OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Mars 2022 > Omar Cissé, DG INTOUCH SA : « Le Sénégal a tous les atouts pour créer des (…)

Omar Cissé, DG INTOUCH SA : « Le Sénégal a tous les atouts pour créer des champions dans les Fintech »

lundi 28 mars 2022

Portrait/Entretien

L’écosystème des Fintech au Sénégal est en pleine croissance pour une inclusion financière. Avec la présence diversifiée des Fintech, le pays pourrait se positionner comme leader au niveau de la sous-région. Mais, cette volonté d’éclosion doit être associée à une volonté politique pour faire de ce secteur un levier de croissance. C’est la conviction de Omar Cissé, fondateur du groupe INTOUCH SA, une Fintech panafricaine créée en 2014 et dont l’objectif est de démocratiser l’accès aux services financiers en Afrique où le taux de bancarisation reste très faible. L’ingénieur de conception en informatique, diplômé de l’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar et co-fondateur de Teranga Capital, est d’avis que le Sénégal peut créer des champions locaux si les pouvoirs publics s’impliquent dans l’accompagnement et la promotion du secteur. Dans cet entretien, celui qui a lancé CTIC Dakar, premier incubateur dans les Technologies en Afrique de l’Ouest francophone, fait une large analyse des Fintech sénégalaises.

Directeur général de INTOUCH SA, comment se porte votre structure depuis l’arrivée de la pandémie de Covid-19 ?

Nous avons connu une croissance continue depuis la création de INTOUCH et ceci a continué malgré la pandémie. Cette pandémie a été plutôt un accélérateur pour le business. Nous avons pu accompagner pendant cette période des milliers de nouveaux clients dans l’acceptation des paiements et la digitalisation des services.

INTOUCH est présente dans combien de pays à l’heure actuelle ? Qu’est- ce que vous proposez de plus, au-delà d’être un agrégateur de moyens de paiement ?

INTOUCH est aujourd’hui présente dans 11 pays : Sénégal, Côte d’ivoire, Mali, Burkina Faso, Guinée Conakry, Kenya, Cameroun, Nigeria, Tanzanie, Ouganda, Mozambique. Nous nous positionnons aujourd’hui comme un tiers de confiance. Nous permettons à nos clients de sécuriser leurs transactions avec les opérateurs, de sécuriser leurs revenus avec tout un dispositif de support et de réconciliation que nous mettons en place. Nous adaptons les moyens de paiement à leurs besoins en offrant des parcours spécifiques, nous assurons une intégration à leur système d’information comptable et nous gérons la compense avec leurs différentes parties prenantes. Nous nous positionnons comme le partenaire de confiance de chaque transaction digitale.

Dans un entretien récent avec Jeune Afrique vous évoquiez que votre fintech avait presque fait 1 milliard d’euros de transactions en 2020. Avez-vous dépassé ce chiffre deux ans après ?

Nous avions bien dépassé ce chiffre. En 2021, nous avons fait plus de 1,5 milliard d’euros de volume de transactions (plus de 1 000 milliards de FCFA). C’est un cap symbolique pour nous. Nous sommes très fiers d’avoir atteint cet objectif que nous nous étions fixé.

Vous avez plus d’une dizaine d’années d’expérience dans le secteur des Fintech, comment analysez-vous l’évolution de ce secteur au Sénégal, avec l’arrivée par exemple de nouveaux acteurs comme Wave ?

Le Sénégal a toujours été très dynamique dans le domaine du digital. Cela s’est accéléré récemment avec l’arrivée des nouveaux moyens de paiement. Les opérateurs historiques y ont largement contribué et l’arrivée de Wave participe aussi à dynamiser ce secteur. Cela a forcément fait évoluer plusieurs aspects dans le secteur. Je pense que les années à venir verront de plus en plus d’acteurs qui vont apporter des innovations dans le secteur. Cela devrait permettre, si tous les acteurs jouent le jeu, de dynamiser encore plus le domaine des Fintech au Sénégal.

Quelle analyse faites-vous par rapport à cette nouvelle concurrence entre Fintech au Sénégal ?

La concurrence est toujours positive pour un secteur tant qu’elle reste saine. Les acteurs sont obligés de faire évoluer leurs offres toujours au profit de l’utilisateur final qui en définitive en est le plus grand gagnant. Cette arrivée de nouveaux acteurs a permis d’inclure financièrement des populations qui ne bénéficiaient pas encore des services financiers et d’améliorer le modèle économique proposé sur le marché. Cela n’est cependant pas sans conséquence sur certains acteurs qui sont dans la chaîne de valeur.

Vous avez plus d’une dizaine d’années d’expérience dans le secteur des Fintech, comment analysez-vous l’évolution de ce secteur au Sénégal, avec l’arrivée par exemple de nouveaux acteurs comme Wave ?
Le Sénégal a toujours été très dynamique dans le domaine du digital. Cela s’est accéléré récemment avec l’arrivée des nouveaux moyens de paiement. Les opérateurs historiques y ont largement contribué et l’arrivée de Wave participe aussi à dynamiser ce secteur. Cela a forcément fait évoluer plusieurs aspects dans le secteur. Je pense que les années à venir verront de plus en plus d’acteurs qui vont apporter des innovations dans le secteur. Cela devrait permettre, si tous les acteurs jouent le jeu, de dynamiser encore plus le domaine des Fintech au Sénégal.

Quelle analyse faites-vous par rapport à cette nouvelle concurrence entre Fintech au Sénégal ?

La concurrence est toujours positive pour un secteur tant qu’elle reste saine. Les acteurs sont obligés de faire évoluer leurs offres toujours au profit de l’utilisateur final qui en définitive en est le plus grand gagnant. Cette arrivée de nouveaux acteurs a permis d’inclure financièrement des populations qui ne bénéficiaient pas encore des services financiers et d’améliorer le modèle économique proposé sur le marché. Cela n’est cependant pas sans conséquence sur certains acteurs qui sont dans la chaîne de valeur.

Qu’est-ce qui bloque l’essor des Fintech au-delà du problème de la réglementation du secteur et du financement tant décrié par les acteurs ? Quel est le véritable défi à relever ?

Les Fintech ne se développeront que s’il existe un environnement favorable ou toutes les parties prenantes jouent leur rôle. Cet écosystème est bien plus mature dans certains pays anglophones, ce qui facilite le développement des Fintech dans ces pays. Ceci devrait être d’abord accompagné par une vision volontariste de l’Etat.

Ma conviction est que si nous devons développer un secteur de manière pérenne, il faut de manière volontariste créer des champions qui vont tirer l’écosystème vers le haut. Le Sénégal a tous les atouts aujourd’hui pour créer ces champions si la volonté politique existe.

Dans le domaine de l’entrepreneuriat, comment le Sénégal pourrait-il se positionner en tant que hub numérique leader en Afrique depuis l’adoption de sa stratégie « Sénégal Numérique 2025 » ?

Nous parlons beaucoup d’entreprenariat au Sénégal, mais nous n’y arriverons que si nous mettons en œuvre une stratégie cohérente dans ce sens. Les initiatives éparses ne pourront pas nous permettre d’atteindre des résultats significatifs si nous n’arrivons pas à bâtir toute une chaîne qui partirait de la formation jusqu’au développement de champions, en passant par le renforcement de toutes les structures d’accompagnement au niveau des différents maillons de la chaîne. Je pense que la vision intègre cela, mais nous pêchons encore dans la mise en œuvre.

(Source : Social Net Link, 28 mars 2022)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4755/5500 Régulation des télécoms
  • 392/5500 Télécentres/Cybercentres
  • 3897/5500 Economie numérique
  • 1876/5500 Politique nationale
  • 5472/5500 Fintech
  • 560/5500 Noms de domaine
  • 2392/5500 Produits et services
  • 1617/5500 Faits divers/Contentieux
  • 813/5500 Nouveau site web
  • 5500/5500 Infrastructures
  • 2094/5500 TIC pour l’éducation
  • 192/5500 Recherche
  • 257/5500 Projet
  • 3731/5500 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1962/5500 Sonatel/Orange
  • 1734/5500 Licences de télécommunications
  • 304/5500 Sudatel/Expresso
  • 1134/5500 Régulation des médias
  • 1389/5500 Applications
  • 1199/5500 Mouvements sociaux
  • 1902/5500 Données personnelles
  • 136/5500 Big Data/Données ouvertes
  • 641/5500 Mouvement consumériste
  • 375/5500 Médias
  • 694/5500 Appels internationaux entrants
  • 1808/5500 Formation
  • 109/5500 Logiciel libre
  • 2206/5500 Politiques africaines
  • 1106/5500 Fiscalité
  • 180/5500 Art et culture
  • 657/5500 Genre
  • 1900/5500 Point de vue
  • 1096/5500 Commerce électronique
  • 1611/5500 Manifestation
  • 340/5500 Presse en ligne
  • 149/5500 Piratage
  • 232/5500 Téléservices
  • 1021/5500 Biométrie/Identité numérique
  • 322/5500 Environnement/Santé
  • 365/5500 Législation/Réglementation
  • 387/5500 Gouvernance
  • 1932/5500 Portrait/Entretien
  • 160/5500 Radio
  • 881/5500 TIC pour la santé
  • 319/5500 Propriété intellectuelle
  • 68/5500 Langues/Localisation
  • 1193/5500 Médias/Réseaux sociaux
  • 2156/5500 Téléphonie
  • 217/5500 Désengagement de l’Etat
  • 1182/5500 Internet
  • 117/5500 Collectivités locales
  • 487/5500 Dédouanement électronique
  • 1194/5500 Usages et comportements
  • 1131/5500 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 638/5500 Audiovisuel
  • 3681/5500 Transformation digitale
  • 404/5500 Affaire Global Voice
  • 176/5500 Géomatique/Géolocalisation
  • 345/5500 Service universel
  • 720/5500 Sentel/Tigo
  • 220/5500 Vie politique
  • 1641/5500 Distinction/Nomination
  • 34/5500 Handicapés
  • 767/5500 Enseignement à distance
  • 783/5500 Contenus numériques
  • 671/5500 Gestion de l’ARTP
  • 200/5500 Radios communautaires
  • 1906/5500 Qualité de service
  • 459/5500 Privatisation/Libéralisation
  • 157/5500 SMSI
  • 495/5500 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2970/5500 Innovation/Entreprenariat
  • 1433/5500 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 51/5500 Internet des objets
  • 187/5500 Free Sénégal
  • 826/5500 Intelligence artificielle
  • 228/5500 Editorial
  • 3/5500 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5500 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous