OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Janvier 2022 > Mobile Tax au Cameroun : délestage malvenu ou exigence fondamentale ?

Mobile Tax au Cameroun : délestage malvenu ou exigence fondamentale ?

mardi 18 janvier 2022

Fiscalité

Le Cameroun à travers la loi des finances pour l’exercice 2022 a institué une taxe sur les transferts d’argents pour un taux doublé à 0,2% depuis le 1er janvier sur fond de contestations et de crise.

« La taxation existait mais a juste été augmentée et validée par les autorités compétentes. Elle n’est pas bienvenue car elle arrive au moment où les gens ont plutôt beaucoup de difficultés économiques empirées par l’avènement de la crise sanitaire liée à la Covid-19 », a dit Simon Crépin Bikele, un expert socio économiste camerounais contacté par Cio Mag.

Selon son observation, les populations qui réclament et revendiquent depuis longtemps une baisse significative des coûts de communications et de transactions mobiles auraient mieux accueilli une baisse des frais dans le contexte actuel.

« Alors que les gens croyaient avoir tourné le dos à des services qui leur ajoutent des frais qu’ils n’approuvent pas on leur fait cette annonce. Les populations ne peuvent pas accepter quelque chose qui vient les appauvrir et les délester des moyens dans une période où ces transferts auraient pu être gratuits et alors que leur résilience est mise en mal, » a-t-il expliqué.

Pour lui, cette nouvelle donne a plus d’inconvénients que d’avantages dans le sens où elle affecte le pouvoir d’achat du consommateur camerounais et peut susciter un ralentissement des activités chez les opérateurs téléphoniques qui faisaient déjà de bonnes affaires à travers ce moyen-là.

A noter que selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), 10 883 milliards de fcfa ont circulé via les transactions d’argent mobile en 2020 au Cameroun soit plus de 73% de la sous-région.

La principale institution monétaire de la Communauté économique et monétaire sous régionale a alerté sur l’impact que l’imposition de taxe sur les transactions de monnaie électronique pouvait entraîner sur la marche vers l’inclusion financière.

Un possible « ralentissement » selon la BEAC qui trouve important pour les Etats, les prestataires de paiement et elle-même d’avoir « une approche économique globale, concertée qui viserait à permettre notamment l’élargissement de l’assiette fiscale, une évolution de la stratégie de taxation des États qui ne pénalise pas le développement de l’activité des paiements électroniques, mais au contraire d’accroître le niveau de l’inclusion financière, le niveau de l’acceptation commerçant (y compris informels) ».

Crepin Bikele pense que les ligues de consommateurs peuvent se mobiliser afin de renverser la vapeur en obtenant auprès des autorités, une annulation ou des mesures compensatoires.

Ces organisations se sont en effet indignées face au « taux exorbitant » de cette taxe selon la Ligue Camerounaise des Consommateurs (LCC) qui trouve que cette mesure ne prend pas en compte le consommateur.

Une aubaine pour le contribuable
L’Association camerounaise pour la défense du droit du contribuable (ACDC) a également dit non à la double imposition introduite dans le projet de loi de finance 2022 car « on ne peut pas prélever l’impôt deux fois sur une même transaction ».

L’ACDC qui prône la justice fiscale, avait bien avant la mise en application de cette taxe, invité le parlement à en tenir compte.

Mais pour le fisc camerounais, « la satisfaction du contribuable est une exigence fondamentale à laquelle le Mobile Tax tente de répondre à travers ses atouts », comme il l’explique dans son guide sur la taxation mobile.

Lesdits atouts qui y sont cités sont entre autres la modernisation de l’administration de l’impôt en proposant plusieurs modes alternatifs de paiement des impôts aux contribuables, la fourniture d’une meilleure qualité de service au contribuable afin d’améliorer le civisme fiscal, la réduction du coût de la discipline fiscale en limitant les déplacements physiques des contribuables auprès des guichets fiscaux.

Mais aussi la fluidification et la simplification des procédures de paiement afin de faciliter aux usagers l’accomplissement de leurs obligations fiscales ainsi que la sécurisation des recettes fiscales par l’élimination de la manipulation des espèces.

On y lit également qu’au total, « le Mobile Tax permet à l’administration fiscale de garantir au contribuable un service moderne qui allie proximité et confort ».

Aurore Bonny

(Source : CIO Mag, 18 janvier 2022)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4382/5090 Régulation des télécoms
  • 355/5090 Télécentres/Cybercentres
  • 3644/5090 Economie numérique
  • 1788/5090 Politique nationale
  • 5043/5090 Fintech
  • 523/5090 Noms de domaine
  • 2197/5090 Produits et services
  • 1487/5090 Faits divers/Contentieux
  • 789/5090 Nouveau site web
  • 5090/5090 Infrastructures
  • 1772/5090 TIC pour l’éducation
  • 191/5090 Recherche
  • 248/5090 Projet
  • 3571/5090 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1875/5090 Sonatel/Orange
  • 1668/5090 Licences de télécommunications
  • 280/5090 Sudatel/Expresso
  • 1503/5090 Régulation des médias
  • 1310/5090 Applications
  • 1093/5090 Mouvements sociaux
  • 1765/5090 Données personnelles
  • 129/5090 Big Data/Données ouvertes
  • 617/5090 Mouvement consumériste
  • 369/5090 Médias
  • 665/5090 Appels internationaux entrants
  • 1671/5090 Formation
  • 92/5090 Logiciel libre
  • 2312/5090 Politiques africaines
  • 1051/5090 Fiscalité
  • 171/5090 Art et culture
  • 637/5090 Genre
  • 1735/5090 Point de vue
  • 1167/5090 Commerce électronique
  • 1501/5090 Manifestation
  • 330/5090 Presse en ligne
  • 126/5090 Piratage
  • 207/5090 Téléservices
  • 915/5090 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5090 Environnement/Santé
  • 358/5090 Législation/Réglementation
  • 361/5090 Gouvernance
  • 1830/5090 Portrait/Entretien
  • 152/5090 Radio
  • 795/5090 TIC pour la santé
  • 284/5090 Propriété intellectuelle
  • 60/5090 Langues/Localisation
  • 1184/5090 Médias/Réseaux sociaux
  • 2131/5090 Téléphonie
  • 197/5090 Désengagement de l’Etat
  • 1082/5090 Internet
  • 122/5090 Collectivités locales
  • 411/5090 Dédouanement électronique
  • 1129/5090 Usages et comportements
  • 1061/5090 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 576/5090 Audiovisuel
  • 3536/5090 Transformation digitale
  • 390/5090 Affaire Global Voice
  • 209/5090 Géomatique/Géolocalisation
  • 325/5090 Service universel
  • 670/5090 Sentel/Tigo
  • 179/5090 Vie politique
  • 1550/5090 Distinction/Nomination
  • 35/5090 Handicapés
  • 707/5090 Enseignement à distance
  • 795/5090 Contenus numériques
  • 619/5090 Gestion de l’ARTP
  • 182/5090 Radios communautaires
  • 1769/5090 Qualité de service
  • 442/5090 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5090 SMSI
  • 566/5090 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2848/5090 Innovation/Entreprenariat
  • 1435/5090 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5090 Internet des objets
  • 175/5090 Free Sénégal
  • 898/5090 Intelligence artificielle
  • 208/5090 Editorial
  • 2/5090 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5090 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous