OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Mars 2019 > Mobile money/Mobile banking : La guerre des transferts

Mobile money/Mobile banking : La guerre des transferts

vendredi 8 mars 2019

Fintech

Très souvent associés, le Mobile money et le Mobile banking sont pourtant différents, malgré leurs traits de ressemblance. Selon M. Djibril Diallo, ancien directeur de Tigo Cash, le Mobile Money est l’ensemble des services qui tournent autour de la monnaie électronique et qui utilisent le téléphone mobile comme outil principal de transaction pour le client. A la place des outils traditionnels que sont les espèces, le chèque ou la carte bancaire, on utilise de la monnaie électronique et un téléphone portable pour effectuer des paiements, des transferts, ou aussi accéder à des transactions financières plus élaborées comme le nano-crédit ou la micro-assurance. « Nous parlerons généralement des Services financiers sur mobile (Mfs = Mobile Financial Services), car le mobile est l’outil indispensable pour l’offre de ce type de service. Le Mobile banking est, en revanche, un service qui se définit comme l’accès à la banque par le biais du téléphone mobile. Si le téléphone portable y est aussi l’outil de mise en relation avec la banque, il permet de facto d’effectuer des transactions de paie- ments, de transferts, voire autres (par exemple : une commande de chéquier ou de carte bancaire) », explique-t-il. Même si la téléphonie reste leur cœur de métier, les opérateurs de télécommunications accordent une place de plus en plus importante au Mobile money. Orange Money, Tigo Cash et, dans une moindre mesure, E-Money (ex- presso) ont envahi le marché de la monnaie électronique et ne cessent de grignoter des parts de marché. Pour en profiter au maximum et en toute légalité, ils se sont entourés d’un maximum de garanties en obéissant à la lettre aux nouvelles règles fixées par la Bceao. En effet, pour encadrer la montée en puissance du mobile money dans la zone Uemoa, la Bceao exige, désormais, que les opérateurs de télécommunications obtiennent un agrément d’Etablissement de monnaie élec- tronique (Eme), afin d’effectuer leurs activités dans un cadre de responsabilité étendue.

Les opérateurs se bancarisent

Selon Alex Corenthin, formateur en informatique à l’Ecole supérieure polytechnique et directeur des systèmes d’information de l’Ucad, avec cette nouvelle donne, « les opérateurs de télécommunications titulaires d’une licence de monnaie électronique n’ont aucun avantage à prêter leurs infrastructures pour gérer des transactions concurrentes. On ne peut pas parler de guerre, mais d’une concurrence exacerbée par ces nouveaux intervenants dans le système de transfert d’argent qui diminue le nombre d’acteurs dans la chaîne qui se limite à l’agence et à l’opérateur », analyse-t-il. En plus d’être en phase avec la réglementation, les opérateurs lorgnent sur d’autres niches. Samba Diop, chef du département gestion des partenaires de Sonatel, estime qu’« à travers Orange Money, l’objectif, c’est vraiment l’e-commerce, parce que la bancarisation et la monétisa- tion des contenus sur le web et sur les applications mobiles sont encore faibles au Sénégal ».

Ainsi, petit à petit, les opérateurs mettent le pied dans le jardin des banques. Mais, pour Oumar Diallo, spécialiste des Fintech, « le mobile Banking est plutôt un prolongement et une digitalisation de la banque. Il permet à la banque de réduire les délais de traitement des opérations classiques et offre une traçabilité des opérations. Le Mobile Banking a un champ d’application généralement restreint dans la clientèle de la banque. Par conséquent, il s’applique à un parc de clients déjà existant donc déjà bancarisé. Par contre, le mobile money a un champ d’application plus important avec une clientèle large car fonctionnant en Ussd ou par internet.

Les banques sonnent la riposte

Les banques voient de nouveaux acteurs envahir un secteur qui, jusqu’ici, était leur chasse gardée. Même si Souleymane Soumaré, directeur général de l’Association des professionnels des banques et des établissements financiers (Apbef), refuse d’admettre une concurrence entre les banques et les opérateurs, il reconnaît, toutefois, que « la concurrence n’est jamais loin ». Car, dit-il, « rien n’empêche à une banque d’être une institution de monnaie électronique ». Justement, ayant remarqué le marché que constitue le Mobile money, certaines banques ont commencé à mettre en place des services dédiés. Yup (Sgbs), Sûr (Bdk)… en sont des exemples.

En effet, avec l’agrément déjà obtenu, elles ont la possibilité de se lancer dans la monnaie électronique sans faire une nouvelle demande. Là où l’opérateur de téléphonie qui veut faire du Mobile money doit forcément souscrire à une demande d’agrément à la banque centrale. Aujourd’hui, avec Yup (Sgbs), Sûr (Bdk)… les banques rivalisent avec les opérateurs. Pour Fatoumata Bah, directrice marketing de Yup, à la base, « ce sont les opérateurs qui ont créé le Mobile money. En quelque sorte, ce sont donc les banques qui les ont rejoints (ce secteur, ndlr), mais avec des normes bancaires. Et vu que la réglementation se durcit, les opérateurs devront, à leur tour, se transformer pour se rapprocher du modèle bancaire », indique-t-elle.

Moyen d’inclusion financière

Malgré la forte présence des structures bancaires, l’inclusion financière reste un gros défi. De l’avis d’Alex Corenthin, c’est cette niche que les opérateurs ont exploré pour en tirer le maximum de profits. Aujourd’hui qu’ils ont l’agrément d’Etablissement de monnaie électronique (Eme) délivré par la banque centrale, les opérateurs, renforcés par leur fort taux de couverture et l’accroissement exponentiel de la téléphonie mobile et des Smartphones, offrent des produits et services financiers à toute leur clientèle. « De ce point de vue, le Mobile money est un outil extraordinaire d’inclusion financière », indique M. Corenthin. Directrice de Yup, plateforme mise en place par la Sgbs pour occuper le segment Mobile money, Fatoumata Bah considère que les banques ont compris la nécessité d’allier Mobile money et Mobile banking pour toucher le maximum de monde. Car, estime-t-elle, le Mobile money permet d’enrôler des personnes non bancarisées et d’offrir des services adaptés, qu’elles n’ont pas avec les banques classiques ». A en croire Oumar Diallo, spécialiste des Fintech, « les banques commerciales, du fait de certaines exigences, sont inaccessibles à une partie de la population, alors que le mobile, aujourd’hui, est dans tous les foyers. C’est ce qui a encouragé la création du M- paiement et les opérateurs s’en donnent à cœur joie. Le Mobile money est, sans nul doute, le meilleur moyen d’inclusion financière ». Quoi qu’il en soit, la donne est claire. Aujourd’hui, en plus de leur cœur de métier respectif, chaque secteur a ajouté une corde à son arc pour une bataille qui s’annonce rude.

Les limites du Mobile money

Ancien directeur de Mobile Cash Sa et de Tigo Cash, Djibril Diallo est spécialiste de la monnaie électronique. Selon lui, les limites du Mobile money sont inhérentes à son mode de fonctionnement : valeur des montants des transactions relativement faibles, simplification à l’accès, etc. « On ne peut pas recourir au Mobile money pour le financement de projets importants ou complexes, le paiement de fortes sommes ou pour effectuer des opérations financières complexes », explique l’actuel directeur de Transferto.
Cependant, dit-il, grâce aux innovations technologiques et services associés, le mobile money a tendance à repousser ces limites.

« Aujourd’hui, des services que personne n’imaginait, il y a une dizaine d’années, lors de la naissance du Mobile money, sont désormais monnaie courante ; les transferts transfrontaliers, par exemple ».

O. Fédior

(Source : Le Soleil, 8 mars 2019)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5856/6920 Régulation des télécoms
  • 462/6920 Télécentres/Cybercentres
  • 4449/6920 Economie numérique
  • 2233/6920 Politique nationale
  • 6546/6920 Fintech
  • 677/6920 Noms de domaine
  • 2399/6920 Produits et services
  • 2045/6920 Faits divers/Contentieux
  • 1119/6920 Nouveau site web
  • 6920/6920 Infrastructures
  • 2298/6920 TIC pour l’éducation
  • 232/6920 Recherche
  • 317/6920 Projet
  • 4612/6920 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2251/6920 Sonatel/Orange
  • 2259/6920 Licences de télécommunications
  • 422/6920 Sudatel/Expresso
  • 1331/6920 Régulation des médias
  • 1763/6920 Applications
  • 1377/6920 Mouvements sociaux
  • 2229/6920 Données personnelles
  • 146/6920 Big Data/Données ouvertes
  • 825/6920 Mouvement consumériste
  • 455/6920 Médias
  • 871/6920 Appels internationaux entrants
  • 2272/6920 Formation
  • 128/6920 Logiciel libre
  • 2848/6920 Politiques africaines
  • 1471/6920 Fiscalité
  • 202/6920 Art et culture
  • 739/6920 Genre
  • 2561/6920 Point de vue
  • 1334/6920 Commerce électronique
  • 1949/6920 Manifestation
  • 455/6920 Presse en ligne
  • 144/6920 Piratage
  • 251/6920 Téléservices
  • 1211/6920 Biométrie/Identité numérique
  • 404/6920 Environnement/Santé
  • 433/6920 Législation/Réglementation
  • 535/6920 Gouvernance
  • 2473/6920 Portrait/Entretien
  • 169/6920 Radio
  • 1057/6920 TIC pour la santé
  • 378/6920 Propriété intellectuelle
  • 73/6920 Langues/Localisation
  • 1346/6920 Médias/Réseaux sociaux
  • 2625/6920 Téléphonie
  • 237/6920 Désengagement de l’Etat
  • 1427/6920 Internet
  • 123/6920 Collectivités locales
  • 559/6920 Dédouanement électronique
  • 1660/6920 Usages et comportements
  • 1375/6920 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 733/6920 Audiovisuel
  • 4167/6920 Transformation digitale
  • 600/6920 Affaire Global Voice
  • 210/6920 Géomatique/Géolocalisation
  • 418/6920 Service universel
  • 923/6920 Sentel/Tigo
  • 197/6920 Vie politique
  • 2019/6920 Distinction/Nomination
  • 40/6920 Handicapés
  • 970/6920 Enseignement à distance
  • 935/6920 Contenus numériques
  • 747/6920 Gestion de l’ARTP
  • 188/6920 Radios communautaires
  • 2437/6920 Qualité de service
  • 637/6920 Privatisation/Libéralisation
  • 172/6920 SMSI
  • 571/6920 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3726/6920 Innovation/Entreprenariat
  • 2005/6920 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 60/6920 Internet des objets
  • 227/6920 Free Sénégal
  • 1057/6920 Intelligence artificielle
  • 326/6920 Editorial
  • 81/6920 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous