Médiats et TICS : Les enjeux des contenus numériques passés au crible
mercredi 23 décembre 2009
Une réflexion sur les enjeux des contenus numériques, à l’heure de la convergence entre médiats et nouvelles technologies de l’Information, initiée par la Commission nationale pour l’Unesco, réunit des experts pendant deux jours, à Dakar.
Presse en ligne, programmes d’alphabétisation et d’éducation sur le web, télévision et bouquets satellites, réseaux câblés, etc. sont autant d’opportunités offertes par la convergence entre médiats, nouvelles technologies de l’information et de la communication et télécommunication. Partant de ce constat, la Commission nationale du Sénégal pour l’Unesco réunit depuis hier, à Dakar, juristes, enseignants, experts, hommes de presse pour échanger avec des invités venus du Mali et de la Gambie, sur l’impact de ce phénomène de convergence en Afrique. Ils échangeront, jusqu’à cet après-midi, autour de trois panels portant sur « Les contenus locaux dans les réseaux numériques », « Environnement juridique des réseaux de communications numériques » et « Impact des technologies numériques sur la production et la diffusion de contenus ».
Selon Moustapha Tambédou, secrétaire général de la Commission sénégalaise pour l’Unesco, maître d’œuvre de ce séminaire sous-régional, la mondialisation exacerbe l’ambition légitime de tous les peuples. D’où cette réflexion de deux jours sur les contenus dans le numérique. Une réflexion qui, estime Moustapha Tambadou, englobe des questions aussi cruciales que la production, l’acquisition et la diffusion du savoir, les préalables et la finalité culturelles du développement, sans oublier la maîtrise indispensable pour les acteurs, des portées positives, comme négatives, des éléments qu’ils mettent en ligne.
En ouvrant les travaux de ce séminaire, Alioune Ndiaye, directeur de Cabinet du ministre de l’Enseignement élémentaire, du Moyen secondaire et des Langues nationales a relevé, lui, que la révolution numérique contribue à associer de larges franges de la population, notamment de la jeunesse, à tous les aspects de la conception et de la mise en œuvre des politiques de développement national. En soulignant la priorité que le Sénégal accorde à l’utilisation des technologies de l’Information et de la Communication dans le système éducatif, Alioune Ndiaye, a dit la conviction des autorités de l’utilisation des supports numériques dans l’espace éducatif pour permettre une large diffusion des savoirs. Cela pour également toucher un nombre impressionnant d’apprenants et, par conséquent, avoir des bonds qualitatifs appréciables. M. Ndiaye a alors rappelé le projet « Seneclic », entrepris par le Sénégal afin de doter des établissements scolaires de salles informatiques et de former les maîtres à l’utilisation des supports numériques dans les enseignements et apprentissages. Hier, Abdoulaye Diatta, directeur du Projet des volontaires de l’Education, a été invité, au cours du premier panel, à présenter la Formation à distance.
Omar Diouf
(Source : Le Soleil, 23 décembre 2009)