OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2024 > Année 2015 > Juin 2015 > Passage de l’analogique au numérique : Ces points noirs soulevés par des (…)

Passage de l’analogique au numérique : Ces points noirs soulevés par des experts en audiovisuel

jeudi 25 juin 2015

Télévision/Radio numérique terrestre

Le passage du Sénégal à la Télévision Numérique Terrestre (Tnt), le 17 juin dernier, a été salué par bon nombre de personnes. Mais, dans son édition du jour, Le Populaire indique que ce passage suscite des inquiétudes et interrogations chez certains experts en audiovisuel. Après une analyse pointue de la situation, ils ont soulevé des points noirs qui ont entaché le processus. Mamadou Baal, membre du Contan, dégage en touche et apporte des éclaircissements. Le directeur Technique d’Excaf-Télécom, Pape Ciré Cissé, parle, lui, « d’allégations ».

Dans le passage du Sénégal à la Télévision Numérique Terrestre (Tnt), le 17 juin dernier, des experts en audiovisuel ont d’emblée reconnu que la Tnt offre des opportunités pour développer la production locale. Toutefois, ils déclarent que l’opérateur qui a la responsabilité du développement de la Tnt doit être un exemple dans le respect de la propriété intellectuelle. Et « la diffusion par cet opérateur des chaînes de Bein Sports, qui déploie actuellement des communiqués dans la presse, indique que toute diffusion de ces chaînes relève du piratage et donc un acte de violation manifeste des droits. Ce dernier devait mettre un terme à ces diffusions sans délai ».

En effet, selon eux, en diffusant massivement de tels programmes, il est « difficile pour les chaînes locales publiques ou privées, diffusées par voie analogique et maintenant numérique, de générer des recettes publicitaires qui permettront de financer la production locale et nuit considérablement à l’invitation des autorités locales à développer des programmes et contenus de qualité ».

Ces experts en audiovisuel n’ont pas aussi manqué de soulever la question de la gestion des chaînes gratuites publiques et privées par une chaîne concurrente. A ce propos, ils déclarent : « Excaf, en plus des chaînes gratuites publiques et privées de la Tnt en clair, a en charge et en exclusivité les chaînes payantes de la Tnt. En qualité d’opérateurs d’offres payantes en Mmds, ce choix le place dans une situation de conflit d’intérêt et dans une situation concurrentielle avantageuse. Ses concurrents actuels et futurs seront contraints, pour opérer, de passer par des multiplex sous contrôle de leur concurrent. Leur clientèle serait donc, en pratique, sous le contrôle de Excaf qui se retrouve en position de quasi-monopole sur la distribution du paysage audiovisuel au Sénégal ».

Ils ajoutent en outre que « les éditeurs de chaînes publiques et privées qui seront présentes sur la Tnt peuvent bien s’interroger sur les conditions financières qui leur seront réservées, sur l’indépendance qui leur sera préservée par un opérateur aussi éditeur de chaînes, et donc concurrent. Pour eux, l’intérêt des éditeurs de ces chaînes est d’être reçues très largement (aussi par des récepteurs Tnt et Tv avec Tuner Tnt) et non pas seulement via un décodeur qui sera exploité par l’opérateur au fin de commercialisation de la Tnt payante ».

Mamadou Baal botte en touche et apporte des précisions

Interpellé sur la question, Mamadou Baal, expert en audiovisuel, membre du Comité national de transition vers le numérique (Contan), a écarté toute situation avantageuse. Il renseigne : « Nous avons lancé un appel à candidatures et, dans le cahier de charges, nous avons dit que la société doit répondre à un mode de financement. Excaf, parmi les 21 sociétés, a répondu présent. Il a proposé un plan de financement qui nous convient. Excaf finance tout mais la condition était qu’on lui donne deux fréquences pour y mettre un bouquet numérique dont il aura l’exclusivité payante pendant 10 ans. Et qu’en commercialisant au Sénégal, en 10 ans, il remboursera le financement, sans que le Sénégal n’y mette un franc. C’est donc en contrepartie que le Contan a mis deux fréquences à sa disposition qui peuvent prendre 40 chaînes. Donc, les Sénégalais vont recevoir les chaînes sénégalaises, plus de 40 chaînes étrangères ».

Pour ce qui est de l’exclusivité des chaînes payantes de la Tnt et la concurrence avantageuse à Excaf soulevée par les experts en audiovisuel, M. Baal botte aussi en touche et déclare qu’il n’y a pas de concurrent, parce que Excaf détient l’exclusivité. Sur l’interpellation selon laquelle l’opérateur qui a la responsabilité du développement de la Tnt doit être un exemple dans le respect de la propriété intellectuelle, M. Baal pense que « la propriété intellectuelle doit être respectée par tout le monde. Personne ne respecte les droits d’auteur, tout le monde est fautif. Parce que tout simplement, il n’y a pas d’encadrement juridique ». Partant de là, il estime qu’il faut mettre en place un cadre juridique, avec un nouveau cahier de charges signé par tout le monde pour rester dans le bouquet numérique.

Pape Ciré Cissé d’Excaf : « Ce sont des allégations »

Le Directeur technique d’Excaf-Télécom, Pape Ciré Cissé, a, pour sa part, déclaré que « ces messieurs (experts en audiovisuel) sont des gens tapis dans l’ombre qui cherchent à nous déstabiliser, mais cela ne nous ébranle pas. Nous ne sommes pas dans une concurrence déloyale. Ce n’est pas parce qu’on a le Mmds que cela va déteindre dans la Tnt. Celle-ci couvre l’ensemble du territoire et vise 1 million de foyers, alors que pour le Mmds, il vise 60 000 foyers. Cela ne peut pas être la même cible, ni le même marché ».

Jacques Ngor sarr

(Source : Le Populaire, 25 juin 2015)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4228/4560 Régulation des télécoms
  • 349/4560 Télécentres/Cybercentres
  • 3125/4560 Economie numérique
  • 1620/4560 Politique nationale
  • 4560/4560 Fintech
  • 507/4560 Noms de domaine
  • 1658/4560 Produits et services
  • 1423/4560 Faits divers/Contentieux
  • 728/4560 Nouveau site web
  • 4464/4560 Infrastructures
  • 1632/4560 TIC pour l’éducation
  • 183/4560 Recherche
  • 242/4560 Projet
  • 2912/4560 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1743/4560 Sonatel/Orange
  • 1583/4560 Licences de télécommunications
  • 266/4560 Sudatel/Expresso
  • 949/4560 Régulation des médias
  • 1218/4560 Applications
  • 1022/4560 Mouvements sociaux
  • 1539/4560 Données personnelles
  • 147/4560 Big Data/Données ouvertes
  • 593/4560 Mouvement consumériste
  • 361/4560 Médias
  • 641/4560 Appels internationaux entrants
  • 1424/4560 Formation
  • 108/4560 Logiciel libre
  • 1770/4560 Politiques africaines
  • 889/4560 Fiscalité
  • 166/4560 Art et culture
  • 572/4560 Genre
  • 1547/4560 Point de vue
  • 971/4560 Commerce électronique
  • 1422/4560 Manifestation
  • 314/4560 Presse en ligne
  • 126/4560 Piratage
  • 207/4560 Téléservices
  • 897/4560 Biométrie/Identité numérique
  • 304/4560 Environnement/Santé
  • 323/4560 Législation/Réglementation
  • 336/4560 Gouvernance
  • 1715/4560 Portrait/Entretien
  • 144/4560 Radio
  • 688/4560 TIC pour la santé
  • 267/4560 Propriété intellectuelle
  • 58/4560 Langues/Localisation
  • 1012/4560 Médias/Réseaux sociaux
  • 1872/4560 Téléphonie
  • 190/4560 Désengagement de l’Etat
  • 980/4560 Internet
  • 115/4560 Collectivités locales
  • 384/4560 Dédouanement électronique
  • 1020/4560 Usages et comportements
  • 1039/4560 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/4560 Audiovisuel
  • 2836/4560 Transformation digitale
  • 382/4560 Affaire Global Voice
  • 152/4560 Géomatique/Géolocalisation
  • 302/4560 Service universel
  • 663/4560 Sentel/Tigo
  • 179/4560 Vie politique
  • 1495/4560 Distinction/Nomination
  • 34/4560 Handicapés
  • 679/4560 Enseignement à distance
  • 683/4560 Contenus numériques
  • 586/4560 Gestion de l’ARTP
  • 178/4560 Radios communautaires
  • 1632/4560 Qualité de service
  • 429/4560 Privatisation/Libéralisation
  • 134/4560 SMSI
  • 457/4560 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2605/4560 Innovation/Entreprenariat
  • 1310/4560 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/4560 Internet des objets
  • 169/4560 Free Sénégal
  • 367/4560 Intelligence artificielle
  • 200/4560 Editorial
  • 23/4560 Yas

2025 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous