OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Juin 2023 > Mamadou Diagne, Expert en sécurité informatique : « Il se pourrait que ces (…)

Mamadou Diagne, Expert en sécurité informatique : « Il se pourrait que ces hackers attaquent des cibles beaucoup plus importantes dans les jours à venir »

jeudi 1er juin 2023

Cybersécurité/Cybercriminalité

Des hackers se sont attaqués le 26 mai dernier, à de nombreux sites du gouvernement sénégalais, notamment celui de la présidence de la République. Ils disaient vouloir « libérer le Sénégal de la dictature » et qu’ils sont solidaires du peuple, qui voudrait « pouvoir choisir son prochain dirigeant librement », référence à une éventuelle candidature de Macky Sall à un troisième mandat. Le groupe cybercriminel qui a revendiqué l’attaque, se fait appeler Mysterious team. Il s’est illustré en lançant des attaques DDoS qui consiste à bloquer le fonctionnement des sites internet, en envoyant plusieurs requêtes afin de saturer la capacité du réseau. Dans cette interview accordée à « L’As », l’expert en sécurité numérique et civic hacker, Mamadou Diagne, analyse de fond en comble ce phénomène et revient sur les failles du système de sécurité numérique du pays.

« L’As » : Des sites institutionnels du gouvernement sénégalais ont été attaqués par des hackers. Vous avez certainement suivi cette actualité. Comment jugez-vous ces attaques ?

Mamadou Diagne : Il est très rare de voir une attaque DDoS en 2023. Les gens ne l’utilisent pratiquement plus de nos jours. Il fallait investir beaucoup sur les ressources pour éviter ces types d’attaques. Aujourd’hui, tous les services internet sérieux ont des outils par défaut, qui évitent ces types d’attaques. Quand on dit que l’Etat du Sénégal en est victime, cela montre qu’il y a encore du travail à faire. Surtout qu’il y a des services qui existent et qui peuvent permettre d’éviter cela. N’importe qui peut avoir accès à ces services de protection, notamment l’Etat, qui a plus de ressources, plus d’hommes. Donc, ils ne doivent pas avoir de problèmes à avoir accès à cette technologie ou à cette expertise. C’était vraiment une surprise de voir que les plateformes gouvernementales ont été attaquées et cela a marché. Qui sont réellement ces hackers ? Ils se font appeler Mysterious Team. Ils disent dans leurs différents post Twitter, qu’ils font partie des Anonymous qui est un groupe célèbre d’attaques cybercriminelles dans le monde et qui ont perpétré des attaques assez célèbres.

Contrairement à ceux qui disent que ce sont des gens du Bangladesh ou d’autres pays qui ont réalisé ces attaques, je pense que ce sont des Sénégalais qui vivent au Sénégal et qui ont de l’expertise pour faire ces types d’attaques. Il faut regarder leurs différentes revendications qui ne sont que ce qu’on a l’habitude d’entendre des politiques et des Sénégalais. Les problématiques soulevées sont locales et relatives aux tensions politiques qui, dernièrement, chamboulent notre démocratie. Ils disent être des Pro Ousmane Sonko et qu’ils essayent de le protéger en perpétrant ces attaques. Et regardant leur mentalité, la forme de la revendication et les types d’attaques utilisées ; on peut déduire que ce sont des Sénégalais. Il faut dire également que n’importe quel jeune formé dans nos écoles de cybersécurité ou en informatique, peut bien mener ces types d’attaques.

Ces attaques pouvaient-elles être plus désastreuses. Si oui, comment ?

Normalement, si l’Etat avait vraiment les personnes compétentes, on ne saurait même pas qu’il y a eu ces types d’attaques. Mais je pense que ce n’est qu’un écran de fumée et que ces gens veulent attaquer autre chose. J’ai l’impression qu’ils veulent divertir l’Etat sénégalais, en attaquant dans un premier temps les sites gouvernementaux. Il n’y a rien d’important dans ces sites-là. La majeure partie de ces plateformes ne fonctionnent pas ou ne sont pas mis à jour. On n’a pas de services en ligne étatiques comme nous le vend ADIE. Donc, il n’y a pas trop d’impact en attaquant ces sites. Ce qui nous conforte dans le fait que c’est un écran de fumée ; quelques jours plus tard, le groupe GFM, indexé comme étant pro-Etat, a été attaqué. « Le Quotidien » a suivi. On s’est dit que les hackers sont passés à une autre étape.

Après ces médias, ils ont annoncé aujourd’hui (Ndlr : hier) sur leur canal Télégramme, avoir attaqué des sites de E-commerce. Ils ont partagé des accès de quelques sites locaux. Le premier jours, beaucoup d’experts pensaient que c’était des débutants qui se sont attaqués aux sites du gouvernement. Mais pour nous, il faut le prendre juste comme du divertissement. Et il se pourrait que ce groupe continue sa forfaiture et attaque des cibles beaucoup plus importantes dans les jours à venir. Et ces attaques pourraient être désastreuses. Pis, d’autres groupes dans le monde peuvent aussi s’y intéresser et venir s’attaquer à l’Etat du Sénégal, parce qu’il y a des groupes qui vont vouloir venir s’entraîner. Et si on leur donne cette opportunité, ils peuvent venir s’entraîner et toucher d’autres secteurs comme les banques, les Mobile Money, etc. Donc, on doit prendre ces attaques très au sérieux.

Est-ce que les services de l’Etat qui gèrent ces questions, particulièrement Sénégal numérique Sa, ont été négligents ?

Oui. Cette attaque DDoS est assez basique. Si l’Etat n’a pas pu la contrecarrer, cela veut dire effectivement qu’il y a une négligence. On verra dans les jours à venir, quels autres secteurs vont être attaqués. Par le passé, l’ARTP a été attaquée. Ce qui montre qu’il y avait déjà problème. En plus de la négligence, je pense qu’il y a de l’incompétence. Et comme ceux qui ont attaqué sont des Sénégalais et qu’ils savent que le camp d’en face est incompétent ; ils ne font que profiter de la situation pour confirmer cette situation et indiquer que l’Etat n’embauche pas ses ressources locales qui existent et qui sont compétentes.

Extraits de « L’As »

(Source. : Léral, juin 2023)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4422/5180 Régulation des télécoms
  • 354/5180 Télécentres/Cybercentres
  • 3448/5180 Economie numérique
  • 1745/5180 Politique nationale
  • 5005/5180 Fintech
  • 523/5180 Noms de domaine
  • 2415/5180 Produits et services
  • 1519/5180 Faits divers/Contentieux
  • 767/5180 Nouveau site web
  • 5180/5180 Infrastructures
  • 1836/5180 TIC pour l’éducation
  • 192/5180 Recherche
  • 248/5180 Projet
  • 3438/5180 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1901/5180 Sonatel/Orange
  • 1615/5180 Licences de télécommunications
  • 277/5180 Sudatel/Expresso
  • 1294/5180 Régulation des médias
  • 1299/5180 Applications
  • 1139/5180 Mouvements sociaux
  • 1684/5180 Données personnelles
  • 130/5180 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5180 Mouvement consumériste
  • 374/5180 Médias
  • 649/5180 Appels internationaux entrants
  • 1715/5180 Formation
  • 93/5180 Logiciel libre
  • 2132/5180 Politiques africaines
  • 1052/5180 Fiscalité
  • 168/5180 Art et culture
  • 617/5180 Genre
  • 1787/5180 Point de vue
  • 1037/5180 Commerce électronique
  • 1484/5180 Manifestation
  • 326/5180 Presse en ligne
  • 128/5180 Piratage
  • 210/5180 Téléservices
  • 907/5180 Biométrie/Identité numérique
  • 316/5180 Environnement/Santé
  • 383/5180 Législation/Réglementation
  • 353/5180 Gouvernance
  • 1789/5180 Portrait/Entretien
  • 152/5180 Radio
  • 788/5180 TIC pour la santé
  • 276/5180 Propriété intellectuelle
  • 58/5180 Langues/Localisation
  • 1344/5180 Médias/Réseaux sociaux
  • 2124/5180 Téléphonie
  • 195/5180 Désengagement de l’Etat
  • 1139/5180 Internet
  • 114/5180 Collectivités locales
  • 458/5180 Dédouanement électronique
  • 1125/5180 Usages et comportements
  • 1047/5180 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 558/5180 Audiovisuel
  • 3536/5180 Transformation digitale
  • 393/5180 Affaire Global Voice
  • 163/5180 Géomatique/Géolocalisation
  • 325/5180 Service universel
  • 671/5180 Sentel/Tigo
  • 175/5180 Vie politique
  • 1553/5180 Distinction/Nomination
  • 38/5180 Handicapés
  • 744/5180 Enseignement à distance
  • 772/5180 Contenus numériques
  • 592/5180 Gestion de l’ARTP
  • 185/5180 Radios communautaires
  • 1775/5180 Qualité de service
  • 431/5180 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5180 SMSI
  • 516/5180 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2743/5180 Innovation/Entreprenariat
  • 1381/5180 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5180 Internet des objets
  • 185/5180 Free Sénégal
  • 734/5180 Intelligence artificielle
  • 208/5180 Editorial
  • 4/5180 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5180 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous