OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Juillet 2021 > Pegasus : les chefs d’État africains sont-ils sur écoute ?

Pegasus : les chefs d’État africains sont-ils sur écoute ?

vendredi 30 juillet 2021

Liberté d’expression/Censure de l’Internet

La question se pose depuis que les révélations d’un consortium de plusieurs médias du monde et Amnesty international ont mis à nu l’espionnage opéré au sein des Etats à travers l’usage du logiciel Pegasus conçu par l’entreprise Israélienne NSO Group.

L’actualité reste brûlante autour de cette affaire. Les révélations de l’enquête conjointe vont bon train, les accusations et les démentis tout aussi. A travers le monde, plusieurs hauts responsables étatiques tels qu’Emmanuel Macron, le président français, des journalistes et opposants politiques ont été espionnés grâce à ce dispositif.

En Afrique, le Togo, le Maroc et le Rwanda sont cités parmi les pays qui en ont fait usage également pour espionner des journalistes et des hommes politiques.

La menace importante des libertés et même de la diplomatie est bien réelle. Mais à quel niveau s’est–elle limitée ? Les Chefs d’Etats africains ont-ils été épargnés ?

« La question a le mérite d’être posée », selon Didier Simba Fondateur et président du Club d’experts de la sécurité informatique en Afrique (CESIA) qui ne se dirait « pas surpris qu’au moins un chef d’État africain soit dans la liste des 50 000 numéros dont il est question dans l’affaire PEGASUS ».

Avec « la réelle disparité existante en ce qui concerne les questions de cybersécurité », il pense qu’il est plus que jamais temps pour les Etats africains et plus encore pour l’Union Africaine (UA), de prioriser les échanges sur la souveraineté numérique.

Il perçoit dans le futur des cyberarmes telles que Pegasus se vulgariser sur le continent en étant facilement accessibles.

De ce fait, « sans aucune réaction immédiate de la part des décideurs africains, le continent qui les abrite sera le prochain terrain des cybercriminels. Les grands projets en transformation digitale lancés par de nombreux pays en Afrique couplés au fort taux de pénétration des smartphones et d’Internet sont des accélérateurs des risques cyber », a-t-il spécifié.

Avant de passer aux recommandations face à une situation critique aussi envisageable, il a indiqué quelques manières de détecter l’espionnage.

« 80% des attaques ne sont pas visibles »

« Ce qu’il faut savoir c’est qu’en matière de cybercriminalité, nous avons deux types d’attaques. Celles qui sont visibles et qui a mon avis représentent moins de 20% des attaques. On parle là des déformations des sites Internet, des dénis de service la prise de contrôle à distance d’un équipement, ou encore extorsion d’argent », a-t-il dit.

Mais selon Didier Simba, 80% des attaques ne sont pas visibles lorsqu’il s’agit d’espionnage ou d’exfiltration des données.

« Dans ces cas, l’attaquant n’a rien à gagner à divulguer sa présence, il est donc extrêmement difficile de les déceler, voire même impossible. La raison semble évidente, d’abord parce que pour déceler ce genre d’attaque, il faut avoir des grandes compétences techniques en matière de cyber sécurité », a indiqué le spécialiste.

De plus, « en ce qui concerne la sensibilisation à la cybersecurité, nous sommes encore très loin du compte en Afrique », a-t-il indiqué.

Il a fait remarquer que sur le continent, « plusieurs utilisateurs ne font pas de mise à jour régulière de leur smartphone depuis au moins 2 années ».

Or, « pour l’utilisateur lambda, il faut éviter le plus possible les smartphones load cost du marché qui sont truffés de vulnérabilités », a-t-il préconisé.

Il a souligné l’importance de la mise à jour régulière des appareils électroniques connectés.

Tandis que du côté des décideurs africains, « il faut renforcer leurs dispositifs de sécurité par des experts dans les domaines de cyber sécurité car il est question de sécurité nationale », a ajouté le responsable du CESIA.

En tant qu’expert en sécurisation du numérique, il a invité ses confrères au travail à l’unisson pour le partage du savoir-faire et l’accentuation des sensibilisations du plus grand nombre. Il s’agit d’ailleurs d’une ambition que s’est fixée son organisation.

(Source : CIO Mag, 30 juillet 2021)


Comprendre Pegasus selon Didier Simba

Qu’est-ce ?

Pagasus, logiciel destiné aux portables avec pour but de récupérer les conversations, mais aussi, renseigner sur les images, localisation, etc. enregistrer, déclencher à distance le smartphone à son insu. Journaliste, avocat, militant, opposants, etc. 
A la base pour lutter contre le terrorisme, mais il faut avoir des preuves pour affirmer le détournement dans ce cas.

Quels programmes similaires ?

Oui, Snoden…

Le futur ?

Ce genre de logiciel coûte cher, il faut un haut niveau étatique pour s’en procurer Ce genre de logiciel va proliférer.

Peut-on s’en protéger ?
Les faits remontent à 2019/2020, presque impossibles de s’en prémunir, les équipes de sécurité des chefs d’État doivent redoubler de vigilance. Il est presque impossible de savoir que nous sommes espionnés. Il faut renforcer les compétences des équipes de sécurité, compétence technique, etc.

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5824/6644 Régulation des télécoms
  • 465/6644 Télécentres/Cybercentres
  • 4632/6644 Economie numérique
  • 2449/6644 Politique nationale
  • 6567/6644 Fintech
  • 721/6644 Noms de domaine
  • 2627/6644 Produits et services
  • 1987/6644 Faits divers/Contentieux
  • 933/6644 Nouveau site web
  • 6644/6644 Infrastructures
  • 2418/6644 TIC pour l’éducation
  • 259/6644 Recherche
  • 330/6644 Projet
  • 4681/6644 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2405/6644 Sonatel/Orange
  • 2162/6644 Licences de télécommunications
  • 363/6644 Sudatel/Expresso
  • 1321/6644 Régulation des médias
  • 1621/6644 Applications
  • 1358/6644 Mouvements sociaux
  • 2282/6644 Données personnelles
  • 372/6644 Big Data/Données ouvertes
  • 799/6644 Mouvement consumériste
  • 469/6644 Médias
  • 836/6644 Appels internationaux entrants
  • 2382/6644 Formation
  • 123/6644 Logiciel libre
  • 2818/6644 Politiques africaines
  • 1348/6644 Fiscalité
  • 297/6644 Art et culture
  • 739/6644 Genre
  • 2390/6644 Point de vue
  • 1357/6644 Commerce électronique
  • 1877/6644 Manifestation
  • 409/6644 Presse en ligne
  • 158/6644 Piratage
  • 262/6644 Téléservices
  • 1407/6644 Biométrie/Identité numérique
  • 409/6644 Environnement/Santé
  • 435/6644 Législation/Réglementation
  • 563/6644 Gouvernance
  • 2336/6644 Portrait/Entretien
  • 186/6644 Radio
  • 1004/6644 TIC pour la santé
  • 339/6644 Propriété intellectuelle
  • 75/6644 Langues/Localisation
  • 1450/6644 Médias/Réseaux sociaux
  • 2739/6644 Téléphonie
  • 245/6644 Désengagement de l’Etat
  • 1534/6644 Internet
  • 153/6644 Collectivités locales
  • 533/6644 Dédouanement électronique
  • 1597/6644 Usages et comportements
  • 1394/6644 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 713/6644 Audiovisuel
  • 4674/6644 Transformation digitale
  • 495/6644 Affaire Global Voice
  • 265/6644 Géomatique/Géolocalisation
  • 516/6644 Service universel
  • 853/6644 Sentel/Tigo
  • 234/6644 Vie politique
  • 2052/6644 Distinction/Nomination
  • 49/6644 Handicapés
  • 954/6644 Enseignement à distance
  • 922/6644 Contenus numériques
  • 752/6644 Gestion de l’ARTP
  • 236/6644 Radios communautaires
  • 2771/6644 Qualité de service
  • 591/6644 Privatisation/Libéralisation
  • 172/6644 SMSI
  • 663/6644 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3813/6644 Innovation/Entreprenariat
  • 1722/6644 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 71/6644 Internet des objets
  • 220/6644 Free Sénégal
  • 1013/6644 Intelligence artificielle
  • 252/6644 Editorial
  • 7/6644 Gaming/Jeux vidéos
  • 36/6644 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous