OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Août 2020 > Licence MVNO : Enquête sur un retard à l’allumage

Licence MVNO : Enquête sur un retard à l’allumage

samedi 29 août 2020

Téléphonie

Annoncés en grandes pompes pour révolutionner le secteur des télécommunications, les MVNO ont jusque-là plus brillé par leur retard à l’allumage que par une révolution du paysage des télécommunications. Entre des bisbilles entre partenaires, un marché devenu de plus en plus étroit, la question de leur rentabilité se pose de plus en plus avec acuité.

Nous sommes en juin 2017, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp) annonce la nouvelle. Sur 9 dossiers, 3 ont été finalement retenus. Il s’agit de You Mobile (Youssou Ndour), Sirius Télécoms Afrique (Mbackiyou Faye) et Origines SA (El Hadj Ndiaye). Ces trois structures ont été retenues pour disposer d’une licence MNVO (Opérateur mobile virtuel). En termes clairs, il s’agit de licence pour des opérateurs n’ayant pas leur propre réseau.

Les détails financiers révélés par le régulateur se présentaient comme suit : You Mobile a mis 400 millions pour Sonatel ; Sirius Télécoms a mis 300 millions de FCFA pour Tigo, et enfin, pour Expresso, Origines SA a décaissé 300 millions de F CFA.

Planning chamboulé

Alors qu’il déclarait avoir investi plus de trois milliards de francs Fcfa, importé 400 000 puces brésiliennes, obtenu 300 000 numéros et marquer plusieurs véhicules ainsi que 25 agences aux couleurs de Promobile, lors d’un face à face avec la presse en janvier 2019, l’homme d’affaires Mbackiou Faye est contraint de prendre son mal en patience. « Nous étions prêts depuis décembre 2018. Mais les offres de prix que Free proposait à Promobile étaientt excessivement chers. Il était impossible de s’en sortir avec cette configuration », explique une source proche du dossier.

Mais, malgré la décision du régulateur de frapper Free d’une astreinte de 2% de son chiffre d’affaires journalier moyen hors taxes jusqu’à ce qu’il se conforme aux décisions prises par l’Artp pour résoudre son différend avec Sirius Telecom Africa, les choses n’ont jamais évoluées.

2s Mobile d’attaque…

Après plus d’une année de léthargie, les choses ont commencé à bouger. Le 26 août, 2S Mobile annonce le démarrage imminent de ses activités. Adossé à Expresso, le MVNO même s’il n’en a pas dit plus, le groupe dirigé par Elhadji Ndiaye promet « une révolution sur le marché de la téléphonie avec des prix à la portée de toutes les couches de la population ». Mais s’il y a une interrogation qui persiste, c’est bien la surprise Promobile.

Au moment où les négociations avec Free butait sur l’aspect commercial, alors qu’il avait déjà payé pour la licence et que l’on pensait que chaque Mvno s’est rattaché à un opérateur, Promobile annonce avoir trouvé un accord commercial avec Orange, pour le lancement de ses activités.

Très introduit dans la communauté Mouride, l’homme d’affaires Mbackiou Faye compte capitaliser sur le grand Magal de Touba pour le lancement d’envergure. Cependant, même si on peut parler d’un dénouement pour Promobile, une source très introduite dans le milieu assure que l’affaire est loin d’avoir donné son verdict. Car, dit-il, un accord a été signé et si les informations sont avérées, il y a même un montant qui a été payé.

You Mobile ; une entrée en force en gestation ?

De tous les trois opérateurs, seul You Mobile n’a pas encore bougé. Mais cela ne saurait tarder. Selon une source proche du Groupe Futurs Médias, le projet est piloté par le Directeur général et non moins fils du Pdg, Birane Ndour. Entre réunions, recrutement tous azimuts, le groupe prépare du lourd. Mieux, de gros cadres de société de téléphonie ont été débauchés et des ingénieurs sénégalais basés à l’étranger recrutés. « Ce qui fait la force de You Mobile c’est qu’il est adossé à un groupe de presse puissant qui peut faire très mal dans la communication. Ils sont en train de préparer du lourd », indique une source à Socialnetlink.

Une rentabilité en question

Auteur d’une étude sur les MVNO, Ndiaga Guèye, Président de l’association sénégalaise des usagers des Tic (Asutic) estime que l’entrée des MVNO peut tirer les prix vers le bas, sur un marché longtemps resté oligopolistique. « Toutefois, dit-il, les opérateurs de réseau ont aussi un intérêt à l’existence des MVNO, car en leur louant leur réseau, et en offrant certains de leurs services comme les répondeurs et les services clients, ils optimisent l’utilisation de leurs infrastructures. Ils peuvent également se développer rapidement dans des niches de population ou de clientèle dans lesquelles ils sont encore peu présents vu leur caractère généraliste », indique l’étude.

Par ailleurs, selon Ndiaga Guèye, en faisant un partenariat avec les MVNO, l’opérateur historique attire une nouvelle clientèle grâce à des offres moins classiques mais particulièrement bien adaptées à tel ou tel segment de clients.

Marché saturé ?

Avec un taux de pénétration de la téléphonie de 116%, le secteur des télécommunications n’est il pas saturé ? Selon Mountaga Cissé, on en n’est pas loin. « Nous sommes également à un taux de pénétration de l’Internet qui avoisine les 70%. S’il y a de la place, ce serait peut-être pour un autre opérateur de téléphonie qui aurait la même force que les autres opérateurs. Pour qu’un Mvno puisse s’en sortir aujourd’hui, il faut qu’il soit très innovant surtout dans les offres de services multimédias pour se démarquer de celles des opérateurs classiques. Et même là, il n’y a pas beaucoup de marges. C’est d’ailleurs pourquoi depuis qu’ils ont leur licence, les MVNO ne sont toujours pas actifs », analyse-t-il.

Pour Ndiaga Guèye, si l’opérateur historique n’arrive pas à contrôler via l’actionnariat directement ou indirectement les Mvno, il les verra comme une menace. « Quant aux deux autres opérateurs de réseaux, les MVNO ne devraient pas être considérés que comme des relais de croissance au regard des parts de marché dont ils disposent », estime-t-il.

Mamadou Diagne

(Source : Social Net Link, 29 août 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2158/2494 Régulation des télécoms
  • 173/2494 Télécentres/Cybercentres
  • 1657/2494 Economie numérique
  • 870/2494 Politique nationale
  • 2494/2494 Fintech
  • 256/2494 Noms de domaine
  • 952/2494 Produits et services
  • 726/2494 Faits divers/Contentieux
  • 368/2494 Nouveau site web
  • 2424/2494 Infrastructures
  • 863/2494 TIC pour l’éducation
  • 93/2494 Recherche
  • 121/2494 Projet
  • 1645/2494 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 935/2494 Sonatel/Orange
  • 792/2494 Licences de télécommunications
  • 137/2494 Sudatel/Expresso
  • 500/2494 Régulation des médias
  • 670/2494 Applications
  • 524/2494 Mouvements sociaux
  • 823/2494 Données personnelles
  • 63/2494 Big Data/Données ouvertes
  • 296/2494 Mouvement consumériste
  • 180/2494 Médias
  • 321/2494 Appels internationaux entrants
  • 809/2494 Formation
  • 47/2494 Logiciel libre
  • 1028/2494 Politiques africaines
  • 488/2494 Fiscalité
  • 83/2494 Art et culture
  • 290/2494 Genre
  • 848/2494 Point de vue
  • 532/2494 Commerce électronique
  • 731/2494 Manifestation
  • 159/2494 Presse en ligne
  • 62/2494 Piratage
  • 102/2494 Téléservices
  • 456/2494 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2494 Environnement/Santé
  • 168/2494 Législation/Réglementation
  • 176/2494 Gouvernance
  • 880/2494 Portrait/Entretien
  • 72/2494 Radio
  • 376/2494 TIC pour la santé
  • 138/2494 Propriété intellectuelle
  • 30/2494 Langues/Localisation
  • 538/2494 Médias/Réseaux sociaux
  • 975/2494 Téléphonie
  • 95/2494 Désengagement de l’Etat
  • 510/2494 Internet
  • 57/2494 Collectivités locales
  • 207/2494 Dédouanement électronique
  • 547/2494 Usages et comportements
  • 513/2494 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2494 Audiovisuel
  • 1561/2494 Transformation digitale
  • 191/2494 Affaire Global Voice
  • 78/2494 Géomatique/Géolocalisation
  • 159/2494 Service universel
  • 330/2494 Sentel/Tigo
  • 87/2494 Vie politique
  • 768/2494 Distinction/Nomination
  • 17/2494 Handicapés
  • 346/2494 Enseignement à distance
  • 341/2494 Contenus numériques
  • 292/2494 Gestion de l’ARTP
  • 89/2494 Radios communautaires
  • 886/2494 Qualité de service
  • 216/2494 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2494 SMSI
  • 239/2494 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1435/2494 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2494 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2494 Internet des objets
  • 85/2494 Free Sénégal
  • 297/2494 Intelligence artificielle
  • 97/2494 Editorial
  • 2/2494 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2494 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous