OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2021 > Les transformations actuelles de la régulation

Les transformations actuelles de la régulation

jeudi 16 décembre 2021

Point de vue

La régulation repose sur deux éléments-clés : des règles et des institutions chargées de faire respecter ces règles. Les institutions spécialisées permettent de compléter l’action de la justice et de tenir dûment compte des spécificités des services d’infrastructures.

Les règles relatives à l’activité portent généralement sur la correction des défaillances du marché : prévention des déséquilibres (régulation ex ante) et correction des déséquilibres (régulation ex post). Mais progressivement, on observe un élargissement du champ de compétences du régulateur vers les règles relatives à la sécurité, la protection de l’environnement, la lutte contre les discriminations …

En pratique, à travers le concept de régulation, il s’agit d’assurer le fonctionnement correct d’un ensemble économique complexe ou d’un système politique complexe en harmonisant les points de vue et en arbitrant entre les divers intérêts en présence, aussi bien en aval pour résoudre des litiges qu’en amont pour fixer les règles du jeu et définir les équilibres souhaitables.

Si la question de la légitimité de la régulation n’est plus en débats (débats qui autorisaient certains à soutenir que la régulation est un dysfonctionnement de l’administration), celle relative à l’efficacité de la régulation est, par contre, très actuelle. C’est en effet, la recherche de l’efficacité dans la régulation qui conduit aux nombreuses transformations qui ne sont en fait que des adaptations aux évolutions contemporaines des faits économiques et sociaux et des besoins de l’humanité.

Nous savons, qu’une des fonctions essentielles en régulation est, pour le régulateur, le « suivi du respect des règles établies ». Mais comment faire, quand on sait que « réguler n’est pas juger », pour amener les opérateurs, titulaires de licences d’exploitation, à respecter les règles légales et contractuelles, cahier des charges notamment, qui régissent le secteur ?
Dès l’origine (libéralisation des secteurs traditionnellement sous gestion publique directe : électricité, eau, télécommunications…), les régulateurs se sont focalisés dans le contrôle de la compétition entre les opérateurs.

On croyait que droit de la concurrence était l’essence de la régulation. Ce qui avait créé un conflit, aujourd’hui maitrisé, entre les régulateurs sectoriels et les autorités de la concurrence. Par la suite, le curseur s’est déplacé vers les tarifs des services désormais payants. On travaillait à la baisse de ces tarifs et on croyait ici aussi que, plus il y a de concurrents dans un marché, plus les prix baisseraient.

Aujourd’hui, l’exigence de qualité est devenue une donnée permanente dans toutes les activités humaines.

Il n’est donc pas étonnant que les régulateurs en fassent une priorité. En conséquence, que le régulateur des télécoms prononce une lourde sanction à l’encontre des opérateurs du secteur pour mauvaise qualité de service ne doit pas étonner. Ce n’est pas du tout original et ce n’est pas la première fois dans notre pays ! A mon avis, le régulateur est dans son rôle de veille sur l’application des normes même s’il est vrai que la décision est impressionnante par le montant et l’ampleur de la sanction qui touche plus d’un opérateur.

Je ne vais surtout pas me prononcer sur cette affaire encore pendante. En revanche, je voudrais m’y appuyer, en qualité de « fait pertinent », pour appeler à une réflexion approfondie sur les transformations de la régulation qu’annonce cette attitude des régulateurs qui seront de plus en plus attendus sur les questions de qualité. Oui parce que les services de base sont de plus en plus offerts dans une perspective marchande, ceux qui les vendent doivent donc un minimum de respect et un maximum de qualité à ceux qui les achètent.

Cette exigence de qualité va aller crescendo avec la numérisation croissante de la société. La nouvelle revendication citoyenne issue de la problématique de la digitalisation est que tout le monde doit avoir accès à internet comme on le disait de l’eau et de l’électricité il y a quelques années. Du coup dans la régulation du numérique, la concurrence entre opérateurs et même la question des prix deviennent dérisoires face aux problématiques liées à l’accès à ce type de service.

Certes la sanction au prorata du chiffre d’affaires est celle que semble préférer les régulateurs. Vrais avantages au plan financier pour l’Etat ou le régulateur (selon le destinataire du montant de la sanction) ! Mais en régulation, la sanction n’est pas la panacée. Il y a d’autres voies et moyens pour amener les opérateurs au respect des normes et particulièrement de celles relatives à l’accès aux services de base de la société contemporaine parmi lesquels, internet. Il faut les connaître. On y reviendra au besoin !

Pr Abdoulaye SAKHO. Fondateur du Master Droit et Economie de la Régulation. Institut EDGE/CRES/ Dakar

(Source : Social Net Link, 16 décembre 2021)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4227/4589 Régulation des télécoms
  • 346/4589 Télécentres/Cybercentres
  • 3117/4589 Economie numérique
  • 1603/4589 Politique nationale
  • 4589/4589 Fintech
  • 509/4589 Noms de domaine
  • 1652/4589 Produits et services
  • 1412/4589 Faits divers/Contentieux
  • 724/4589 Nouveau site web
  • 4413/4589 Infrastructures
  • 1612/4589 TIC pour l’éducation
  • 182/4589 Recherche
  • 242/4589 Projet
  • 2878/4589 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1736/4589 Sonatel/Orange
  • 1572/4589 Licences de télécommunications
  • 264/4589 Sudatel/Expresso
  • 941/4589 Régulation des médias
  • 1207/4589 Applications
  • 1012/4589 Mouvements sociaux
  • 1537/4589 Données personnelles
  • 135/4589 Big Data/Données ouvertes
  • 590/4589 Mouvement consumériste
  • 360/4589 Médias
  • 642/4589 Appels internationaux entrants
  • 1431/4589 Formation
  • 102/4589 Logiciel libre
  • 1727/4589 Politiques africaines
  • 906/4589 Fiscalité
  • 166/4589 Art et culture
  • 570/4589 Genre
  • 1532/4589 Point de vue
  • 966/4589 Commerce électronique
  • 1417/4589 Manifestation
  • 314/4589 Presse en ligne
  • 124/4589 Piratage
  • 204/4589 Téléservices
  • 902/4589 Biométrie/Identité numérique
  • 304/4589 Environnement/Santé
  • 322/4589 Législation/Réglementation
  • 334/4589 Gouvernance
  • 1726/4589 Portrait/Entretien
  • 144/4589 Radio
  • 686/4589 TIC pour la santé
  • 266/4589 Propriété intellectuelle
  • 61/4589 Langues/Localisation
  • 1012/4589 Médias/Réseaux sociaux
  • 1899/4589 Téléphonie
  • 191/4589 Désengagement de l’Etat
  • 976/4589 Internet
  • 115/4589 Collectivités locales
  • 382/4589 Dédouanement électronique
  • 1021/4589 Usages et comportements
  • 1026/4589 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 550/4589 Audiovisuel
  • 2872/4589 Transformation digitale
  • 383/4589 Affaire Global Voice
  • 152/4589 Géomatique/Géolocalisation
  • 303/4589 Service universel
  • 660/4589 Sentel/Tigo
  • 176/4589 Vie politique
  • 1487/4589 Distinction/Nomination
  • 34/4589 Handicapés
  • 678/4589 Enseignement à distance
  • 663/4589 Contenus numériques
  • 584/4589 Gestion de l’ARTP
  • 178/4589 Radios communautaires
  • 1659/4589 Qualité de service
  • 424/4589 Privatisation/Libéralisation
  • 135/4589 SMSI
  • 450/4589 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2579/4589 Innovation/Entreprenariat
  • 1310/4589 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/4589 Internet des objets
  • 170/4589 Free Sénégal
  • 369/4589 Intelligence artificielle
  • 194/4589 Editorial
  • 22/4589 Yas

2025 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous