OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Septembre > Pape Ndiaye Diouf,enseignant à l’Institut universitaire d’études : « Il n’y (…)

Pape Ndiaye Diouf,enseignant à l’Institut universitaire d’études : « Il n’y a pas une, mais des sociétés de l’information »

mercredi 17 septembre 2003

Recherche

Enseignant à l’Institut universitaire d’études, le Sénégalais Pape Ndiaye Diouf, qui a suivi l’ensemble du processus de préparation du sommet mondial de la société de l’information, livre à travers cet entretien quelques pistes de réflexions pour une meilleure prise en charge des pays du sud. Auteur de Enjeux des technologies de la communication en Afrique, du téléphone à Internet, sous la coordination de Annie Chéneau-Loquay, M. Diouf trace aussi quelques voies pour une meilleure appropriation des Tic par les pays du sud.

Va-t-on réellement vers un partage des opportunités offertes par les Tic avec cette société de l’information telle qu’elle se dessine ?

Pape Ndiaye Diouf : Il me semble que c’est en bonne voie. Il y a une grande ouverture à la société civile, aussi bien pour les règles de participation que dans la définition des contenus. On n’est pas cependant en synergie totale, car les gouvernements sont encore dépositaires de cette légitimité. Mais il y a des avancées, car le dialogue est vraiment considéré comme prioritaire actuellement. Ce qui est à craindre surtout, c’est l’absence du secteur privé et on ne peut donc pas définir leurs attentes à savoir, si c’est pour faire uniquement des profits ou encore, jusqu’à quel niveau ils sont prêts à financer les actions qui seront retenues. En effet, sans ce secteur, cela risque d’être très difficile, car les Etats ne peuvent pas à eux seuls supporter toute la charge financière, encore moins la société civile.

L’autre crainte est de voir aussi le discours des pays du Sud ne pas être pris suffisamment en charge lors de ces réunions internationales. On n’a eu qu’une réunion en Afrique et c’était en 2002 à Bamako, alors qu’il fallait au moins en organiser davantage pour recueillir le maximum d’informations et de préoccupations de la part des acteurs du sud qui sont faiblement représentés. Regardez par exemple pour le nombre de bourses, on n’en a donné que cinq pour toute l’Afrique réunie. C’est très peu.

Quel rôle devrait jouer cette société civile, surtout celle des pays du sud ?

La présence de la société civile devrait garantir la pertinence de la Déclaration de principes en même temps que le Plan d’action qui devrait être adopté à l’issue de ce sommet, car à travers sa présence, c’est une bonne partie de la population mondiale qui est représentée. Cette société civile connaît les besoins en matière d’information et de communication, car étant à la base même. Il faut aussi dire que dans les pays du sud, l’essentiel de l’expertise en Tic est détenu par la société civile et on devrait plutôt parler des sociétés de l’information et non d’une société de l’information. C’est ma critique conceptuelle, car il n’y a pas une société de l’information, mais des sociétés qui cherchent des réponses appropriées en fonction des contextes et des besoins qui ne sont pas uniformes. Il faudra donc une pluralité de réponses par rapport aux attentes qui varient d’une région ou encore d’un peuple à un autre.

Le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, a lancé l’idée de la création d’un fonds de solidarité numérique. Quelle appréciation en faites-vous ?

C’est une bonne idée. Tout le débat devrait cependant porter sur la forme que prendrait cette mobilisation. Serait-ce continental, international ou ce sera auprès des organisations régionales ou sous-régionales. Je suis trop méfiant en fonction des organes centralisés, car ça suscite pas mal de convoitises. Mon souci est que l’argent arrive aux projets de terrain au lieu de mourir entre les mains d’une bureaucratie ou de courtiers de toutes sortes. Il faudrait décentraliser à plusieurs niveaux pour avoir une meilleure visibilité avec l’implication de tous les acteurs du processus.

Propos recueillis par Pape Ousmane SY

(Source : Le Quotidien 17 septembre 2003)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2223/2521 Régulation des télécoms
  • 175/2521 Télécentres/Cybercentres
  • 1698/2521 Economie numérique
  • 892/2521 Politique nationale
  • 2499/2521 Fintech
  • 276/2521 Noms de domaine
  • 978/2521 Produits et services
  • 752/2521 Faits divers/Contentieux
  • 385/2521 Nouveau site web
  • 2521/2521 Infrastructures
  • 917/2521 TIC pour l’éducation
  • 99/2521 Recherche
  • 124/2521 Projet
  • 1727/2521 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1027/2521 Sonatel/Orange
  • 807/2521 Licences de télécommunications
  • 145/2521 Sudatel/Expresso
  • 507/2521 Régulation des médias
  • 643/2521 Applications
  • 537/2521 Mouvements sociaux
  • 890/2521 Données personnelles
  • 83/2521 Big Data/Données ouvertes
  • 348/2521 Mouvement consumériste
  • 186/2521 Médias
  • 329/2521 Appels internationaux entrants
  • 820/2521 Formation
  • 53/2521 Logiciel libre
  • 1054/2521 Politiques africaines
  • 508/2521 Fiscalité
  • 84/2521 Art et culture
  • 295/2521 Genre
  • 922/2521 Point de vue
  • 522/2521 Commerce électronique
  • 746/2521 Manifestation
  • 164/2521 Presse en ligne
  • 65/2521 Piratage
  • 102/2521 Téléservices
  • 514/2521 Biométrie/Identité numérique
  • 158/2521 Environnement/Santé
  • 177/2521 Législation/Réglementation
  • 183/2521 Gouvernance
  • 890/2521 Portrait/Entretien
  • 73/2521 Radio
  • 384/2521 TIC pour la santé
  • 160/2521 Propriété intellectuelle
  • 29/2521 Langues/Localisation
  • 550/2521 Médias/Réseaux sociaux
  • 992/2521 Téléphonie
  • 95/2521 Désengagement de l’Etat
  • 516/2521 Internet
  • 69/2521 Collectivités locales
  • 205/2521 Dédouanement électronique
  • 595/2521 Usages et comportements
  • 542/2521 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 277/2521 Audiovisuel
  • 1715/2521 Transformation digitale
  • 194/2521 Affaire Global Voice
  • 88/2521 Géomatique/Géolocalisation
  • 167/2521 Service universel
  • 337/2521 Sentel/Tigo
  • 91/2521 Vie politique
  • 805/2521 Distinction/Nomination
  • 18/2521 Handicapés
  • 353/2521 Enseignement à distance
  • 357/2521 Contenus numériques
  • 292/2521 Gestion de l’ARTP
  • 90/2521 Radios communautaires
  • 913/2521 Qualité de service
  • 242/2521 Privatisation/Libéralisation
  • 68/2521 SMSI
  • 245/2521 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1363/2521 Innovation/Entreprenariat
  • 681/2521 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2521 Internet des objets
  • 86/2521 Free Sénégal
  • 369/2521 Intelligence artificielle
  • 99/2521 Editorial
  • 6/2521 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2521 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous