Madagascar renforce son système d’alerte via un partenariat avec l’opérateur télécoms Yas
vendredi 13 février 2026
Madagascar, en raison de sa position géographique, est fortement exposé aux risques naturels. Les autorités déploient des dispositifs destinés à améliorer la communication avant, pendant et après d’éventuelles catastrophes.
Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et l’opérateur télécoms Yas Madagascar ont annoncé le mardi 10 février 2026 le renouvellement de leur partenariat, dans le cadre de la Plateforme humanitaire du secteur privé (PHSP). Le but est de renforcer la prévention et la gestion des catastrophes, notamment en matière de diffusion d’informations officielles à la population.
Le choix de Yas intervient dans un contexte où l’opérateur domine le marché des télécommunications à Madagascar, avec 14,6 millions d’abonnés, soit 68 % de part de marché, selon les données les plus récentes de 2024.
« Cet accord renforce la collaboration stratégique entre le secteur privé et l’État, en particulier dans la gestion des catastrophes et des risques, allant de la préparation aux urgences, à la réhabilitation et à la reconstruction », a indiqué le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes.
Dans un pays régulièrement frappé par des cyclones, inondations et autres aléas climatiques, la rapidité de transmission des alertes est devenue un enjeu stratégique. Le BNGRC conserve la responsabilité de la production des informations officielles, tandis que Yas met à disposition ses infrastructures techniques (SMS de masse, appels téléphoniques et supports numériques) pour assurer une large couverture nationale.
Ce partenariat illustre le rôle croissant des opérateurs télécoms dans les dispositifs de sécurité civile. Les infrastructures numériques sont désormais considérées comme critiques pour limiter les pertes humaines et améliorer la coordination des secours. En pleine saison cyclonique, la mobilisation rapide des réseaux de communication peut contribuer à renforcer la résilience des communautés exposées.
Au-delà de la réponse d’urgence, l’accord s’inscrit dans une logique plus large de coopération public-privé visant à consolider l’architecture nationale de résilience face aux catastrophes naturelles, dans un contexte de vulnérabilité climatique accrue.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 13 février 2026)
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