OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Novembre > Peter Lyons, directeur de Gsma pour l’Afrique et le Moyen-Orient : (…)

Peter Lyons, directeur de Gsma pour l’Afrique et le Moyen-Orient : L’accessibilité des produits et la concurrence expliquent la bonne croissance en Afrique

mardi 15 novembre 2011

Téléphonie

L’accessibilité des produits de la téléphonie mobile en Afrique a sensiblement entrainé le boom enregistré dans ce secteur, explique dans cette interview Peter Lyons, directeur du développement du marché et de la politique de spectre pour l’Afrique et le Moyen-Orient au groupe Gsma concepteur de la revue « African mobile observatory ».

Qu’est-ce qui explique le boom du mobile en Afrique ?

La croissance remarquable que nous avons vue en Afrique au cours de ces dix dernières années peut être liée à l’accessibilité des produits de téléphonie mobile du fait de la concurrence entre les opérateurs. L’accessibilité des produits s’explique par le fait que la technologie Gsm est devenue bien répandue à travers le monde où on enregistre six milliards de connectés du mobile. Les prix ont chuté à un point rendant ces produits abordables. Avec la concurrence sur les marchés africains entre opérateurs, on a eu de bons prix.

Quel est l’impact économique de ce boom en Afrique ?

En 2010, l’industrie mobile comptait pour 54 ou 56 milliards de dollars du Pib en Afrique, ce qui est l’équivalent de 3,5 du Pib du continent. En 2011, il y a 349 millions de connections mobiles. Ce qui représente un taux de pénétration de 65 %. Un an auparavant, l’Afrique avait juste atteint les 50 % de pénétration. L’Afrique a bondi de 50 à 65 % en matière de taux de pénétration, soit une hausse de 15 %. La Banque mondiale a fait des études qui révèlent que chaque 10 % de hausse de la pénétration du mobile, correspondent à 0,8 % de croissance du Pib. L’Afrique a fait plus de 10 % en termes de pénétration, selon l’étude de la Banque mondiale, on peut dire que, entre 2010 et 2011, l’industrie du mobile a entrainé une croissance du Pib continental de 1,2 %. Quel est l’impact économique d’une pénétration de 65 % ? Nos recherches montrent que le passage de 65 % à 100 % de pénétration, engendre 35 milliards de dollars de plus sur le Pib de l’Afrique. On a donc l’équivalent d’un apport de 2 % sur le Pib.

L’Afrique a toujours des problèmes de large bande, que faut-il faire pour dépasser cet handicap ?

La large bande est réellement la prochaine étape de la croissance, entre 2000 et 2008, les opérateurs du mobile ont investi 54 milliards de dollars dans le déploiement de réseaux vocaux. Pour déployer la large bande des services, il y a plusieurs choses que les gouvernements doivent supporter. Ils doivent, par exemple, soutenir le spectre radio additionnel pour la large bande du mobile. Cette large bande nécessite des capacités, en relevant le spectre, d’ouverture, par les gouvernements, du champ aux investissements additionnels. Imaginez 54 milliards de dollars entre 2000 et 2008... Les projections pour les quatre années à venir prévoient que les opérateurs vont investir globalement sur la technologie de large bande un montant des centaines de milliards de dollars. En relevant le spectre, cela permet aux opérateurs d’investir dans les réseaux, de déployer des services et d’atteindre les gens qui ne sont pas connectés pour le moment.

Le développement de la large bande nécessite-t-il beaucoup de moyens ?

Pour atteindre plus de personnes, il est important de relever le spectre dans le domaine du numérique. Le numérique est utilisé maintenant par les diffuseurs de télévision, ils utilisent aussi le spectre pour les transmissions analogiques. Dans beaucoup de pays, en Afrique, les gouvernements ont enclenché le passage de la transmission analogique au numérique, ainsi le spectre est ouvert. On peut donc atteindre un nombre plus important de personnes dans le domaine du mobile, parce que la fréquence basse a une meilleure propagation. Les gouvernements doivent être prudents pour ne pas imposer des taxes spécifiques sur le mobile. Je prends l’exemple du Sénégal et de certains pays qui ont des taxes sur le trafic international entrant, l’effet de cela est qu’il y a une pression élevée sur les consommateurs. Cela conduit à baisser la consommation. Si l’on veut encourager plus de consommation de services, on ne devrait pas mettre ces taxes sur le mobile parce qu’elles créent des distorsions.

Quel est le problème avec la taxation du secteur ?

Ces dernières années, beaucoup de gouvernements, à travers le monde, ont été confrontés à des pressions financières. Beaucoup de gouvernements considèrent le secteur comme une source de revenus générés par les taxes parce qu’en tant qu’industrie, le secteur est régulé, il est très facile pour les gouvernements d’avoir une idée du trafic. Mais en taxant le secteur, ils oublient que cette industrie est vouée à se développer. Les taxes n’encouragent pas la consommation et le développement du secteur. Si l’on ne supprime pas les taxes, on devrait peut-être les suspendre pour deux ans afin de voir l’effet positif.

L’Afrique doit faire encore des efforts dans la couverture des zones rurales, quelles sont vos recommandations sur ce point ?

Cette question dépend du spectre. Un spectre à haute fréquence couvre une zone limitée, tandis qu’un spectre à fréquence basse couvre un espace plus vaste. L’Afrique doit explorer les fréquences basses. Les hautes fréquences nécessitent plus d’énergie pour leur transmission, contrairement aux basses fréquences qui atteignent plus de gens.

Il y a justement le problème de l’électricité en Afrique...

Oui, principalement dans les zones rurales. Certains opérateurs construisent des stations avec des dispositifs solaires, ainsi ils ravitaillent les villageois qui viennent brancher leurs téléphones.

Malick Ciss

(Source : Le Soleil, 15 novembre 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4594/5391 Régulation des télécoms
  • 371/5391 Télécentres/Cybercentres
  • 3599/5391 Economie numérique
  • 1922/5391 Politique nationale
  • 5391/5391 Fintech
  • 515/5391 Noms de domaine
  • 1902/5391 Produits et services
  • 1470/5391 Faits divers/Contentieux
  • 763/5391 Nouveau site web
  • 5073/5391 Infrastructures
  • 1739/5391 TIC pour l’éducation
  • 190/5391 Recherche
  • 245/5391 Projet
  • 3769/5391 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1790/5391 Sonatel/Orange
  • 1647/5391 Licences de télécommunications
  • 278/5391 Sudatel/Expresso
  • 1029/5391 Régulation des médias
  • 1297/5391 Applications
  • 1058/5391 Mouvements sociaux
  • 1852/5391 Données personnelles
  • 128/5391 Big Data/Données ouvertes
  • 607/5391 Mouvement consumériste
  • 364/5391 Médias
  • 665/5391 Appels internationaux entrants
  • 1618/5391 Formation
  • 95/5391 Logiciel libre
  • 2488/5391 Politiques africaines
  • 1015/5391 Fiscalité
  • 171/5391 Art et culture
  • 577/5391 Genre
  • 1910/5391 Point de vue
  • 1092/5391 Commerce électronique
  • 1569/5391 Manifestation
  • 325/5391 Presse en ligne
  • 125/5391 Piratage
  • 208/5391 Téléservices
  • 1006/5391 Biométrie/Identité numérique
  • 358/5391 Environnement/Santé
  • 338/5391 Législation/Réglementation
  • 441/5391 Gouvernance
  • 1778/5391 Portrait/Entretien
  • 144/5391 Radio
  • 751/5391 TIC pour la santé
  • 355/5391 Propriété intellectuelle
  • 58/5391 Langues/Localisation
  • 1071/5391 Médias/Réseaux sociaux
  • 2018/5391 Téléphonie
  • 199/5391 Désengagement de l’Etat
  • 1015/5391 Internet
  • 122/5391 Collectivités locales
  • 421/5391 Dédouanement électronique
  • 1110/5391 Usages et comportements
  • 1040/5391 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 557/5391 Audiovisuel
  • 3552/5391 Transformation digitale
  • 389/5391 Affaire Global Voice
  • 158/5391 Géomatique/Géolocalisation
  • 318/5391 Service universel
  • 663/5391 Sentel/Tigo
  • 175/5391 Vie politique
  • 1644/5391 Distinction/Nomination
  • 34/5391 Handicapés
  • 695/5391 Enseignement à distance
  • 688/5391 Contenus numériques
  • 593/5391 Gestion de l’ARTP
  • 187/5391 Radios communautaires
  • 1895/5391 Qualité de service
  • 516/5391 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5391 SMSI
  • 470/5391 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2775/5391 Innovation/Entreprenariat
  • 1464/5391 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5391 Internet des objets
  • 171/5391 Free Sénégal
  • 935/5391 Intelligence artificielle
  • 198/5391 Editorial
  • 6/5391 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5391 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous