, des transactions électroniques et de l’Internet. Des choses que nous pensons inacceptables parce que le service public sécuritaire ne doit pas être remis en cause ». L’Enac, de l’avis du porte-parole, souhaite que l’Artp prenne « toutes les décisions sans faiblir parce que vous avez le soutien des consommateurs pour que l’on ne puisse plus jamais voir cela. Pour Momar Ndao, « quels que puissent être les combats d’un syndicat, on ne peut pas prendre en otage un pays. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé solennellement, à coté de cela, que le président de la République puisse prendre des dispositions pour que les facilités essentielles puissent revenir à l’Etat qui sera impartial et qui permettra à tous les autres opérateurs d’y accéder ». Il pense ni plus ni moins que c’est « un abus de position dominante ».
L’appui d’une association des consommateurs togolais
Pour sa part, Ndongo Diaw, a remercié les consuméristes « pour la confiance portée sur l’Artp », mais aussi pour le fait « d’avoir assuré cette responsabilité dans le cadre d’une situation difficile qui a un impact sur tous les secteurs du Sénégal et au-delà, sur des pays qui nous sont proches ». Il a promis d’examiner leur requête qui sera « traitée avec diligence, célérité et sévérité » et qu’elle sera transmise à qui de droit. D’autant plus que « ce qui se passe est préjudiciable » au consommateur. Ndongo Diaw a dit aux consuméristes que : « Votre combat est un combat panafricaniste. Vous vous êtes unis pour défendre les peuples africains par rapport à ce qui s’est passé sur le secteur des télécommunications, les télé-services, les systèmes aéroportuaires, les systèmes de transports. L’Enac a, dans sa démarche, le soutien de l’Union des associations des consommateurs de l’Union économique monétaire ouest africain (Uemoa) dont il préside les destinées. Cette structuré a mandaté le président de l’Association des consommateurs togolais (Act), Aladjou Tamou Agouta qui est « venu pour formaliser cette décision parce que vous savez aujourd’hui que la problématique est internationale ». Aladjou Tamou Agouta estime que la consommation n’a pas de frontière. Le problème, selon lui, ne s’est pas non seulement limité au Sénégal, mais a touché toute la sous-région. « Nous sommes des usagers de la sous-région et ce sont des services payés et prépayés auxquels nous avons droit. Il faut alors un minimum de service pour assurer la continuité des services et ne pas causer des désagréments aux consommateurs que nous sommes », soutien M. Agouta qui rappelle qu’ils sont venus solidairement soutenir l’action des consommateurs Sénégalais. Nous, associations de consommateurs d’Afrique de l’Ouest, souhaitons que l’autorité fasse diligence pour essayer de voir aboutir la requête ».
A. Diouf
(Source : Le Soleil, 9 août 2010)