Modernisation de l’état civil : le Sénégal franchit le cap des 77 % de digitalisation
vendredi 18 septembre 2026
La digitalisation des centres d’état civil au Sénégal a atteint un taux d’avancement de 77 %, a indiqué le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), Matar Ndao. Il a souligné les progrès réalisés dans la modernisation du système, tout en relevant les défis liés à l’archivage et à la fraude documentaire.
« Dans le chantier de la digitalisation, on peut dire aujourd’hui qu’on est à 77 % d’avancement », a déclaré Matar Ndao, jeudi, en marge d’une activité culturelle organisée par l’association Kékendo, dont il est le parrain.
Cette transformation, d’après l’APS, permet désormais aux citoyens d’effectuer à distance certaines démarches liées à l’état civil. Le directeur général de l’ANEC a notamment évoqué la mise en place d’une plateforme permettant aux Sénégalais, y compris ceux établis à Mbour, de demander en ligne des actes de naissance ou de mariage, ainsi que des documents relatifs à la filiation.
Malgré ces avancées, plusieurs défis restent à relever, notamment dans les domaines de l’archivage et de la lutte contre la fraude documentaire. Pour Matar Ndao, la sécurisation de l’état civil demeure un enjeu majeur, celui-ci constituant « l’identité juridique de tout Sénégalais ».
Le directeur général de l’ANEC a cité, à titre d’illustration, le cas récent d’un Sénégalais décédé en France, dont le rapatriement de la dépouille avait été retardé en raison d’incohérences relevées dans ses documents d’état civil. Il a indiqué que la situation avait finalement été réglée.
Dans le cadre de la lutte contre la fraude documentaire, Matar Ndao a annoncé son intention de renforcer la collaboration avec l’association Kékendo. Il envisage à cet effet la mise en place d’un partenariat ou d’une convention destinée à mener des actions de sensibilisation et de lutte contre les irrégularités liées aux documents d’état civil.
Le directeur général de l’ANEC a également expliqué son choix de parrainer les « 72 heures de Kékendo », en établissant un lien entre identité juridique et identité culturelle. « Je pense que l’identité colle très bien avec la culture », a-t-il déclaré, faisant notamment référence aux liens entre les cultures mandingue et sérère.
Matar Ndao a par ailleurs salué le rôle du guide de l’association Kékendo, Baye Cissé, et exprimé la disponibilité de l’ANEC à accompagner les initiatives de l’association. Il a notamment évoqué les besoins d’assistance et d’accompagnement auxquels celle-ci peut être confrontée.
Selon lui, le guide de Kékendo pourrait également contribuer aux actions de sensibilisation et de formation envisagées dans le cadre de la collaboration avec l’ANEC. Matar Ndao a enfin sollicité des prières pour la réussite de la mission de l’Agence et pour la paix au Sénégal, estimant que la stabilité constitue une condition nécessaire à la réalisation des différents chantiers engagés.
(Source : Le Soleil, 18 septembre 2026)
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