OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Juin 2023 > Orange : « les projet présentés traduisent en quelque sorte les besoins en (…)

Orange : « les projet présentés traduisent en quelque sorte les besoins en Afrique »

lundi 19 juin 2023

Portrait/Entretien

Cheikh Tidiane Mbaye est le président du jury international du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM). Pendant plusieurs années, il a vu défiler des milliers de projets à fort potentiel. Il évoque avec We Are Tech l’impact de l’écosystème d’émulation et d’accompagnement financier mis en place par Orange sur l’innovation et sa perception de l’Afrique dans l’économie numérique.

Nous nous sommes rendus à la 13e édition du POESAM. Au regard des projets que vous avez jugés au fil des ans, quelle appréciation faites-vous du niveau d’innovation technologique en Afrique ?

Effectivement nous en sommes à la 13e édition. Ça fait une dizaine d’années que je suis dans le jury et je dois le présider depuis environ six ans si je ne me trompe pas. Et alors, quand on regarde l’évolution des candidatures, l’intérêt que suscite le prix, l’évolution de l’impact médiatique, on se rend compte qu’on est en fort développement, en forte croissance. Pour donner un chiffre, le nombre de candidats pour l’édition de cette année (2023) est de 1 400 environ. Et il me semble qu’il y a quatre, voire cinq ans, nous étions encore autour de la moitié de ce chiffre. Nous avons presque doublé en moins de cinq ans et je trouve cela très intéressant. Autre point qu’il faut relever c’est que le pourcentage de femmes augmente aussi. A l’heure actuelle, nous sommes presque à 30% de femmes ce qui est très important. Je pense qu’il faut aussi comprendre que les projets présentés au POESAM traduisent est quelque sorte les besoins en Afrique. Je trouve vraiment intéressant d’observer que ces projets qui reflètent non seulement la capacité des jeunes entrepreneurs à créer, à innover, à développer reflètent aussi les besoins africains. A titre d’exemple, lors du dernier prix, la majorité des projets portait par ordre de croissance sur l’éducation, la santé, l’agriculture et l’e-commerce. C’est très intéressant de voir l’évolution de l’innovation dans ces domaines et le prix Orange récompense surtout l’impact social.

Personnellement, pourquoi avoir accepté de jouer le rôle de président du jury international ?

Comme je vous l’ai dit, je suis membre du jury depuis une dizaine d’années. On m’a proposé la présidence il y a quelques années, j’ai accepté. Mais c’est surtout ma fonction de membre du jury depuis tant d’années qui compte pour moi. Je pense que mon choix traduit une passion et une conviction. La passion, c’est le développement. Je suis un passionné du développement et de ce qu’il faut faire pour y arriver. Ma conviction est justement qu’on peut y arriver. On peut y arriver parce que nous avons les ressources nécessaires à cet effet. L’une des clés pour moi c’est le secteur privé et le rôle qu’il joue, notamment les petites et moyennes entreprises. Le rôle que ces entreprises doivent jouer dans le développement et l’importance de l’innovation de l’entrepreneuriat des jeunes. Le gouvernement a lui aussi un rôle à jouer. La bonne gouvernance permettra d’accélérer tout ça malgré les faiblesses. Voilà ce qui me passionne et je suis prêt à participer à toutes les initiatives sérieuses qui servent cette passion et cette conviction. Mettre en lumière des projets qui impactent le quotidien, qui impactent concrètement la vie des populations du continent.

Comment est née votre amour pour cette innovation qui nourrit votre passion pour le développement ?

J’ai travaillé chez Orange comme directeur, notamment comme directeur général de Sonatel pendant 25 ans. J’y étais acteur dans un autre domaine, celui des infrastructures télécoms qui est justement essentiel pour moi au développement de l’entreprenariat tech. Il faut une bonne base, il faut de bonnes infrastructures. Tout ce que nous avons fait au fil des années est basé sur les infrastructures que nous avons mis plusieurs années à installer. Nous avons vu ce que nos innovations réseaux apportent aux communautés. C’est sur elles que les services innovants des entrepreneurs s’appuient et s’appuieront. Ces services innovants sont en train d’arriver par le biais de jeunes Africains talentueux, notamment ceux qui sont promus, soutenus, encouragés par ce prix d’une grande utilité. Il y a donc une continuité entre ce que j’ai fait depuis que j’ai commencé à travailler et ce que je fais aujourd’hui.

Que vous apporte l’expérience à la présidence du jury du POESAM ?

Je dois dire que j’apprends, j’apprends énormément moi qui suis issu des infrastructures. Là on parle d’innovation, de start-up. Ces jeunes entrepreneurs que nous accompagnons aujourd’hui, ils nous reprochent des choses, surtout les entreprises dans lesquelles j’ai travaillé. Ça me permet de corriger. Ça me permet de passer de l’autre côté et de voir comment améliorer les choses. Il m’est arrivé d’intervenir plusieurs fois dans plusieurs pays Orange pour faciliter les relations entre les startuppers et les opérateurs Orange que nous sommes aussi. Les opérateurs sont grands, forts, ils ne pensent pas toujours à tout. Ces interactions m’ont apporté connaissance et humilité aussi. Je pense que l’inclusion numérique en Afrique se fait, elle n’est déjà pas mauvaise, contrairement à ce qu’on croit.

Quelle est votre appréciation de l’impact qu’a eu le POESAM au fil des années sur l’innovation technologique en Afrique et sur le développement économique et social en particulier ?

Le prix aide beaucoup d’entrepreneurs, de start-up. J’ai quelques exemples assez forts. J’ai en tête l’exemple de M. Johnson du Liberia qui développe aujourd’hui des produits à base d’huile de palme pour offrir des solutions d’énergie renouvelable. Grâce à la subvention du POESAM qu’il a obtenu en 2018, il a doublé son revenu et créé 24 emplois supplémentaires. Il y a aussi l’entreprise tunisienne Kumulus qui a développé une machine qui transforme de l’air en eau. Elle a réussi à lever son premier million d’euros grâce à nous et à augmenter sa visibilité. Elle travaille avec des entreprises du groupe Orange. Il y a d’autres exemples que nous pouvons citer. Il y a un impact concret de ces entreprises sur leurs clients. Il n’y a pas que les lauréats du POESAM que ce prix a aidé, il a suscité l’émulation en permettant à un grand nombre de jeunes Africains d’oser, et ça, je crois que c’est quelque chose de très important. Je rappelle qu’Orange Afrique et Moyen-Orient c’est quand même 19 pays. Chaque entreprise Orange dans chaque pays a contribué à entretenir cette innovation et cette émulation.

Au regard de toutes les innovations que vous avez observées autour des 13 dernières éditions, comment entrevoyez-vous les perspectives de l’Afrique dans l’économie numérique ?

Je crois que le continent africain jouera un rôle décisif dans l’économie numérique. J’ai rencontré un entrepreneur qui a travaillé dans les plus grandes entreprises de la tech mondiale et qui est rentré en Afrique. Il a lâché un pont en or dans une grosse boîte pour créer sa startup dans le domaine de la santé. Comme moi, lui aussi — tout comme plusieurs cabinets internationaux, la Banque mondiale, l’IFC, des organismes spécialisés — considère que l’avenir de l’économie numérique en Afrique sera formidable. Je pense que ce dynamisme entrepreneurial, nous qui sommes justement très près de cela, nous en avons une bonne lecture.

(Source : weAreTechAfrica, 19 juin 2023)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4554/5766 Régulation des télécoms
  • 351/5766 Télécentres/Cybercentres
  • 3744/5766 Economie numérique
  • 1875/5766 Politique nationale
  • 5234/5766 Fintech
  • 574/5766 Noms de domaine
  • 2126/5766 Produits et services
  • 1560/5766 Faits divers/Contentieux
  • 825/5766 Nouveau site web
  • 5766/5766 Infrastructures
  • 2107/5766 TIC pour l’éducation
  • 199/5766 Recherche
  • 251/5766 Projet
  • 4183/5766 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2186/5766 Sonatel/Orange
  • 1647/5766 Licences de télécommunications
  • 282/5766 Sudatel/Expresso
  • 1033/5766 Régulation des médias
  • 1472/5766 Applications
  • 1654/5766 Mouvements sociaux
  • 1690/5766 Données personnelles
  • 143/5766 Big Data/Données ouvertes
  • 612/5766 Mouvement consumériste
  • 371/5766 Médias
  • 657/5766 Appels internationaux entrants
  • 1723/5766 Formation
  • 95/5766 Logiciel libre
  • 2451/5766 Politiques africaines
  • 1108/5766 Fiscalité
  • 170/5766 Art et culture
  • 596/5766 Genre
  • 1934/5766 Point de vue
  • 1069/5766 Commerce électronique
  • 1504/5766 Manifestation
  • 322/5766 Presse en ligne
  • 137/5766 Piratage
  • 205/5766 Téléservices
  • 1073/5766 Biométrie/Identité numérique
  • 329/5766 Environnement/Santé
  • 411/5766 Législation/Réglementation
  • 368/5766 Gouvernance
  • 1900/5766 Portrait/Entretien
  • 149/5766 Radio
  • 818/5766 TIC pour la santé
  • 291/5766 Propriété intellectuelle
  • 60/5766 Langues/Localisation
  • 1132/5766 Médias/Réseaux sociaux
  • 2148/5766 Téléphonie
  • 214/5766 Désengagement de l’Etat
  • 1069/5766 Internet
  • 119/5766 Collectivités locales
  • 422/5766 Dédouanement électronique
  • 1444/5766 Usages et comportements
  • 1077/5766 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 571/5766 Audiovisuel
  • 3675/5766 Transformation digitale
  • 392/5766 Affaire Global Voice
  • 296/5766 Géomatique/Géolocalisation
  • 347/5766 Service universel
  • 689/5766 Sentel/Tigo
  • 181/5766 Vie politique
  • 1726/5766 Distinction/Nomination
  • 35/5766 Handicapés
  • 713/5766 Enseignement à distance
  • 908/5766 Contenus numériques
  • 608/5766 Gestion de l’ARTP
  • 193/5766 Radios communautaires
  • 2019/5766 Qualité de service
  • 517/5766 Privatisation/Libéralisation
  • 146/5766 SMSI
  • 505/5766 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2838/5766 Innovation/Entreprenariat
  • 1667/5766 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5766 Internet des objets
  • 183/5766 Free Sénégal
  • 974/5766 Intelligence artificielle
  • 202/5766 Editorial
  • 12/5766 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5766 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous