OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Novembre > Opérateurs télécoms : Un appétit sans fin des Etats

Opérateurs télécoms : Un appétit sans fin des Etats

samedi 14 novembre 2009

Fiscalité

En accordant de nouvelles licences, en renégociant les plus anciennes ou en privatisant les opérateurs, les États continuent à s’octroyer de confortables revenus.

Le 16 octobre dernier, un comité interministériel ghanéen a annoncé son intention de renégocier l’acquisition de 70 % de Ghana Telecom par le britannique Vodafone. Pour les autorités du pays, le montant de 900 millions de dollars versé en août dernier pour ce rachat par Vodafone « n’est pas suffisant ».

À l’image du Ghana, la manne financière issue des télécoms est importante et surtout inespérée pour des États africains aux budgets fragiles. Ces derniers essaient ainsi de tirer parti au maximum de la privatisation des opérateurs publics ou des attributions de licences de téléphonie mobile. Du coup, les prix des « sésames téléphoniques » ont, jusqu’en 2008, littéralement explosé, au point d’atteindre des niveaux records. Au nord du continent, le saoudien Etisalat s’est engagé en 2006 à payer... 2,9 milliards de dollars pour une licence égyptienne ! Au sud du Sahara, la frénésie a certes été moindre, mais les prix ont parfois flambé. Ainsi, l’opérateur d’origine soudanaise Sudatel acceptait, fin 2007, de payer 200 millions de dollars pour une licence globale au Sénégal. « Le niveau atteint par certaines licences a aiguisé les appétits », souligne un avocat. Plusieurs États se sont donc lancés dans des renégociations portant sur les plus anciennes licences. « Cela tient aux circonstances dans lesquelles elles ont été accordées, explique Devine Kofiloto, consultant senior chez Teleplan Consulting. Lorsque toutes les parties ne parviennent pas à passer par un processus transparent pour l’octroi d’une licence, il n’est pas étonnant que le sujet revienne à la surface quelques années plus tard. » C’est ce qui est advenu notamment aux opérateurs MTN et Moov au Bénin. Leurs services avaient été suspendus mi-2007 avant qu’ils ne concèdent des efforts financiers conséquents. C’est également l’enjeu qui subsiste aujourd’hui entre l’opérateur Tigo et l’État sénégalais, qui entendait comme prévu renégocier avec Tigo au moment même de l’attribution de la licence à Sudatel. Comme l’octroi de licences, les privatisations d’opérateurs publics peuvent rapporter gros.

Jackpot pour les budgets

Les caisses de l’État malien se sont récemment remplies de 275 millions d’euros lors de la cession de 51 % du capital de la Sotelma à Maroc Telecom. Et, en 2006, la Tunisie avait vendu 35 % de Tunisie Telecom pour 2,25 milliards de dollars. Les États qui sont restés actionnaires minoritaires dans les opérateurs publics bénéficient de surcroît du versement de dividendes confortables liés à des activités extrêmement rentables. Enfin, les taxes prélevées par l’État sur les appels mais aussi sur les bénéfices des opérateurs alimentent généreusement les budgets nationaux. Selon une étude du cabinet d’audit et de conseil Deloitte, citée par Devine Kofiloto et portant sur 35 pays africains, « 17,40 euros finissent dans les caisses de l’État sur 100 dépensés par le client ». Le secteur de la téléphonie mobile ne bénéficie pas, en effet, des exemptions massives dont jouissent les opérateurs miniers ou pétroliers pendant leurs premières années d’activité. Il reste, à plus d’un titre, un gros pourvoyeur de deniers publics.

Frédéric Maury

(Source : Jeune Afrique, 14 novembre 2009)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6721/8254 Régulation des télécoms
  • 540/8254 Télécentres/Cybercentres
  • 5328/8254 Economie numérique
  • 2754/8254 Politique nationale
  • 7765/8254 Fintech
  • 801/8254 Noms de domaine
  • 2990/8254 Produits et services
  • 2293/8254 Faits divers/Contentieux
  • 1218/8254 Nouveau site web
  • 8254/8254 Infrastructures
  • 2651/8254 TIC pour l’éducation
  • 287/8254 Recherche
  • 381/8254 Projet
  • 5530/8254 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2735/8254 Sonatel/Orange
  • 2613/8254 Licences de télécommunications
  • 445/8254 Sudatel/Expresso
  • 1512/8254 Régulation des médias
  • 2164/8254 Applications
  • 1673/8254 Mouvements sociaux
  • 2569/8254 Données personnelles
  • 191/8254 Big Data/Données ouvertes
  • 932/8254 Mouvement consumériste
  • 554/8254 Médias
  • 1009/8254 Appels internationaux entrants
  • 2800/8254 Formation
  • 140/8254 Logiciel libre
  • 3194/8254 Politiques africaines
  • 1789/8254 Fiscalité
  • 265/8254 Art et culture
  • 888/8254 Genre
  • 2681/8254 Point de vue
  • 1564/8254 Commerce électronique
  • 2357/8254 Manifestation
  • 554/8254 Presse en ligne
  • 192/8254 Piratage
  • 325/8254 Téléservices
  • 1533/8254 Biométrie/Identité numérique
  • 472/8254 Environnement/Santé
  • 588/8254 Législation/Réglementation
  • 599/8254 Gouvernance
  • 2689/8254 Portrait/Entretien
  • 229/8254 Radio
  • 1172/8254 TIC pour la santé
  • 534/8254 Propriété intellectuelle
  • 89/8254 Langues/Localisation
  • 1721/8254 Médias/Réseaux sociaux
  • 3022/8254 Téléphonie
  • 299/8254 Désengagement de l’Etat
  • 1631/8254 Internet
  • 187/8254 Collectivités locales
  • 616/8254 Dédouanement électronique
  • 2196/8254 Usages et comportements
  • 1622/8254 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 863/8254 Audiovisuel
  • 5006/8254 Transformation digitale
  • 598/8254 Affaire Global Voice
  • 244/8254 Géomatique/Géolocalisation
  • 499/8254 Service universel
  • 1048/8254 Sentel/Tigo
  • 272/8254 Vie politique
  • 2368/8254 Distinction/Nomination
  • 51/8254 Handicapés
  • 1076/8254 Enseignement à distance
  • 1069/8254 Contenus numériques
  • 916/8254 Gestion de l’ARTP
  • 286/8254 Radios communautaires
  • 2917/8254 Qualité de service
  • 679/8254 Privatisation/Libéralisation
  • 203/8254 SMSI
  • 729/8254 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4214/8254 Innovation/Entreprenariat
  • 2199/8254 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 82/8254 Internet des objets
  • 261/8254 Free Sénégal
  • 1193/8254 Intelligence artificielle
  • 305/8254 Editorial
  • 96/8254 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous