OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Piratage informatique : La DAF corrompue

Piratage informatique : La DAF corrompue

vendredi 6 février 2026

Cybersécurité/Cybercriminalité

Depuis près d’un mois, aucune carte d’identité n’est produite au Sénégal. La faute à des pirates informatiques qui ont mis la main sur 139 téraoctets de données de la police. Donc, quasiment, tous les secrets de notre police. Cela rappelle l’incident dont avaient été victimes les services des Impôts il y a 4 mois. On ne connaît pas encore les revendications des pirates.

Il a fallu près de 30 jours pour que la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) de la police informe de la suspension de la fabrication des cartes d’identité nationales. Le res­ponsable du service, le Commissaire principal Ibrahi­ma Dieng, annonce, dans son communiqué, que l’arrêt de la production serait dû à « un incident constaté dans le système ». Il n’empêche que, dans le même document, il se veut rassurant envers les « populations et usagers quant à l’intégrité de leurs données personnelles, lesquelles demeurent intactes ». Le Commissaire Dieng assure par ailleurs que « toutes les dispositions sont prises par les services techniques compétents pour rétablir la situation dans les meilleurs délais ». L’Auxi­liaire de justice conclura son communiqué en annonçant une enquête.

Ce communiqué du service de la Police nationale chargé de la confection des documents et de la sauvegarde des données personnelles des citoyens vient en quelque sorte donner de la chair aux rumeurs qui restaient encore latentes depuis un certain temps, mais qu’aucune autorité ne voulait s’avancer à confirmer. En un premier temps, il avait été avancé la thèse selon laquelle le service de confection des Cni était interrompu par le prestataire étranger, du fait de la lourdeur de l’ardoise que l’Etat lui devait. Néanmoins, cette version a été très rapidement démentie par une annonce de hackers, qui annonçaient avoir mis la main sur 139 térabits de données de la Daf. Il s’agirait, selon ces pirates, de « données personnelles des citoyens, des systèmes biométriques, des informations se rapportant aux migrations », ainsi que de leurs systèmes de sauvegarde.
Ces pirates n’ont pas encore fait état de leurs revendications, du moins pas de manière ouverte. Et on se demande bien si la Police nationale, en particulier la Daf, sera en mesure d’y accéder. Et même si elle les récupérait, quelle garantie la Daf aurait-elle que les données ainsi exposées, notamment sur le Darkweb, ne seront pas vendues à d’autres preneurs ?

Cette affaire rappelle de manière dramatique que les pouvoirs publics n’avaient pas suffisamment pris au sérieux la sérieuse alerte qu’avait été le piratage des données de la Direction des impôts et domaines (Dgid), au mois d’octobre de l’année dernière. A l’époque, les connaisseurs avaient parlé d’un téraoctet de données uniquement. Et les pirates, qui se présentaient sous le pseudonyme de « BlackShrantac », avaient bloqué le système informatique de la maison, faisant qu’aucun fonctionnaire ne pouvait travailler à partir du système informatique de la direction. Pour mettre fin au problème, ils avaient demandé une rançon de 10 millions de dollars, soit un peu plus de 6 milliards de Cfa.

On ne sait pas si la Dgid avait cédé, après près d’un mois de paralysie. Mais le fait qu’aujourd’hui, un service aussi stratégique soit l’objet d’une attaque similaire, tendrait à montrer à l’opinion à quel point notre pays peut être vulnérable à toutes sortes de menaces. En fait, le terrorisme n’utilise pas que des armes conventionnelles. Les données numériques peuvent même s’avérer plus dangereuses, si l’on n’y prend garde.

En attendant la résolution de ce problème, les citoyens sénégalais qui ont besoin de leurs cartes d’identité se trouvent pris au dépourvu. Pire encore, sans papiers d’identité, des élèves en classes d’examen vont avoir de sérieux problèmes. Sans parler de ceux qui voudraient avoir un nouveau passeport. C’est dire que les effets de ce piratage sont encore loin d’être mesurés.

M. Guèye

(Source : Le Quotidien, 6 février 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4680/5361 Régulation des télécoms
  • 367/5361 Télécentres/Cybercentres
  • 3536/5361 Economie numérique
  • 1814/5361 Politique nationale
  • 5040/5361 Fintech
  • 537/5361 Noms de domaine
  • 1956/5361 Produits et services
  • 1536/5361 Faits divers/Contentieux
  • 776/5361 Nouveau site web
  • 5361/5361 Infrastructures
  • 1886/5361 TIC pour l’éducation
  • 192/5361 Recherche
  • 242/5361 Projet
  • 3501/5361 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1889/5361 Sonatel/Orange
  • 1678/5361 Licences de télécommunications
  • 279/5361 Sudatel/Expresso
  • 1028/5361 Régulation des médias
  • 1312/5361 Applications
  • 1088/5361 Mouvements sociaux
  • 1698/5361 Données personnelles
  • 145/5361 Big Data/Données ouvertes
  • 624/5361 Mouvement consumériste
  • 366/5361 Médias
  • 671/5361 Appels internationaux entrants
  • 1643/5361 Formation
  • 96/5361 Logiciel libre
  • 2257/5361 Politiques africaines
  • 1016/5361 Fiscalité
  • 170/5361 Art et culture
  • 599/5361 Genre
  • 1895/5361 Point de vue
  • 1047/5361 Commerce électronique
  • 1508/5361 Manifestation
  • 329/5361 Presse en ligne
  • 124/5361 Piratage
  • 212/5361 Téléservices
  • 1041/5361 Biométrie/Identité numérique
  • 321/5361 Environnement/Santé
  • 379/5361 Législation/Réglementation
  • 361/5361 Gouvernance
  • 1819/5361 Portrait/Entretien
  • 147/5361 Radio
  • 784/5361 TIC pour la santé
  • 280/5361 Propriété intellectuelle
  • 58/5361 Langues/Localisation
  • 1148/5361 Médias/Réseaux sociaux
  • 2067/5361 Téléphonie
  • 190/5361 Désengagement de l’Etat
  • 1088/5361 Internet
  • 117/5361 Collectivités locales
  • 423/5361 Dédouanement électronique
  • 1238/5361 Usages et comportements
  • 1049/5361 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 556/5361 Audiovisuel
  • 3372/5361 Transformation digitale
  • 399/5361 Affaire Global Voice
  • 172/5361 Géomatique/Géolocalisation
  • 331/5361 Service universel
  • 669/5361 Sentel/Tigo
  • 175/5361 Vie politique
  • 1636/5361 Distinction/Nomination
  • 37/5361 Handicapés
  • 707/5361 Enseignement à distance
  • 738/5361 Contenus numériques
  • 586/5361 Gestion de l’ARTP
  • 178/5361 Radios communautaires
  • 1910/5361 Qualité de service
  • 468/5361 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5361 SMSI
  • 484/5361 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2769/5361 Innovation/Entreprenariat
  • 1381/5361 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5361 Internet des objets
  • 173/5361 Free Sénégal
  • 741/5361 Intelligence artificielle
  • 195/5361 Editorial
  • 11/5361 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5361 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous