OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Nigeria : près de 9 fintech sur 10 utilisent l’IA pour lutter contre la fraude

Nigeria : près de 9 fintech sur 10 utilisent l’IA pour lutter contre la fraude

mardi 3 février 2026

Intelligence artificielle

Au Nigeria, la généralisation de l’intelligence artificielle dans les fintech révèle moins une course à l’innovation qu’une réponse pragmatique à l’explosion des risques. Les acteurs l’utilisent désormais pour traquer surtout la fraude. Mais des freins persistent.

Environ 87,5 % des fintech nigérianes ont recours à l’intelligence artificielle (IA) pour la détection des fraudes, selon une enquête publiée par la Central Bank of Nigeria.

Ces chiffres figurent dans le Fintech Report 2025, publié lundi 2 février 2026 dans le cadre de la série Policy Insight de la Banque centrale. Le rapport s’appuie sur une enquête nationale menée auprès des acteurs du secteur, un atelier à huis clos organisé en juin 2025 et une table ronde tenue en octobre.

La détection de la fraude apparaît comme le principal cas d’usage de l’IA, loin devant d’autres applications telles que le service client ou l’évaluation du risque de crédit.

Selon le rapport, 62,5 % des fintech interrogées utilisent des « chatbots » alimentés par l’IA pour la relation client, tandis que 37,5 % y ont recours pour le « scoring » de crédit et la modélisation des risques. La même proportion applique l’IA aux processus d’entrée en relation client et de connaissance du client (KYC). 12,5 % des entreprises sondées déclarent ne pas utiliser l’IA à ce stade.

« L’IA est largement adoptée dans la fintech nigériane, principalement pour la gestion des risques et l’efficacité opérationnelle. La fraude constitue un problème majeur pour le secteur », souligne le rapport, qui qualifie ce phénomène de « grand enjeu industriel » lors des échanges entre régulateurs et opérateurs.

Une croissance rapide sous pression

Ces conclusions interviennent dans un contexte de forte expansion des services financiers numériques. Au Nigeria, les institutions financières ont traité près de 11 milliards de transactions de paiement instantané en 2024, soit plus du double du volume enregistré en 2022, ce qui hisse le marché parmi les marchés de paiement en temps réel les plus actifs au monde.

Mais la Banque centrale avertit que cette numérisation accélérée élargit la surface de risque du système financier. Fraude, contrôles internes insuffisants dans certaines entreprises en forte croissance et criminalité financière transfrontalière demeurent des préoccupations, malgré le renforcement des dispositifs de lutte contre le blanchiment et la sortie récente du pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).

Intérêt pour une IA encadrée

Malgré l’accent mis sur la lutte contre la fraude, selon le document, les fintech expriment un fort appétit pour un déploiement plus large de l’IA, à condition de bénéficier d’un cadre réglementaire plus clair.

Près de 62,5 % des répondants se disent très intéressés par la participation à un bac à sable (Sandbox) réglementaire dédié à l’IA, tandis que 75 % placent en priorité l’utilisation éthique et transparente de ces technologies dans les décisions de crédit et de gestion du risque.

Le rapport estime que, à mesure que l’IA devient un outil central des services financiers, les capacités de supervision et de gouvernance devront évoluer au même rythme.

Des freins persistants

Les fintech identifient toutefois plusieurs obstacles à l’adoption à grande échelle de l’IA. Le manque de talents techniques et l’incertitude réglementaire sont cités par 37,5 % des entreprises comme des freins majeurs.

Par ailleurs, 50 % des répondants estiment que l’accès à des données de qualité et à des infrastructures adaptées constitue la condition la plus critique pour développer l’IA, et met en avant le rôle des infrastructures publiques numériques, telles que l’identité numérique et les cadres de partage des données.

Fiacre E. Kakpo

(Source : Agence Ecofin, 3 février 2026)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6582/8109 Régulation des télécoms
  • 544/8109 Télécentres/Cybercentres
  • 5338/8109 Economie numérique
  • 2688/8109 Politique nationale
  • 7641/8109 Fintech
  • 789/8109 Noms de domaine
  • 2961/8109 Produits et services
  • 2264/8109 Faits divers/Contentieux
  • 1186/8109 Nouveau site web
  • 8109/8109 Infrastructures
  • 2603/8109 TIC pour l’éducation
  • 286/8109 Recherche
  • 392/8109 Projet
  • 5402/8109 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2749/8109 Sonatel/Orange
  • 2581/8109 Licences de télécommunications
  • 440/8109 Sudatel/Expresso
  • 1510/8109 Régulation des médias
  • 2183/8109 Applications
  • 1637/8109 Mouvements sociaux
  • 2553/8109 Données personnelles
  • 200/8109 Big Data/Données ouvertes
  • 917/8109 Mouvement consumériste
  • 554/8109 Médias
  • 1021/8109 Appels internationaux entrants
  • 2687/8109 Formation
  • 141/8109 Logiciel libre
  • 3143/8109 Politiques africaines
  • 1704/8109 Fiscalité
  • 253/8109 Art et culture
  • 888/8109 Genre
  • 2637/8109 Point de vue
  • 1550/8109 Commerce électronique
  • 2326/8109 Manifestation
  • 559/8109 Presse en ligne
  • 192/8109 Piratage
  • 320/8109 Téléservices
  • 1491/8109 Biométrie/Identité numérique
  • 461/8109 Environnement/Santé
  • 562/8109 Législation/Réglementation
  • 585/8109 Gouvernance
  • 2698/8109 Portrait/Entretien
  • 223/8109 Radio
  • 1182/8109 TIC pour la santé
  • 541/8109 Propriété intellectuelle
  • 87/8109 Langues/Localisation
  • 1676/8109 Médias/Réseaux sociaux
  • 2995/8109 Téléphonie
  • 302/8109 Désengagement de l’Etat
  • 1613/8109 Internet
  • 181/8109 Collectivités locales
  • 618/8109 Dédouanement électronique
  • 2132/8109 Usages et comportements
  • 1604/8109 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 845/8109 Audiovisuel
  • 4881/8109 Transformation digitale
  • 601/8109 Affaire Global Voice
  • 247/8109 Géomatique/Géolocalisation
  • 484/8109 Service universel
  • 1037/8109 Sentel/Tigo
  • 266/8109 Vie politique
  • 2325/8109 Distinction/Nomination
  • 53/8109 Handicapés
  • 1074/8109 Enseignement à distance
  • 1047/8109 Contenus numériques
  • 906/8109 Gestion de l’ARTP
  • 279/8109 Radios communautaires
  • 2836/8109 Qualité de service
  • 662/8109 Privatisation/Libéralisation
  • 205/8109 SMSI
  • 705/8109 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4140/8109 Innovation/Entreprenariat
  • 2153/8109 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 71/8109 Internet des objets
  • 261/8109 Free Sénégal
  • 1070/8109 Intelligence artificielle
  • 311/8109 Editorial
  • 65/8109 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous