OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2007 > Octobre > Mansour Kama, Président de la CNES : « Ici, l’Etat est à la fois Etat, (…)

Mansour Kama, Président de la CNES : « Ici, l’Etat est à la fois Etat, autorité, régulateur et sanctionneur »

mardi 23 octobre 2007

Régulation des télécoms

Le président du Conseil français de la concurrence, Bruno Lasserre, a rencontré hier au Méridien Président, en marge du Forum de la régulation, le patronat sénégalais, pour échanger. Occasion saisie par le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Mansour Kama, pour mettre les pieds dans le plat en dénonçant une nébuleuse dans la régulation des activités économiques.

La récente attribution de la troisième licence globale de téléphonie à Sudatel avait jeté la suspicion sur le véritable rôle que le régulateur du secteur, l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), a joué dans le processus de bout en bout. Des soupçons renforcés ensuite par les révélations du conseiller spécial du président de la République, Thierno Ousmane Sy, qui avait soutenu lors d’un Conseil des ministres que c’est depuis le Palais que le dossier a été piloté de bout en bout. Reléguant l’organe de régulation à un simple rôle d’avaliseur. Même s’il se garde d’évoquer ce cas de figure qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, Mansour Kama, président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), trouve qu’au Sénégal, « l’Etat est à la fois Etat, autorité, régulateur et sanctionneur. On mélange tous les genres, c’est trop suspect ». Mansour Kama, qui a fait cette déclaration hier, lors d’une rencontre avec le président du Conseil français de la concurrence, le professeur Bruno Lasserre, demeure sceptique sur la neutralité des organes de régulation. « C’est un peu suspect parce que les membres sont nommés et l’on n’est pas toujours sûr que les décisions ne sont pas dictées ». Crevant l’abcès au sujet de la nébuleuse qui entoure la régulation des secteurs d’activités, il enfonce le clou : « L’Etat peut se mettre en entente avec des entreprises pour des marchés ». Aussi, considère-t-il que « le poids de l’Etat constitue un frein au développement du marché et aux règles de la concurrence ».

Revenant sur la mise en place d’un nouveau Code des marchés, le président de la Cnes estime que, derrière ce nouveau Code, il doit y avoir des mesures qui permettent de respecter les règles du jeu. S’agissant du bras de fer qui a opposé les boulangers et l’Etat sur la baguette de pain de 200 francs que ces derniers ont voulu mettre sur le marché, Mansour Kama s’étonne du mutisme de la Commission nationale de la concurrence. Interpellé, le président de cette autorité, Mouhamadou Diawara, n’a pas manqué de répliquer en brandissant l’argument selon lequel sa structure manque de moyens. Toutefois, il révèle que la Commission nationale de la concurrence va mener une enquête sur le blé et sur les produits pétroliers. Pour sa part, le président du Conseil français de la concurrence, le professeur Bruno Lasserre, a soutenu qu’une économie en développement a ses propres défis à relever et peut-être un rythme de réforme de transition dont il faut tenir compte. « Si le Sénégal a fait le choix d’une économie de marché, il faut trouver les bons équilibres, mais aussi investir de manière résolue dans la régulation indépendante ». Il s’est plu à vanter les mérites de sa structure : « le Conseil français de la concurrence ne reçoit aucune décision du gouvernement. Notre crédibilité reste entière. Nous sommes indépendants, nos décisions ne sont contestées qu’au niveau de la Cour d’appel de Paris ». Ce qui, selon lui, s’explique par le fait que les membres qui sont au total de 120 sont nommés pour six ans. « Et quelle que soit la décision rendue, on est sûr de terminer son mandat », indique le professeur Lasserre, rappelant que son organe a eu à infliger à France Telecom une amende de 490 millions d’euros. À la question de savoir si le Conseil de la concurrence peut s’auto-saisir, il répond : « 15% de nos saisines viennent du ministère de l’Economie, mais aussi des entreprises elles-mêmes ou des associations de consommateurs ou de l’auto-saisine ». Seulement, renseigne-t-il, « nous avons mis en place une procédure de clémence, c’est-à-dire des entreprises qui faisaient partie de cartel viennent dénoncer le cartel auquel elles faisaient partie moyennant une exonération d’amende », indique-t-il. Avant de révéler une trentaine de dénonciations de cartels par d’anciens membres.

(Source : Nettali, 23 octobre 2007)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4784/5490 Régulation des télécoms
  • 512/5490 Télécentres/Cybercentres
  • 3713/5490 Economie numérique
  • 2009/5490 Politique nationale
  • 5300/5490 Fintech
  • 603/5490 Noms de domaine
  • 2135/5490 Produits et services
  • 1792/5490 Faits divers/Contentieux
  • 875/5490 Nouveau site web
  • 5490/5490 Infrastructures
  • 2112/5490 TIC pour l’éducation
  • 233/5490 Recherche
  • 354/5490 Projet
  • 3937/5490 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2190/5490 Sonatel/Orange
  • 1864/5490 Licences de télécommunications
  • 358/5490 Sudatel/Expresso
  • 1155/5490 Régulation des médias
  • 1452/5490 Applications
  • 1246/5490 Mouvements sociaux
  • 1740/5490 Données personnelles
  • 163/5490 Big Data/Données ouvertes
  • 682/5490 Mouvement consumériste
  • 475/5490 Médias
  • 838/5490 Appels internationaux entrants
  • 1787/5490 Formation
  • 126/5490 Logiciel libre
  • 2258/5490 Politiques africaines
  • 1060/5490 Fiscalité
  • 221/5490 Art et culture
  • 655/5490 Genre
  • 2069/5490 Point de vue
  • 1111/5490 Commerce électronique
  • 1662/5490 Manifestation
  • 369/5490 Presse en ligne
  • 175/5490 Piratage
  • 304/5490 Téléservices
  • 1071/5490 Biométrie/Identité numérique
  • 363/5490 Environnement/Santé
  • 538/5490 Législation/Réglementation
  • 438/5490 Gouvernance
  • 1913/5490 Portrait/Entretien
  • 197/5490 Radio
  • 819/5490 TIC pour la santé
  • 372/5490 Propriété intellectuelle
  • 80/5490 Langues/Localisation
  • 1200/5490 Médias/Réseaux sociaux
  • 2177/5490 Téléphonie
  • 272/5490 Désengagement de l’Etat
  • 1143/5490 Internet
  • 169/5490 Collectivités locales
  • 492/5490 Dédouanement électronique
  • 1286/5490 Usages et comportements
  • 1126/5490 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 748/5490 Audiovisuel
  • 3632/5490 Transformation digitale
  • 593/5490 Affaire Global Voice
  • 206/5490 Géomatique/Géolocalisation
  • 369/5490 Service universel
  • 699/5490 Sentel/Tigo
  • 223/5490 Vie politique
  • 1724/5490 Distinction/Nomination
  • 40/5490 Handicapés
  • 807/5490 Enseignement à distance
  • 793/5490 Contenus numériques
  • 702/5490 Gestion de l’ARTP
  • 248/5490 Radios communautaires
  • 1995/5490 Qualité de service
  • 555/5490 Privatisation/Libéralisation
  • 174/5490 SMSI
  • 601/5490 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2776/5490 Innovation/Entreprenariat
  • 1382/5490 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5490 Internet des objets
  • 172/5490 Free Sénégal
  • 946/5490 Intelligence artificielle
  • 211/5490 Editorial
  • 10/5490 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5490 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous