OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Octobre > Piratage de cartes prépayées Africards à partir du Mali : Des millions logés (…)

Piratage de cartes prépayées Africards à partir du Mali : Des millions logés à Uba se volatisent

lundi 8 octobre 2012

Cybersécurité/Cybercriminalité

Les clients utilisant les cartes prépayées Uba/Africards peuvent se poser des questions sur la fiabilité de ce système. Des retraits illégaux sur le compte de l’agent 91, représentant le Cadexa, ont été effectués depuis Bamako entre le 11 et le 13 juillet, emportant du coup des millions appartenant à des tiers qui avaient choisi d’utiliser ce type de transfert pour leurs affaires.

C’est une affaire de grande délinquance financière qui touche des utilisateurs du service de Uba (United bank of Africa). Valsés entre Uba et le Cadexa (Cadre d’experts associés), des clients victimes d’un piratage de leurs cartes bancaires ont du mal à percer le mystère. Dernièrement, ils ont eu une énorme surprise, après avoir versé de l’argent comme convenu sur le compte de l’agent 91 au sein de la Uba (United bank of Africa) en constatant qu’ils n’avaient plus aucune possibilité d’avoir accès à leur argent. Car, leurs cartes n’ayant pas été créditées des montants versés. Las d’attendre des promesses de remboursements, ils ont décidé de porter l’affaire devant la justice si le règlement n’est pas effectué sous huitaine.
Cela fait 4 mois maintenant que des clients sénégalais courent derrière Cadexa (Cadre d’experts associés) pour se faire rembourser. P. S. Nd, une des victimes, qui souhaite garder l’anonymat affirme : « Cela fait 4 mois que nous attendons. Pire, nous ne savons pas qui est responsable entre les différentes parties qui gèrent cette plateforme. Cadexa qui nous a vendu les cartes soutient que la sécurité du système est du ressort de la Bib/Uba du Burkina et qu’il n’est que distributeur. Uba Séné­gal affirme n’avoir rien à voir dans cette affaire. Donc, comme nous ne voulons pas que notre argent soit comptabilisé dans la rubrique pertes et profits, nous allons saisir les juridictions compétentes pour que les responsabilités soient situées. »

Plusieurs personnes se retrouvent flouées dans ce piratage dont les sommes tournent, selon nos informations, tournent entre 600 000 et 3 millions de francs Cfa. Mis au banc des accusés, le Cadexa dégage toutes ses responsabilités dans cette affaire. Selon le directeur, Issa Yansana, sa société n’est nullement responsable de ce préjudice. Pis, il ne veut même pas évoquer d’éventuels remboursements. Aussi, il accuse la Bib/Uba Burkina de faire dans le dilatoire. « Nous ne sommes que des agents distributeurs. Nous cherchons des clients pour la banque pour recevoir une commission. Ce qui s’est passé, c’est du piratage. Le 11 juillet, j’ai es­sayé d’accéder à mon compte com­me d’habitude pour créditer les cartes des clients ayant effectué un versement. L’accès m’a été refusé et j’ai automatiquement saisi la Bib/Uba pour les en informer. Ce n’est que le 13 juillet, dans la matinée qu’ils ont pu débloquer la situation. Soit 48 heures après », fulmine-t-il. Mais, l’étonnement est à la hauteur de sa découverte : « Lorsque je me suis connecté, il n’y avait plus rien dans le compte. Et c’est eux qui m’ont informé que l’argent a été retiré à partir de Bamako avec une autre carte. » Poursuivant ces accusations, il se demande s’il n’y a pas eu la complicité des agents de la Bib/Uba pour qu’un tel retrait puisse être possible. « Nos cartes ont un plafond de retrait de 1 200 000 francs par jour. Pour qu’on puisse retirer plus en ce laps de temps, il a fallu que la restriction soit levée. Nous ne gérons qu’un accès au portail pour dispatcher les sommes versées. Et cela nous le faisons d­e­puis novembre 2009. La Uba Oua­gadougou est en train de se dérober alors qu’un piratage est un pro­blème de sécurité qui relève de leur responsabilité », dit-il.

Uba dégage ses responsabilités

Du côté du Burkina, la réaction de Aâ Kum N’nana Patrick Somda, responsable de la communication, n’a pas permis de briser le mystère du piratage. Il précise que pour mener à bien l’activité de recharge Africards, un compte électronique de distribution est créé sur la plateforme Afri­cards. Ce compte doit être alimenté de fonds suffisants pour faire face aux besoins de la clientèle de l’agent distributeur. Pour ce faire, l’agent distributeur doit faire un dépôt d’argent sur un compte ouvert spécialement au niveau de Uba Sénégal, en précisant le numéro d’agent qui doit recevoir ces fonds sur le compte électronique. Ce compte n’est nullement prévu que pour un usage par des détenteurs de cartes Africards. L’activité de distributeur Africards nécessite que les montants à recharger par les clients soient déposés directement chez le distributeur dont le compte de recharge doit avoir été préalablement rechargé. Le distributeur doit créditer immédiatement la carte du client après avoir reçu les fonds de ce dernier avant de lui déli­vrer sur le champ un reçu de chargement. De plus, le client reçoit une alerte Sms immédiatement sur son portable lui confirmant le montant du chargement effectué. Au finish, il accuse Cadexa : « Le fait que le distributeur agent 91(Cadexa) ait apparemment de­mandé à ses clients de verser de l’argent directement au niveau de Uba Sénégal pour son compte distributeur est une faute professionnelle grave. Car, cela sort complètement du cadre dans lequel cette activité doit se faire. La banque a l’obligation de créditer tout agent distributeur ayant fait un dépôt à la banque de la contre partie sur son compte de distribution Africards. Autrement dit, le compte de distribution de l’agent 91 a reçu tous les fonds qui ont été déposés chez Uba Sénégal pour crédit de son compte électronique de recharge. La banque a donc fait son travail. » Sur la question relative à la levée de la restriction, il reste formel : « La carte Africards Argent donne les possibilités suivantes : faire 4 retraits de 300 000 f par jour sur des guichets automatiques de banques Visa, faire des paiements Internet ou Tpe ( Terminal de paiement électronique) à hauteur du montant plafond disponible sur la carte après déduction des frais de transaction, faire des recharges d’une carte Africards vers une autre carte Africards à raison de 4 fois le montant de 200 000 f Cfa. Dans le cas d’espèce, il n’y a eu de la part de la banque aucune levée de plafond comme insinuée par le distributeur agent 91. »

Allant plus loin, Bib/Uba Burkina accuse à son tour Cadexa. Elle lui demande de prendre ses responsabilités : « En tant que distributeur, Cadexa a une obligation vis-à-vis de ses clients. Par conséquent, il doit assumer pleinement sa responsabilité vis-à-vis de ces personnes qui lui ont fait confiance. Uba Burkina ne connaît pas les personnes qui re­chargent chez Cadexa et n’a aucune obligation vis-à-vis des clients de Cadexa. La seule obligation de Uba Burkina envers Cadexa est de créditer son compte distributeur des sommes déposées chez Uba Sénégal pour le compte de agent 91. Il s’en suit que Uba Burkina ne saurait être redevable à quelque titre que ce soit envers les clients de Cadexa. » Elle affiche néanmoins sa volonté de trouver une issue heureuse à cette affaire. « Néan­moins, Uba Burkina reste disposé à apporter toutes les informations nécessaires en vue de faire toute la lumière », avance le responsable de Uba Burkina ?

Suite chez le juge

Cette affaire ne laisse pas Uba Sénégal indifférente. En effet, Mme Sané, chargée de communication de ladite structure, a tenu à apporter quelques clarifications. « Le litige dont vous nous avez fait part ne concerne pas Uba Sénégal mais oppose des clients à la société Cadexa, installée au Sénégal et qui fait partie du réseau de distributeurs chargeurs de la Bib/Uba. A ce titre, Cadexa s’est engagé auprès de la Bib/Uba à respecter les normes strictes de chargement édictées par la banque. Suite à un non respect de ces règles, Cadexa s’est retrouvé face à un dysfonctionnement du système de chargement. C’est ainsi que certains de ses clients n’ont jamais vu le solde de leur carte être crédité par Cadexa. » Aussi, elle rassure ses clients sur la fiabilité de leur service : « Uba Sénégal invite à la vigilance tous les clients de carte Visa Prépayée. Uba Sénégal, qui n’est pas partie prenante à ce contrat liant Cadexa à ses clients, invite ces derniers à saisir officiellement Cadexa pour le règlement de leur différend. » Du côté des victimes, le flou reste total. Cette affaire aux al­lures de cybercriminalité devrait bientôt atterrir sur la table du juge qui devra démêler cet écheveau.

Ibou Niang

(Source : Le Quotidien, 8 octobre 2012)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 9551/10657 Régulation des télécoms
  • 780/10657 Télécentres/Cybercentres
  • 7200/10657 Economie numérique
  • 3871/10657 Politique nationale
  • 10475/10657 Fintech
  • 1128/10657 Noms de domaine
  • 4205/10657 Produits et services
  • 3291/10657 Faits divers/Contentieux
  • 1700/10657 Nouveau site web
  • 10657/10657 Infrastructures
  • 3851/10657 TIC pour l’éducation
  • 403/10657 Recherche
  • 543/10657 Projet
  • 7571/10657 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 4042/10657 Sonatel/Orange
  • 3556/10657 Licences de télécommunications
  • 619/10657 Sudatel/Expresso
  • 2181/10657 Régulation des médias
  • 2766/10657 Applications
  • 2302/10657 Mouvements sociaux
  • 3638/10657 Données personnelles
  • 338/10657 Big Data/Données ouvertes
  • 1312/10657 Mouvement consumériste
  • 801/10657 Médias
  • 1449/10657 Appels internationaux entrants
  • 3542/10657 Formation
  • 218/10657 Logiciel libre
  • 4531/10657 Politiques africaines
  • 2102/10657 Fiscalité
  • 379/10657 Art et culture
  • 1244/10657 Genre
  • 4136/10657 Point de vue
  • 2177/10657 Commerce électronique
  • 3262/10657 Manifestation
  • 679/10657 Presse en ligne
  • 267/10657 Piratage
  • 454/10657 Téléservices
  • 2080/10657 Biométrie/Identité numérique
  • 713/10657 Environnement/Santé
  • 778/10657 Législation/Réglementation
  • 799/10657 Gouvernance
  • 3772/10657 Portrait/Entretien
  • 310/10657 Radio
  • 1683/10657 TIC pour la santé
  • 628/10657 Propriété intellectuelle
  • 138/10657 Langues/Localisation
  • 2353/10657 Médias/Réseaux sociaux
  • 4339/10657 Téléphonie
  • 456/10657 Désengagement de l’Etat
  • 2193/10657 Internet
  • 246/10657 Collectivités locales
  • 902/10657 Dédouanement électronique
  • 2501/10657 Usages et comportements
  • 2220/10657 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 1191/10657 Audiovisuel
  • 7001/10657 Transformation digitale
  • 902/10657 Affaire Global Voice
  • 373/10657 Géomatique/Géolocalisation
  • 733/10657 Service universel
  • 1444/10657 Sentel/Tigo
  • 378/10657 Vie politique
  • 3505/10657 Distinction/Nomination
  • 80/10657 Handicapés
  • 1495/10657 Enseignement à distance
  • 1518/10657 Contenus numériques
  • 1288/10657 Gestion de l’ARTP
  • 396/10657 Radios communautaires
  • 3868/10657 Qualité de service
  • 1004/10657 Privatisation/Libéralisation
  • 276/10657 SMSI
  • 1051/10657 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 5756/10657 Innovation/Entreprenariat
  • 2880/10657 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 95/10657 Internet des objets
  • 360/10657 Free Sénégal
  • 1656/10657 Intelligence artificielle
  • 425/10657 Editorial
  • 27/10657 Gaming/Jeux vidéos
  • 51/10657 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous