Maurice lance une plateforme nationale pour mesurer la qualité des services Internet
mercredi 13 mai 2026
Les critiques sur la qualité d’Internet sont légion dans plusieurs pays africains. À Maurice, les autorités ont décidé de mettre en place un dispositif pour remédier à cette situation.
L’Information and Communication Technologies Authority (ICTA), le régulateur mauricien des télécommunications, a lancé le lundi 11 mai KaliteNet, une plateforme nationale destinée à mesurer les performances des réseaux fixes et mobiles.
Développée en partenariat avec la société française nPerf, la plateforme permet aux utilisateurs de réaliser des tests de débit Internet depuis leur smartphone ou leur ordinateur. Les données collectées portent notamment sur la vitesse de téléchargement et d’envoi, la latence, la qualité du streaming vidéo, la réactivité des connexions, ainsi que la puissance du signal et la couverture réseau.
Accessible via une application mobile et une interface web, KaliteNet permet aux internautes de tester volontairement la performance de leur connexion et de transmettre les résultats à l’ICTA de manière anonyme. L’utilisation de la plateforme est gratuite et entièrement volontaire.
Pour le ministre des Technologies de l’Information, de la Communication et de l’Innovation, Avinash Ramtohul, ce projet « introduit une nouvelle approche de l’évaluation de la qualité d’Internet centrée sur l’utilisateur ». Il a insisté sur le fait que l’autonomisation des consommateurs grâce à des données participatives en temps réel contribuerait à renforcer la transparence, la responsabilité et l’optimisation des ressources dans le secteur des TIC.
Les résultats permettront d’identifier les zones où la connectivité reste insuffisante, de comparer les performances des opérateurs et d’améliorer le suivi de la qualité des services proposés sur le marché.
Contrairement aux indicateurs techniques traditionnellement fournis par les opérateurs, KaliteNet repose en partie sur des données issues des utilisateurs eux-mêmes. Cette approche participative pourrait permettre au régulateur d’obtenir des mesures plus proches des usages quotidiens et des conditions réelles de connexion, tout en renforçant la transparence du marché des télécoms mauricien.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 13 mai 2026)
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