OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2019 > Mali : « Il ne faut pas de loi spécifique aux réseaux sociaux » dixit Salif (…)

Mali : « Il ne faut pas de loi spécifique aux réseaux sociaux » dixit Salif Diarrah

mardi 7 mai 2019

Point de vue

Contrairement à ce que beaucoup de gens avancent, il n’est pas forcement nécessaire d’adopter une loi spécifique concernant l’utilisation des réseaux sociaux car ce terrain est tout simplement l’extension du territoire physique. Donc ce territoire virtuel doit être régi par les mêmes principes que le territoire physique.

« Tout ce qui est interdit sur le territoire physique doit être systématiquement interdit sur le territoire virtuel ». Sur la toile c’est uniquement l’environnement qui change, donc comme dans la vie réelle les injures, les diffamations, les propos interdits comme les déclarations racistes, sexistes, homophobes, ou les incitations à la violence etc. ne sont pas non plus permis sur les réseaux.

Un peu partout dans le monde de nombreux tweets ont donné lieu à des condamnations, lorsqu’ils constituaient des délits d’incitation à la haine, à la discrimination, ou à la violence, comme par exemple il y a quelques mois un député Ivoirien a été condamné à un an de prison pour un tweet. Et ce n’était pas sur la base d’une loi spécifique car il a été reconnu coupable de « propagation de fausse nouvelle, incitation à la violence et trouble à l’ordre public ».

Au Mali aussi nous avons assisté récemment à l’arrestation d’internautes suites à leurs activités sur les réseaux sociaux. Si la déclaration des droits de l’homme et du citoyen prévoit la libre communication des pensées et des expressions, elle pose par la même occasion, le principe de responsabilité : chacun doit répondre de ses éventuelles infractions.

Internet ouvre la voie d’une mémoire illimitée et inaltérable de la e-réputation d’un individu. Nos données personnelles alimentent le numérique. Tous les services dits gratuits, sont payés à coup de monétisation publicitaire de nos usages, de notre navigation : « si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit ». La loi française offre un cadre qui permet notamment de condamner les publications, réalisées sur son compte par un tiers, ou la divulgation de données à l’insu de l’intéressé. Le « happy slapping », qui consiste à filmer et à publier les images d’une personne se faisant agressée sur les réseaux sociaux n’était pas un délit prévu par la loi en France. Ce qui n’a pas empêché les auteurs de telles vidéos, d’être condamnés pour non-assistance à personne en danger et atteinte à la vie privée de la victime.

Le problème des dérives sur internet doit être géré de façon isolée. Si une personne ou un groupe de personne incitent à la violence cela ne doit pas pousser les dirigeants à couper l’accès de l’internet à tout un pays car ce serait une violation de la liberté d’expression de la part de l’Etat. Mais il faut plutôt interpeller les personnes concernées et appliquer la loi comme sur le territoire physique.

Dans un pays comme le Mali, où on n’arrive même pas à appliquer les lois déjà existantes, s’il en faut encore rien que pour les réseaux sociaux, on ne fera qu’enfoncer le couteau dans la plaie.

Les autorités doivent sensibiliser les utilisateurs de ces réseaux pour qu’ils sachent que ce n’est pas un Far West afin que chacun se responsabilise. Les lois classiques peuvent s’appliquer au numérique et la raison de cette transposition naturelle est simple : une bonne loi est une loi universelle, qui vaut partout, et de tout temps, plutôt qu’une loi spécifique à une technologie, où une situation précise. Connaître ses droits et ses devoirs sur internet aide incontestablement à surfer avec plus de sérénité.

Salif Diarra

(Source : Mali Actu, 7 mai 2019)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4835/5299 Régulation des télécoms
  • 386/5299 Télécentres/Cybercentres
  • 3701/5299 Economie numérique
  • 1910/5299 Politique nationale
  • 5079/5299 Fintech
  • 550/5299 Noms de domaine
  • 2973/5299 Produits et services
  • 1568/5299 Faits divers/Contentieux
  • 787/5299 Nouveau site web
  • 5299/5299 Infrastructures
  • 1745/5299 TIC pour l’éducation
  • 196/5299 Recherche
  • 256/5299 Projet
  • 4405/5299 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1859/5299 Sonatel/Orange
  • 1659/5299 Licences de télécommunications
  • 296/5299 Sudatel/Expresso
  • 1065/5299 Régulation des médias
  • 1389/5299 Applications
  • 1115/5299 Mouvements sociaux
  • 1774/5299 Données personnelles
  • 142/5299 Big Data/Données ouvertes
  • 624/5299 Mouvement consumériste
  • 397/5299 Médias
  • 665/5299 Appels internationaux entrants
  • 1878/5299 Formation
  • 98/5299 Logiciel libre
  • 2324/5299 Politiques africaines
  • 1042/5299 Fiscalité
  • 171/5299 Art et culture
  • 629/5299 Genre
  • 1894/5299 Point de vue
  • 1072/5299 Commerce électronique
  • 1521/5299 Manifestation
  • 364/5299 Presse en ligne
  • 140/5299 Piratage
  • 227/5299 Téléservices
  • 987/5299 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5299 Environnement/Santé
  • 381/5299 Législation/Réglementation
  • 442/5299 Gouvernance
  • 1990/5299 Portrait/Entretien
  • 159/5299 Radio
  • 882/5299 TIC pour la santé
  • 314/5299 Propriété intellectuelle
  • 62/5299 Langues/Localisation
  • 1125/5299 Médias/Réseaux sociaux
  • 2091/5299 Téléphonie
  • 210/5299 Désengagement de l’Etat
  • 1064/5299 Internet
  • 126/5299 Collectivités locales
  • 544/5299 Dédouanement électronique
  • 1245/5299 Usages et comportements
  • 1088/5299 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 602/5299 Audiovisuel
  • 3288/5299 Transformation digitale
  • 399/5299 Affaire Global Voice
  • 176/5299 Géomatique/Géolocalisation
  • 356/5299 Service universel
  • 723/5299 Sentel/Tigo
  • 188/5299 Vie politique
  • 1680/5299 Distinction/Nomination
  • 37/5299 Handicapés
  • 751/5299 Enseignement à distance
  • 769/5299 Contenus numériques
  • 627/5299 Gestion de l’ARTP
  • 187/5299 Radios communautaires
  • 1941/5299 Qualité de service
  • 463/5299 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5299 SMSI
  • 493/5299 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2837/5299 Innovation/Entreprenariat
  • 1408/5299 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 51/5299 Internet des objets
  • 180/5299 Free Sénégal
  • 694/5299 Intelligence artificielle
  • 214/5299 Editorial
  • 29/5299 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous