OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2008 > Novembre > Litige avec l’Etat du Sénégal : Sentel estime que sa licence est valable (…)

Litige avec l’Etat du Sénégal : Sentel estime que sa licence est valable jusqu’en 2018

samedi 22 novembre 2008

Licences de télécommunications

Sentel et Milicom ont déposé une plainte contre le gouvernement du Sénégal auprès de la Cour internationale de règlement des différends en matière d’investissements (Cirdi). Sentel et Milicom estiment que leur licence pour l’exploitation du réseau téléphonique mobile sénégalais est valable jusqu’en 2018. Tandis que l’Etat estime que le prix de cette licence n’a jamais été payé.

Entre le gouvernement du Sénégal d’une part et Sentel et Milicom d’autre part, les choses se compliquent de plus en plus. Les responsables de Sentel et Milicom ont riposté en déposant une plainte contre le gouvernement du Sénégal au niveau de la Cour internationale de règlement des différends en matière d’investissements (Cirdi) dont le siège se trouve à Washington (Etats-Unis d’Amérique).

La semaine dernière, dans un communiqué rendu public, les autorités sénégalaises saisissent la justice sénégalaise et servent une assignation à Sentel et Milicom. Jeudi dernier, les deux parties devaient comparaître devant le tribunal régional de Dakar, mais l’affaire a été renvoyée à mardi prochain. Les arguments avancés par les responsables des relations publiques de Tigo, Lucien Ndong, font croire que Sentel et Milicom avaient obtenu au terme d’un appel d’offres normal et de manière transparente une licence pour l’exploitation du réseau de téléphonie mobile pour une durée de 20 ans, (1998 - 2018).

Selon notre interlocuteur, en 1998, l’acquisition de licence se faisait sans tickets d’entrée, c’est-à-dire l’opérateur ne paie pas les droits d’exploitation du réseau car le gouvernement voulait un investisseur pour l’exploitation de la téléphonie mobile.

Et Lucien Ndong d’ajouter : « nous avons tous les documents relatifs à cette concession de licence qui nous permet d’opérer jusqu’en 2018. Ce non-paiement du réseau est dû au fait qu’en 1998, il n’y avait pas foule autour des licences de téléphonie mobile et l’Etat du Sénégal encourageait des entreprises comme la nôtre à s’investir dans la téléphonie ».

Selon M. Ndong, « l’Etat actuel du Sénégal devait respecter ce procédé car il avait une signature entre la Sentel et Milicom et l’Etat du Sénégal dès le démarrage de nos activités ». Ce que le gouvernement actuel ne veut pas attendre et demande à la société de payer 100 milliards de francs Cfa s’il veut continuer à exploiter le réseau téléphonique. En dehors de cette somme, le responsable des relations publiques a rappelé que la société paye entre 10 à 11 milliards de francs Cfa comme redevance. En attendant que les dossiers introduits par chacune des deux parties en justice aboutissent, Tigo continue ses manœuvres publicitaires sur le terrain avec comme ambitions de gagner d’autres marchés et atteindre ses objectifs économiques. Pour cela, la société est disposée à rencontrer le gouvernement à l’ouverture de nouvelles négociations, assure notre interlocuteur.

« Licence résiliée »

A l’avènement de l’alternance, le régime libéral a constaté que Sentel et Milicom exploitaient une licence de télécommunication au terme d’une concession en date de juillet 1998 sans en avoir payé le prix, appelée droit d’entrée. Alors que dans la même époque, précise la partie gouvernementale, l’attribution de licences donnait lieu au versement des droits de tickets d’entrée et les versements étaient fixés selon les normes internationales. En demandant à Sentel et Milicom de payer le prix de la licence, le gouvernement a constaté des violations graves au niveau des clauses de la convention de concession pouvant entraîner la résiliation du contrat. Face à cette situation, l’Etat du Sénégal avait procédé à la résiliation de la concession de Sentel et Milicom. Malgré cette décision, les deux sociétés ont exprimé le souhait de pouvoir continuer à opérer au Sénégal. Elles ont obtenu une audience auprès du président de la République pour en discuter.

« A cette occasion, convaincues de l’inanité de leur prétention et de l’inexistence de leur licence, celle-ci ayant été résiliée, les deux sociétés ont accepté alors de payer un prix en demandant l’ouverture des négociations pour en fixer le montant afin de normaliser leur situation au Sénégal.

Sur la demande des deux sociétés, un accord a été écrit et signé, poursuit la partie gouvernementale. Cet accord a permis à Sentel et Milicom de rassurer leurs banquiers qui s’interrogeaient sur la question de savoir si ces sociétés avaient toujours une licence. « L’accord étant fait sur le principe du paiement, il fut convenu que Sentel et Milicom continuent à exercer leurs activités de façon transitoire et que les deux parties se retrouveraient après la vente de la troisième licence dont le prix devait servir de référence pour fixer le prix de la deuxième licence », a expliqué la partie gouvernementale. Elles se sont engagées à négocier de bonne foi, les nouvelles conditions permettant la pérennisation de leurs opérations au Sénégal.

Eugène Kaly

(Source : Le Soleil 22 novembre 2008)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4543/5472 Régulation des télécoms
  • 358/5472 Télécentres/Cybercentres
  • 3438/5472 Economie numérique
  • 1851/5472 Politique nationale
  • 5472/5472 Fintech
  • 525/5472 Noms de domaine
  • 2191/5472 Produits et services
  • 1478/5472 Faits divers/Contentieux
  • 751/5472 Nouveau site web
  • 5463/5472 Infrastructures
  • 1767/5472 TIC pour l’éducation
  • 191/5472 Recherche
  • 247/5472 Projet
  • 3423/5472 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2286/5472 Sonatel/Orange
  • 1639/5472 Licences de télécommunications
  • 279/5472 Sudatel/Expresso
  • 1027/5472 Régulation des médias
  • 1354/5472 Applications
  • 1066/5472 Mouvements sociaux
  • 1663/5472 Données personnelles
  • 128/5472 Big Data/Données ouvertes
  • 603/5472 Mouvement consumériste
  • 365/5472 Médias
  • 650/5472 Appels internationaux entrants
  • 1692/5472 Formation
  • 97/5472 Logiciel libre
  • 2561/5472 Politiques africaines
  • 1002/5472 Fiscalité
  • 170/5472 Art et culture
  • 593/5472 Genre
  • 1722/5472 Point de vue
  • 1023/5472 Commerce électronique
  • 1487/5472 Manifestation
  • 323/5472 Presse en ligne
  • 124/5472 Piratage
  • 210/5472 Téléservices
  • 996/5472 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5472 Environnement/Santé
  • 343/5472 Législation/Réglementation
  • 363/5472 Gouvernance
  • 1818/5472 Portrait/Entretien
  • 148/5472 Radio
  • 860/5472 TIC pour la santé
  • 284/5472 Propriété intellectuelle
  • 58/5472 Langues/Localisation
  • 1102/5472 Médias/Réseaux sociaux
  • 2015/5472 Téléphonie
  • 191/5472 Désengagement de l’Etat
  • 1108/5472 Internet
  • 128/5472 Collectivités locales
  • 414/5472 Dédouanement électronique
  • 1128/5472 Usages et comportements
  • 1040/5472 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 566/5472 Audiovisuel
  • 3489/5472 Transformation digitale
  • 390/5472 Affaire Global Voice
  • 156/5472 Géomatique/Géolocalisation
  • 322/5472 Service universel
  • 669/5472 Sentel/Tigo
  • 178/5472 Vie politique
  • 1654/5472 Distinction/Nomination
  • 34/5472 Handicapés
  • 712/5472 Enseignement à distance
  • 689/5472 Contenus numériques
  • 592/5472 Gestion de l’ARTP
  • 179/5472 Radios communautaires
  • 1812/5472 Qualité de service
  • 440/5472 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5472 SMSI
  • 479/5472 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2726/5472 Innovation/Entreprenariat
  • 1365/5472 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5472 Internet des objets
  • 172/5472 Free Sénégal
  • 749/5472 Intelligence artificielle
  • 200/5472 Editorial
  • 4/5472 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5472 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous