OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Juin 2025 > Piratage numérique, crypto et cocaïne : SUNU prise dans la toile d’un réseau (…)

Piratage numérique, crypto et cocaïne : SUNU prise dans la toile d’un réseau international d’escrocs connectés

mardi 24 juin 2025

Cybersécurité/Cybercriminalité

La BICIS, fraîchement passée sous le giron du groupe Sunu, pensait ouvrir une nouvelle ère digitale avec le lancement de son application « My Sunu Corporation ». Mais la phase de migration depuis l’ancien système Connexis, entamée le 7 avril 2025, a tourné au cauchemar cybernétique : des pirates informatiques se sont infiltrés dans les rouages du système, subtilisant au moins 211 millions de FCFA depuis les comptes de clients de renom — pharmacies, cabinets de notaires, entreprises diverses…

L’information, révélée par le journal Libération, a provoqué un véritable séisme dans le secteur bancaire. Face à l’ampleur des faits, le parquet financier a immédiatement demandé l’ouverture d’une information judiciaire confiée au juge du troisième cabinet financier.

Des cibles bien choisies, un scénario bien huilé

Derrière ce casse numérique digne d’un thriller, on retrouve Khadim Khouma, gérant de la société Bamba Global Industrie Suarl, active dans la vente d’unités Wave et de monnaie électronique, et son agent de recouvrement, Modou Diom. Les deux hommes ont été arrêtés par la Section de recherches (SR) de Dakar.

L’enquête montre une mécanique bien rôdée : des fonds frauduleusement débités sur des comptes de la BICIS ont été redirigés vers des comptes de prête-noms, avant d’être convertis en cryptomonnaie (USDT). À l’origine de cette opération : Sunday Akamibé, un ressortissant nigérian aujourd’hui en fuite, présenté comme le cerveau du réseau.

Des virements en chaîne… jusqu’à 300 000 FCFA de commission par opération

Lors de son audition, Modou Diom a expliqué avoir reçu des instructions de Sunday Akamibé pour obtenir des numéros de comptes à utiliser comme points de chute. Il avoue avoir fourni celui de D. Gaye, qui s’est présenté spontanément aux enquêteurs, ainsi que deux comptes appartenant à son employeur Khadim Khouma.

À chaque transaction réussie, Modou Diom recevait 300 000 FCFA. En contrepartie, il devait convertir les fonds en USDT et les transférer sur des comptes désignés. Il jure cependant que Khadim Khouma ignorait l’origine illégale de ces virements.

L’argument de l’ignorance ne convainc pas

Interpellé à son domicile, Khadim Khouma a affirmé avoir cru à une opération classique de change. Il reconnaît avoir reçu deux virements totalisant 35 millions de FCFA, convertis en cryptomonnaie sur demande de son agent. Il nie connaître Sunday Akamibé et affirme n’avoir jamais soupçonné une origine frauduleuse.

Mais selon Libération, les enquêteurs ont établi que Khadim Khouma ne disposait d’aucun agrément légal pour exercer ce type d’activité. Un détail lourd de conséquences en matière d’évasion fiscale et de blanchiment.

Drogue, blanchiment et traque numérique

La perquisition dans le bureau de Sunday Akamibé a permis de découvrir 10,684 millions de FCFA en liquide et, surprise, 36 boulettes de cocaïne, faisant basculer l’affaire dans une autre dimension : cybercriminalité, blanchiment de capitaux et trafic international de drogue.

En tout, 11 autres bénéficiaires de virements frauduleux sont activement recherchés. Certains seraient commerçants ou gérants de points de transfert d’argent.

Une tempête judiciaire en préparation

Le parquet a dressé un tableau judiciaire accablant : association de malfaiteurs, complicité de vol par introduction frauduleuse dans un système informatique, recel, violation de la réglementation sur les changes, détention de drogue, trafic international et blanchiment de capitaux. Autant de chefs d’accusation qui pourraient faire basculer les prévenus dans une longue procédure pénale.

En attendant, Khadim Khouma et Modou Diom seront édifiés sur leur sort dans la journée. Pendant ce temps, la traque de Sunday Akamibé continue, tout comme les investigations sur la faille informatique exploitée pendant la migration de la BICIS.

(Source : Dakar Actu, 24 juin 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4806/5157 Régulation des télécoms
  • 352/5157 Télécentres/Cybercentres
  • 3528/5157 Economie numérique
  • 1817/5157 Politique nationale
  • 5064/5157 Fintech
  • 529/5157 Noms de domaine
  • 2402/5157 Produits et services
  • 1498/5157 Faits divers/Contentieux
  • 754/5157 Nouveau site web
  • 5157/5157 Infrastructures
  • 1762/5157 TIC pour l’éducation
  • 191/5157 Recherche
  • 245/5157 Projet
  • 4035/5157 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1899/5157 Sonatel/Orange
  • 1624/5157 Licences de télécommunications
  • 283/5157 Sudatel/Expresso
  • 1024/5157 Régulation des médias
  • 1288/5157 Applications
  • 1069/5157 Mouvements sociaux
  • 1870/5157 Données personnelles
  • 129/5157 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5157 Mouvement consumériste
  • 366/5157 Médias
  • 650/5157 Appels internationaux entrants
  • 1715/5157 Formation
  • 96/5157 Logiciel libre
  • 2160/5157 Politiques africaines
  • 1156/5157 Fiscalité
  • 173/5157 Art et culture
  • 593/5157 Genre
  • 1761/5157 Point de vue
  • 1145/5157 Commerce électronique
  • 1552/5157 Manifestation
  • 323/5157 Presse en ligne
  • 130/5157 Piratage
  • 210/5157 Téléservices
  • 998/5157 Biométrie/Identité numérique
  • 312/5157 Environnement/Santé
  • 342/5157 Législation/Réglementation
  • 365/5157 Gouvernance
  • 2031/5157 Portrait/Entretien
  • 148/5157 Radio
  • 749/5157 TIC pour la santé
  • 280/5157 Propriété intellectuelle
  • 60/5157 Langues/Localisation
  • 1133/5157 Médias/Réseaux sociaux
  • 2322/5157 Téléphonie
  • 195/5157 Désengagement de l’Etat
  • 1036/5157 Internet
  • 117/5157 Collectivités locales
  • 463/5157 Dédouanement électronique
  • 1331/5157 Usages et comportements
  • 1048/5157 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5157 Audiovisuel
  • 3617/5157 Transformation digitale
  • 396/5157 Affaire Global Voice
  • 161/5157 Géomatique/Géolocalisation
  • 388/5157 Service universel
  • 674/5157 Sentel/Tigo
  • 180/5157 Vie politique
  • 1580/5157 Distinction/Nomination
  • 36/5157 Handicapés
  • 709/5157 Enseignement à distance
  • 695/5157 Contenus numériques
  • 600/5157 Gestion de l’ARTP
  • 189/5157 Radios communautaires
  • 2263/5157 Qualité de service
  • 496/5157 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5157 SMSI
  • 521/5157 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2785/5157 Innovation/Entreprenariat
  • 1374/5157 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5157 Internet des objets
  • 173/5157 Free Sénégal
  • 837/5157 Intelligence artificielle
  • 203/5157 Editorial
  • 4/5157 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5157 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous