OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Avril 2026 > Mauritanie : quatre candidats en lice pour les licences 5G

Mauritanie : quatre candidats en lice pour les licences 5G

samedi 4 avril 2026

Téléphonie

Environ 27 % de la population mauritanienne n’était pas couverte par la 4G en 2024, selon l’UIT. Par ailleurs, près de 54 % de la population n’utilisait pas Internet.

La Mauritanie franchit une nouvelle étape vers l’introduction de la 5G. Le régulateur télécoms a annoncé avoir reçu quatre dossiers d’opérateurs et de fournisseurs d’accès à Internet (FAI), jugés techniquement conformes à l’issue de l’appel d’offres clôturé le 30 mars.

Dans un communiqué publié jeudi 2 avril, l’Autorité de régulation (ARE) précise les scores obtenus par les candidats à l’évaluation technique. L’opérateur Mattel arrive en tête avec 81 points sur 100, suivi de Mauritel (76 points) et Chinguitel (72 points). Le FAI Rimatel a obtenu 71 points. La séance publique d’ouverture des offres financières est prévue pour le 7 avril.

Une préparation déjà engagée

La Mauritanie poursuit sa préparation au déploiement commercial de la 5G. L’appel d’offres pour l’attribution des licences, lancé le 2 décembre, devait initialement s’achever le 15 janvier, avant d’être successivement reporté au 17 puis au 30 mars. Au total, jusqu’à quatre licences devraient être attribuées.

Cette dynamique s’inscrit dans les priorités des autorités pour l’année 2026. En janvier, lors de la présentation du programme d’action annuel du gouvernement, le Premier ministre, El Moctar Ould Djay, a en effet cité l’introduction de la 5G parmi les chantiers majeurs, avec la finalisation du processus d’octroi des licences pour la mise en place et l’exploitation des réseaux, ainsi que la mobilisation des investissements nécessaires à leur mise en service.

En parallèle, les opérateurs ont déjà entamé les préparatifs techniques. Mattel a notamment lancé des tests 5G dans le pays avec l’appui de la société technologique chinoise Huawei. Lors de ces essais, des débits avoisinant les 2 Gb/s ont été enregistrés, avec des démonstrations d’usages dans plusieurs secteurs. Sur la même période, Moov Mauritel a également procédé à des tests de la technologie, illustrant l’intérêt croissant des acteurs pour cette nouvelle génération de services mobiles.

Une introduction dans un contexte de qualité de service dégradée

Le processus de déploiement de la 5G en Mauritanie intervient dans un contexte où l’accès et la qualité des services télécoms basés sur les technologies précédentes restent problématiques. Le régulateur télécoms met régulièrement la pression sur les opérateurs à travers des mises en demeure, ainsi que des sanctions financières et administratives, mais la qualité des services voix et data demeure en deçà des attentes.

Une mission de contrôle menée du 7 juillet au 23 août a ainsi mis en évidence des manquements dans 62 villes, localités et 11 axes routiers. Mattel a été épinglée pour des défaillances dans 24 villes sur la voix, 15 sur la data 3G, 22 sur la 4G et 9 axes routiers. Mauritel a enregistré des insuffisances dans 24 villes pour la voix, 30 pour la 3G, 29 pour la 4G et 8 axes routiers. Chinguitel a, pour sa part, été pointée du doigt dans 28 villes pour la voix, 39 pour la 3G, 22 pour la 4G et 10 axes routiers.

En novembre 2024, le régulateur avait déjà infligé des sanctions aux trois opérateurs pour manquements à leurs obligations de qualité de service. Mauritel a écopé d’une amende de 313,2 millions d’ouguiyas, assortie d’une réduction d’un mois de la durée de sa licence 2G. Mattel s’est vue infliger une sanction de 127,03 millions d’ouguiyas et une réduction de deux mois de sa licence 2G. Chinguitel, quant à elle, devra verser 100,2 millions d’ouguiyas au Trésor public, avec des réductions de trois, un et deux mois respectivement sur ses licences 2G, 3G et 4G.

Par ailleurs, l’Union internationale des télécommunications (UIT) estime que 97 % de la population mauritanienne était couverte par la 3G en 2023. Le taux de pénétration de cette technologie est évalué à 78 % en 2024, contre 73 % pour la 4G. À titre comparatif, la 4G affichait un taux moyen de couverture de 75,2 % en Afrique et de 92,7 % dans le monde en 2025. En matière d’adoption, la Mauritanie enregistrait un taux de pénétration mobile de 83,2 %, contre 45,8 % pour l’Internet mobile.

5G : entre coûts de déploiement et défis d’adoption

Le passage à la 5G devrait toutefois se heurter à plusieurs contraintes, notamment financières. Selon une étude publiée en 2022 par la société technologique suédoise Ericsson, le coût de base du déploiement de la 5G dans un pays est estimé entre 3 et 8 milliards USD. À cela s’ajoutent entre 20 % et 35 % d’investissements supplémentaires pour étendre la couverture à l’échelle nationale.

Au-delà de l’infrastructure, l’adoption de la 5G par les populations mauritaniennes dépendra de plusieurs facteurs, dont l’accès à des appareils compatibles (smartphones, ordinateurs, tablettes…). Selon les données de la Banque mondiale, environ 56,6 % de la population mauritanienne âgée de plus de 15 ans possédait un smartphone en 2024. Le principal obstacle à l’acquisition de smartphone est leur coût, qui représente 26 % du PIB mensuel par habitant en Afrique subsaharienne, contre une moyenne de 16 % dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI), selon la GSMA.

D’autres facteurs incluent l’accessibilité des forfaits de données 5G, le niveau de compétences numériques de base, la perception de la pertinence des services proposés, ou encore la qualité de l’expérience client.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 4 avril 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4486/4984 Régulation des télécoms
  • 353/4984 Télécentres/Cybercentres
  • 3398/4984 Economie numérique
  • 1775/4984 Politique nationale
  • 4919/4984 Fintech
  • 535/4984 Noms de domaine
  • 1988/4984 Produits et services
  • 1607/4984 Faits divers/Contentieux
  • 747/4984 Nouveau site web
  • 4984/4984 Infrastructures
  • 1767/4984 TIC pour l’éducation
  • 190/4984 Recherche
  • 242/4984 Projet
  • 3501/4984 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1874/4984 Sonatel/Orange
  • 1612/4984 Licences de télécommunications
  • 282/4984 Sudatel/Expresso
  • 1022/4984 Régulation des médias
  • 1282/4984 Applications
  • 1086/4984 Mouvements sociaux
  • 1683/4984 Données personnelles
  • 145/4984 Big Data/Données ouvertes
  • 601/4984 Mouvement consumériste
  • 370/4984 Médias
  • 655/4984 Appels internationaux entrants
  • 1632/4984 Formation
  • 96/4984 Logiciel libre
  • 2091/4984 Politiques africaines
  • 1015/4984 Fiscalité
  • 175/4984 Art et culture
  • 587/4984 Genre
  • 2009/4984 Point de vue
  • 1027/4984 Commerce électronique
  • 1481/4984 Manifestation
  • 324/4984 Presse en ligne
  • 125/4984 Piratage
  • 208/4984 Téléservices
  • 954/4984 Biométrie/Identité numérique
  • 317/4984 Environnement/Santé
  • 352/4984 Législation/Réglementation
  • 366/4984 Gouvernance
  • 1775/4984 Portrait/Entretien
  • 144/4984 Radio
  • 767/4984 TIC pour la santé
  • 286/4984 Propriété intellectuelle
  • 58/4984 Langues/Localisation
  • 1081/4984 Médias/Réseaux sociaux
  • 1983/4984 Téléphonie
  • 191/4984 Désengagement de l’Etat
  • 1026/4984 Internet
  • 114/4984 Collectivités locales
  • 413/4984 Dédouanement électronique
  • 1162/4984 Usages et comportements
  • 1038/4984 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 551/4984 Audiovisuel
  • 3294/4984 Transformation digitale
  • 387/4984 Affaire Global Voice
  • 171/4984 Géomatique/Géolocalisation
  • 330/4984 Service universel
  • 662/4984 Sentel/Tigo
  • 179/4984 Vie politique
  • 1634/4984 Distinction/Nomination
  • 34/4984 Handicapés
  • 713/4984 Enseignement à distance
  • 715/4984 Contenus numériques
  • 597/4984 Gestion de l’ARTP
  • 178/4984 Radios communautaires
  • 1803/4984 Qualité de service
  • 451/4984 Privatisation/Libéralisation
  • 132/4984 SMSI
  • 485/4984 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2716/4984 Innovation/Entreprenariat
  • 1358/4984 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/4984 Internet des objets
  • 171/4984 Free Sénégal
  • 741/4984 Intelligence artificielle
  • 202/4984 Editorial
  • 11/4984 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/4984 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous