OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Mars 2019 > Les start-up africaines ont levé plus d’un milliard de dollars US en 2018

Les start-up africaines ont levé plus d’un milliard de dollars US en 2018

samedi 23 mars 2019

Innovation/Entreprenariat

C’est peu de dire que le momentum de « l’African Tech » s’amplifie avec force et enflamme les investisseurs. Illustration avec le rapport que vient de publier le fonds Partech Africa.

Où en est-on des levées de fonds réalisées par les start-up du continent ? C’est la question à laquelle répond Partech Africa qui dispose de bureaux sur le continent à Dakar et Nairobi. À partir d’une étude serrée et précise sur le terrain, le géant du capital-risque a établi qu’en 2018, 146 start-up réparties entre 19 pays ont explosé tous les records de levées en atteignant collectivement la somme vertigineuse de 1,16 milliard de dollars. Une masse financière en très forte progression (+ 108 %) par rapport aux cumuls des levées réalisées en 2017 (560 millions de dollars, déjà un record à l’époque) au profit des entrepreneurs africains du numérique.

Et une illustration de la validation du marché de la Tech africaine par les capitaux-risqueurs du monde entier, qui parient ainsi sur l’avenir : qu’ils soient africains, occidentaux ou asiatiques, les investisseurs se laissent séduire plus facilement par les innovations digitales qui se multiplient sur le continent.

Une maturité presque déconcertante pour Cyril Collon et Tidjane Deme, tous deux General Partner de Partech Africa et coauteurs du rapport : «  en 2015, nous envisagions que la barre symbolique du milliard de dollars serait franchie, mais pas avant en 2020. La réalité nous a rattrapés avec deux années d’avance ! Il est clair que l’écosystème tech africain se renforce chaque année de manière considérable, et que les entrepreneurs africains ont fortement gagné en attractivité  ». Partech Africa précise en préambule avoir adopté une méthodologie particulièrement stricte pour parvenir à ces chiffres impressionnants. Le rapport, qui se focalise exclusivement sur le secteur du numérique, ne répertorie que les levées de fonds annoncées officiellement, supérieures à un plancher minimum de 200 000 dollars et inférieures à 100 millions. Des règles de calcul qui écartent du «  scope  » les «  petits tickets  » (le plus souvent réalisés de manière confidentielle par des «  business angels  » individuels) qui sont plus difficiles à suivre et à vérifier d’après Partech Africa.

Séries A et B : la grande accélération

Les «  rounds  » d’investissement en série A (pour les sociétés qui se situent au stade post-amorçage) et série B (seconde levée de fonds pour les sociétés en processus de scalabilité) ont fortement augmenté selon Partech Africa : plus de 70 levées de fonds cumulant plus de 482 millions de dollars ont été enregistrées en 2018, soit une hausse en volume de 51 %. Si le ticket moyen en série A se stabilise autour de 4,1 millions de dollars d’une année sur l’autre, il croît fortement en série B (14,4 millions d’USD en moyenne en 2018 contre 10,5 millions l’année précédente). Au niveau inférieur, les levées de fonds en seed (amorçage) – la phase la plus risquée pour les investisseurs – sont aussi en hausse en 2018. Avec 80 levées enregistrées pour un ticket d’entrée moyen de 1 million de dollars.

Le Kenya accélère, l’Afrique francophone marque le pas

Pionnier historique de la Tech en Afrique, le Kenya reprend l’ascendant sur l’Afrique du Sud et le Nigeria en se hissant à la tête du Top 3 selon Partech Africa. 44 start-up kenyanes ont attiré des sommes records en 2018 à l’instar de Cellulant dans l’inclusion financière (47,5 millions de dollars), Dlight dans le «  Off-Grid  » (41 millions de dollars) ou encore Twiga Foods dans la distribution (10 millions d’USD). Au total, les jeunes pousses de Nairobi ont attiré plus de 348 millions de dollars (+ 136 % par rapport à 2017). Incontournable avec ses 190 millions d’habitants, le Nigeria n’est pas en reste : 26 success-stories nigérianes ont attiré 306 millions d’USD d’investissements en 2018. En particulier dans le secteur des technologies financières. Avec la poussée de pépites emblématiques de Lagos comme Flutterwave ou Paga, qui continuent de tirer le secteur vers le haut. Les deux Fintechs ont chacune levé en 2018 la coquette somme de 10 millions de dollars pour doper leurs activités. Enfin à noter dans le paysage du e-commerce nigérian l’investissement (non rendu public à ce jour) réalisé par le célèbre groupe français Pernod Ricard dans le capital de Jumia, la première licorne africaine (qui vient par ailleurs d’annoncer son intention d’entrer à la Bourse de New York).

Du côté de Cape Town et de Johannesburg, 37 start-up ont attiré collectivement la bagatelle de 250 millions d’USD (un volume en hausse de 49 % par rapport à 2017). Avec notamment l’acquisition, pour 98 millions de dollars, de la sud-africaine WeBuyCars – une start-up spécialisée dans la vente de véhicules sur Internet (et qui pour la petite histoire a vu le jour dans un garage il y a 18 ans) – par le puissant groupe de multimédia Naspers.

Une bouffée de croissance que l’on ne retrouve pas dans la partie francophone du continent, à l’exception notable du Sénégal. Car si Dakar parvient à tirer son épingle du jeu avec plus de 22 millions de dollars levés par les start-up locales, dans leur globalité, les levées de fonds réalisées dans les pays d’Afrique francophone stagnent selon les auteurs. Avec «  seulement  » 54,3 millions de dollars attirés en 2018 contre 55,5 millions de dollars l’année précédente. Les deux auteurs du rapport se veulent néanmoins confiants : «  en dehors des 3 locomotives Kenya, Nigeria, Afrique du Sud, la dynamique des écosystèmes tech locaux va moins vite, mais cela est vrai aussi bien dans l’espace francophone qu’anglophone, par contre les talents sont là et l’amorçage se structurant, de belles start-up vont éclore  ».

Les services aux entreprises décollent

Côté sectoriel, les entreprises spécialisées dans l’inclusion financière ont sans surprise été les plus courtisées de la scène tech africaine en 2018, confirmant une tendance déjà observée en 2017. «  L’inclusion financière est au cœur des enjeux, le paysage 2018 le confirme massivement avec 50 % des investissements. L’affirmation de l’avènement d’acteurs clés, au niveau paiements et agrégation en particulier, est fondamentale dans la transformation requise du continent  », détaillent Cyril Collon et Tidjane Deme. Les seules start-up Fintech ont ainsi absorbé en 2018 un peu moins de 380 millions de dollars, ce qui représente le tiers de la totalité des levées comptabilisées.

Mais c’est surtout le boom des «  marketplaces  » spécialisées dans le B2B et les services aux entreprises qui donne le tournis cette année. Avec près de 353 millions de dollars attirés par les start-up du secteur, ce qui représente un saut quantique de + 397 % en un an. «  Dans un contexte où la monétisation est au cœur des enjeux, les clients entreprises peuvent payer. Cela rassure bien sûr les investisseurs, d’où l’attractivité du secteur  », expliquent ainsi les auteurs.

C’est le plébiscite des solutions digitales africaines qui, grâce à l’optimisation des précieuses «  datas  », aident les petites entreprises informelles à se structurer en les rendant plus autonomes. Avec des impacts importants sur des pans entiers de l’économie réelle, en particulier dans la logistique et le retail. À l’image de la start-up Trade Depot, au Nigeria, qui démultiplie la productivité de milliers de petits commerçants informels à Lagos grâce à un système d’inventaire et d’approvisionnement en temps réel. L’ère des plateformes «  made in Africa  » ne fait que commencer.

Samir Abdelkrim [1]

(Source : Le Point Afrique, 23 mars 2019)


[1] Samir Abdelkrim, fondateur du sommet sur la #Tech4Good EMERGING Valley et de l’entreprise de conseil StartupBRICS, a parcouru une vingtaine d’écosystèmes numériques africains et en a tiré un livre, « Startup Lions, au coeur de l’African Tech », disponible sur Amazon.

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4655/4920 Régulation des télécoms
  • 346/4920 Télécentres/Cybercentres
  • 3470/4920 Economie numérique
  • 1969/4920 Politique nationale
  • 4901/4920 Fintech
  • 517/4920 Noms de domaine
  • 1958/4920 Produits et services
  • 1466/4920 Faits divers/Contentieux
  • 740/4920 Nouveau site web
  • 4920/4920 Infrastructures
  • 2130/4920 TIC pour l’éducation
  • 187/4920 Recherche
  • 243/4920 Projet
  • 3606/4920 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2253/4920 Sonatel/Orange
  • 1713/4920 Licences de télécommunications
  • 276/4920 Sudatel/Expresso
  • 1039/4920 Régulation des médias
  • 1426/4920 Applications
  • 1055/4920 Mouvements sociaux
  • 1721/4920 Données personnelles
  • 128/4920 Big Data/Données ouvertes
  • 595/4920 Mouvement consumériste
  • 361/4920 Médias
  • 645/4920 Appels internationaux entrants
  • 1730/4920 Formation
  • 94/4920 Logiciel libre
  • 2278/4920 Politiques africaines
  • 1187/4920 Fiscalité
  • 169/4920 Art et culture
  • 700/4920 Genre
  • 1689/4920 Point de vue
  • 1054/4920 Commerce électronique
  • 1577/4920 Manifestation
  • 320/4920 Presse en ligne
  • 124/4920 Piratage
  • 205/4920 Téléservices
  • 997/4920 Biométrie/Identité numérique
  • 368/4920 Environnement/Santé
  • 339/4920 Législation/Réglementation
  • 354/4920 Gouvernance
  • 1926/4920 Portrait/Entretien
  • 144/4920 Radio
  • 838/4920 TIC pour la santé
  • 279/4920 Propriété intellectuelle
  • 61/4920 Langues/Localisation
  • 1234/4920 Médias/Réseaux sociaux
  • 1936/4920 Téléphonie
  • 191/4920 Désengagement de l’Etat
  • 1015/4920 Internet
  • 114/4920 Collectivités locales
  • 406/4920 Dédouanement électronique
  • 1200/4920 Usages et comportements
  • 1092/4920 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 551/4920 Audiovisuel
  • 3512/4920 Transformation digitale
  • 387/4920 Affaire Global Voice
  • 161/4920 Géomatique/Géolocalisation
  • 436/4920 Service universel
  • 663/4920 Sentel/Tigo
  • 175/4920 Vie politique
  • 1604/4920 Distinction/Nomination
  • 35/4920 Handicapés
  • 770/4920 Enseignement à distance
  • 690/4920 Contenus numériques
  • 585/4920 Gestion de l’ARTP
  • 179/4920 Radios communautaires
  • 1904/4920 Qualité de service
  • 488/4920 Privatisation/Libéralisation
  • 132/4920 SMSI
  • 466/4920 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2897/4920 Innovation/Entreprenariat
  • 1416/4920 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/4920 Internet des objets
  • 171/4920 Free Sénégal
  • 701/4920 Intelligence artificielle
  • 195/4920 Editorial
  • 4/4920 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/4920 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous