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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Septembre 2013 > Photographe, une profession menacée par le numérique

Photographe, une profession menacée par le numérique

dimanche 29 septembre 2013

Usages et comportements

Les photographes traversent une situation difficile. L’arrivée du numérique a permis à tout un chacun de posséder un appareil, de prendre ses propres images et de les tirer via l’internet. Ce qui fait qu’on assiste à la baisse des recettes des photographes de profession.

On pourrait croire que la photographie est un métier mort, sans avenir et sans perspectives. Maintenant, les photographes sont de moins en moins sollicités car ils sont victimes du numérique.

Mame Asse, professionnel de la photo, raconte les difficultés du métier depuis l’avènement du numérique. Trouvé dans une petite pièce utilisée comme « studio », il soutient, « le numérique menace notre travail. Avec son apparition, le secteur a connu des mutations. Maintenant, tout le monde est photographe. On n’arrive plus à obtenir un marché ».

Aussi, on assiste à la baisse du chiffre d’affaire des professionnels. Il est possible de rester toute une journée sans couvrir un événement ou en refusant certaines propositions par rapport aux prix. « Désormais, on est obligé d’accepter tous les prix, sinon on risque de rester toute une journée sans travailler. Ce sont les clients qui proposent les prix. Je suis dans le métier depuis 1999″, soutient Mame Asse, la trentaine révolue. Il n’a pas appris le métier dans une école. Il l’a hérité de son père qui, lui, a un diplôme de photographie.

Les labos aussi ont le même problème. Ils sont de moins en moins fréquentés. Il faut aller au centre-ville pour le constater. On peut rester presque deux tours d’horloge sans voir un client venir se faire reproduire des pellicules.

Ce photographe-laborantin, trouvé sur les lieux, qui a préféré se prononcer sous anonymat, emboite le pas à Mame Asse. « Le numérique nous menace. Tout est à la baisse. Puisqu’aujourd’hui, il est possible de reproduire des photos prises à partir d’un appareil photo numérique ou d’un téléphone portable, on est obligé de se soumettre à la volonté des clients », fait-il valoir.

Si au centre-ville, certains labos résistent tant bien que mal à la vague du numérique et des téléphones portables, à la banlieue, c’est presque le contraire. La majeure partie d’entre eux ont disparu. Certains ont été transformés en magasins d’approvisionnement. C’est le cas à Yeumbeul, le labo qui se trouvait au tournant Seydina Limoulaye est devenu une alimentation générale.

A Pikine, sur la route allant à Guédiawaye, entre « Tally bou bess » et « Tally bou mag » se dressaient successivement trois labos photos. Mais actuellement, un seul continue de fonctionner. « C’est très difficile et c’est une vraie menace, l’avènement du numérique. On a tout perdu », lâche Abdou Mbengue, le laborantin, amer et dépité que la technologie laisse sur les carreaux un métier qui a connu ses moments de succès.

Même les organes de presse ont des appareils numériques. Ça ne se passait pas comme ça avant.

« Le métier est en train de mourir à cause des appareils numériques. Aujourd’hui, vraiment, le métier est très difficile », estime-t-il. Il ajoute que « le numérique est vraiment en train de porter atteinte à notre travail et ce n’est pas bon pour la profession ».

A l’en croire, de moins en moins, les photographes sont conviés aux cérémonies familiales pour des prises de photos.

Avant l’arrivée du numérique, Abdou affirme qu’il pouvait gagner 200 mille, voire 400 000 francs par mois grâce aux commandes qu’il recevait à la veille des cérémonies familiales, organisées surtout pendant les week-ends.

Souleymane Ndiaye

(Source : Réussir Businesshttp://reussirbusiness.com/, 29 septembre 2013)

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