OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Février 2013 > Marketing politique : « C’est dangereux de couper les liens virtuels une (…)

Marketing politique : « C’est dangereux de couper les liens virtuels une fois l’objectif électoral atteint »

dimanche 10 février 2013

Usages et comportements

Le co-fondateur et manageur du portail sénégalais de veille technologique ITmag.sn analyse la présence des présidents de l’Afrique de l’Ouest sur les réseaux sociaux.

Dans la sous-région Afrique de l’Ouest, quels sont d’après vous les présidents les plus connectés ?

Mountaga Cissé : Sans doute le président nigérian Goodluck Jonathan est celui qui est le plus connecté parmi nos dirigeants. Il draine près de 850 000 fans sur Facebook. Il est suivi par le président ghanéen nouvellement élu John Dramani Mahama (136 000 fans). Ensuite, loin derrière, nous avons Macky Sall du Sénégal (près de 31 000 fans). Et enfin les autres qui ont une présence quasiment inexistante avec seulement quelques milliers de fans sur Facebook comme le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, Paul Biya du Cameroun, etc.

Le président Ouattara en Côte d’Ivoire n’utilise pas mieux le web et les réseaux sociaux ?

MC : Non pas du tout. Je remarque beaucoup d’interactions sur sa page Facebook, mais qui proviennent seulement des internautes ou disons des e-citoyens ivoiriens. On note des questions, suggestions et interpellations auxquelles M. Ouattara ou son staff online ne semblent pas réagir, ce qui à mon sens est à éviter.
On constate de même que le président Ouattara a arrêté de répondre aux questions des internautes sur son site web personnel adosolutions.ci, une fois qu’il a accédé à la magistrature suprême.

Qu’est-ce qui explique cela et d’après vous, est-ce un danger ?

MC : Oui justement, c’est dangereux de couper les liens virtuels une fois l’objectif électoral atteint. C’est une erreur commise aussi par certains politiciens occidentaux. Il est tolérable de baisser le rythme de sa présence online, mais de là à se déconnecter complètement, c’est grave.

Comment appréciez-vous la présence du président Macky Sall sur les réseaux sociaux ?

MC : Cette présence suit une logique normale. Le président Macky Sall disposait d’un bon staff de communicants lors de la dernière campagne présidentielle et je pense que ces derniers ont bien pris en compte les réseaux sociaux dans leurs stratégies. La présence du président Sall sur Internet en général est une continuité, ce qui est une bonne chose.

Avec des messages comme « suite au rappel à DIEU du Khalife général des Tidianes, Mouhamadou Mansour Sy, je présente mes condoléances à la famille du défunt, à tout le Sénégal et à la Umah » sur Facebook, pensez-vous que c’est le président lui-même qui gère ses comptes sur les réseaux sociaux ou alors dispose-t-il des community managers qui s’en occupent ?

MC : Je ne pense pas que le président gère lui-même ses comptes sur les réseaux sociaux. Et c’est d’ailleurs le cas chez la plupart des personnalités publiques ou politiques. Ils délèguent cette tâche à des community managers. Il peut arriver quand même que le président publie lui-même certains messages sur Facebook. Je donne l’exemple de président Obama, il ajoute toujours ses initiales « bo » à la fin de chaque message qu’il poste lui-même pour signaler que cette fois-ci il est le vrai auteur en lieu et place de ses community managers. Pour le cas de Macky Sall, cette distinction n’est pas précisée, ce qui laisse à penser que c’est toujours son staff qui publie sur les réseaux sociaux.

La présence du président sur les réseaux sociaux a-t-il entraîné un effet de suivi de la part des autres cadres de l’administration sénégalaise ?

MC : Non malheureusement, cet effet de suivi n’a pas été constaté. Je dirai que les cadres de l’administration sénégalaise sont pour le moment absents sur les réseaux sociaux. Si certains d’entre eux y sont, c’est seulement dans un cadre purement personnel ou privé. En revanche, on note une timide présence mais évolutive de quelques structures parapubliques.

Comme aux Etats-Unis, les réseaux sociaux et le web ont-ils participé à l’élection de Macky Sall à la tête du pays ?

MC : Les réseaux sociaux et le web ont juste été des leviers de diffusion et de partage de l’information. Au Sénégal, seulement 10% de la population est connectée. Je pense que l’Internet a marqué son entrée dans le processus électoral sénégalais, mais il faudra attendre les prochaines élections présidentielles pour véritablement lui faire peser de son poids.

En général, comment évaluez-vous l’implication du président Macky Sall dans la promotion des TIC et des Télécoms au Sénégal ?

MC : Nous attendons encore que des actes concrets soient posés. Le département ministériel qui gère les TIC et les Télécoms au Sénégal fait partie des plus instables dans les différents gouvernants formés depuis 2000. Beaucoup de projets sur l’économie numérique sont encore dans les tiroirs et je pense qu’il est vraiment temps de les mettre dans les circuits d’exécution avant que la technologie ne nous dépasse…

Propos recueillis par Beaugas-Orain Djoyum pour le magazine Réseau Télécom n° 59

(Source : Agence Ecofin, 10 février 2013)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4481/5239 Régulation des télécoms
  • 346/5239 Télécentres/Cybercentres
  • 3478/5239 Economie numérique
  • 2413/5239 Politique nationale
  • 5239/5239 Fintech
  • 519/5239 Noms de domaine
  • 2243/5239 Produits et services
  • 1456/5239 Faits divers/Contentieux
  • 880/5239 Nouveau site web
  • 5073/5239 Infrastructures
  • 1679/5239 TIC pour l’éducation
  • 187/5239 Recherche
  • 246/5239 Projet
  • 3625/5239 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1836/5239 Sonatel/Orange
  • 1586/5239 Licences de télécommunications
  • 277/5239 Sudatel/Expresso
  • 1002/5239 Régulation des médias
  • 1337/5239 Applications
  • 1052/5239 Mouvements sociaux
  • 1649/5239 Données personnelles
  • 126/5239 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5239 Mouvement consumériste
  • 361/5239 Médias
  • 646/5239 Appels internationaux entrants
  • 1650/5239 Formation
  • 163/5239 Logiciel libre
  • 2486/5239 Politiques africaines
  • 1123/5239 Fiscalité
  • 167/5239 Art et culture
  • 581/5239 Genre
  • 1700/5239 Point de vue
  • 1097/5239 Commerce électronique
  • 1463/5239 Manifestation
  • 318/5239 Presse en ligne
  • 126/5239 Piratage
  • 208/5239 Téléservices
  • 945/5239 Biométrie/Identité numérique
  • 310/5239 Environnement/Santé
  • 337/5239 Législation/Réglementation
  • 496/5239 Gouvernance
  • 1787/5239 Portrait/Entretien
  • 144/5239 Radio
  • 795/5239 TIC pour la santé
  • 333/5239 Propriété intellectuelle
  • 58/5239 Langues/Localisation
  • 1061/5239 Médias/Réseaux sociaux
  • 1924/5239 Téléphonie
  • 191/5239 Désengagement de l’Etat
  • 1013/5239 Internet
  • 117/5239 Collectivités locales
  • 458/5239 Dédouanement électronique
  • 1249/5239 Usages et comportements
  • 1024/5239 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 553/5239 Audiovisuel
  • 3846/5239 Transformation digitale
  • 385/5239 Affaire Global Voice
  • 156/5239 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/5239 Service universel
  • 662/5239 Sentel/Tigo
  • 175/5239 Vie politique
  • 1525/5239 Distinction/Nomination
  • 35/5239 Handicapés
  • 686/5239 Enseignement à distance
  • 686/5239 Contenus numériques
  • 587/5239 Gestion de l’ARTP
  • 178/5239 Radios communautaires
  • 1755/5239 Qualité de service
  • 430/5239 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5239 SMSI
  • 463/5239 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2766/5239 Innovation/Entreprenariat
  • 1352/5239 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5239 Internet des objets
  • 171/5239 Free Sénégal
  • 745/5239 Intelligence artificielle
  • 197/5239 Editorial
  • 2/5239 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5239 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous