OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Juin > Les NTIC ne se résument pas à des outils (El Hadj Hamidou Kassé, D.G du (…)

Les NTIC ne se résument pas à des outils (El Hadj Hamidou Kassé, D.G du journal Le Soleil)

jeudi 19 juin 2003

Presse en ligne

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans une édition en ligne ? Effet de mode ?

La première préoccupation était tout à fait d’ordre conjoncturel. C’était la mode de se lancer dans le domaine de l’Internet. La seconde raison, c’est que nous avons une communauté sénégalaise, à l’extérieur, ce qu’on appelle la diaspora sénégalaise, qui est assez importante. La troisième : comme tout le monde était au net, il fallait bien et il fallait trouver des objectifs. Je pense que c’était assez important, pour la bonne et simple raison qu’au-delà du Sénégal, il y a des positions affirmées sur la scène internationale, également des cibles à atteindre, et au plan commercial, des raisons qui font que nous étions obligés d’élargir un peu notre marché publicitaire. Si l’annonceur sait que nous sommes lus par des Sénégalais de l’extérieur et également par des Ivoiriens, des Français ou des Américains, etc., il est tout à fait évident qu’il peut nous faire confiance, pour faire une annonce dans notre site. Et, pour moi, cet aspect commercial était extrêmement important et demeure encore extrêmement important.

Et pourtant, premier groupe de presse en Afrique occidentale à lancer une édition en ligne, vous affirmez aujourd’hui : « Nous sommes en panne sèche ». Cette franchise ne pousse guère à l’optimisme ?

Vous savez, les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ne se résument pas uniquement à des outils, ou à une technologie. Il y a également des problèmes de contenu. Donc, il ne s’agit pas de maîtriser l’outil technologique, il faut également des personnes ou des ressources humaines qui peuvent élaborer des concepts, des stratégies, des démarches pour non seulement animer les contenus élaborés, mais également au-delà des contenus qu’on puisse avoir accès au marché publicitaire. Et cela n’existe pas toujours. Il s’est passé que celui qui s’occupait de cela chez nous devrait finalement quitter l’entreprise pour des raisons « politiques ». Parce que cette personne devrait aller conseiller un Président d’une République. Nous n’avions plus de ressources humaines, pour animer justement le concept qui devrait nous permettre d’élaborer davantage le contenu, mais également d’avoir accès au marché publicitaire. C’est aussi simple que ça !

Pourquoi alors avoir mis la charrue avant les boeufs ?

Ce n’est pas la charrue avant les boeufs ! Quand on faisait notre stratégie, la personne était présente. C’est un accident de l’histoire qu’il y ait eu une alternance dans un pays ouest africain. Cette personne travaillait avec nous et comme je l’ai dit, pour des raisons « politiques », il fallait que cette personne parte. Moi, personnellement je peux m’occuper de ce service. Mais en tant que Directeur général de la société, je ne peux pas me spécialiser dans un domaine. Je suis obligé de m’occuper de management et de gestion.

L’enthousiasme du départ a fait place à la réalité. Aujourd’hui, avec du recul et l’expérience, que n’auriez-vous pas fait ?

Si c’était à recommencer, je crois qu’au niveau en tout cas des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, nous aurions placé quelqu’un à côté de la personne qui est partie. Pour avoir le concept, le réflexe, être ce que j’appelle stratégiste. Il nous aurait aidé, justement, à élaborer les meilleures stratégies, pour non seulement animer des contenus, mais également agir au plan commercial, afin que nous puissions rentabiliser ou mettre à profit ce nouvel outil qu’est Internet.

Quel(s) conseils donneriez-vous à un groupe de presse, ou à un journal qui voudrait se lancer dans cet « effet de mode » ?

Mais justement, pour que ce ne soit pas un « effet de mode », ce que j’aurais conseillé, c’est d’abord de faire des études. Il faut se dire : nous avons déjà un support classique, et un support supplémentaire. Que pouvons-nous faire avec ce nouveau support ? De deux : qu’est-ce-que ce support peut nous apporter aussi bien au plan de l’élaboration des contenus, de l’élargissement de notre cible qu’au plan commercial. Ce sont des études à faire. Et ce qui nous manque le plus, au niveau des médias africains, ce sont les études pointues, qui nous permettent de dire :nous créons un journal, nous créons un site web, nous créons un nouveau produit par rapport à telle clientèle, par rapport à telle cible pour tel(s) objectif(s) ou pour tel(s) résultat(s). Ca ,c’est fondamental, et je pense qu’on ne peut pas y échapper ! Il faut bien que nous nous habituions à cette question fondamentale : qu’est-ce que nous visons à travers tel ou tel produit que nous mettons sur le marché ? Ou que nous voulons mettre sur le marché ?

Vous disiez que vous dépensez dix millions par an

Ou même beaucoup plus

Pour quel résultat ?

Résultat nul ! Pour la bonne et simple raison que nous n’avons pas encore une stratégie pour rentabiliser le site que nous avons créé.

Ma question demeure donc. Pourquoi avoir mis la charrue avant les boeufs ?

Mais c’est justement la charrue avant le boeuf. Nous nous sommes lancés dans un concept sans en maîtriser forcément les contours, sans nous poser la question de la rentabilité, sans nous dire quel contenu, au préalable, mettre dans ce nouvel espace de communication et d’information.

L’expérience, c’est le nom qu’on donne à ses erreurs...

Je ne pense pas seulement qu’on puisse analyser toute cette histoire sous le concept d’erreur. Vous savez, l’histoire est une succession d’inventions, d’évènements A cha-que invention, on invente un nouveau concept Au fond, nous ne pouvions pas faire autre chose que ce que nous avons fait. Maintenant, il s’agit de tirer les leçons de tout ça, pour élaborer des concepts qui nous permettent, aujourd’hui, de rentabiliser le site et de proposer des contenus.

(Source : Fraternité Matin 19 juin 2003)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4585/5734 Régulation des télécoms
  • 356/5734 Télécentres/Cybercentres
  • 3711/5734 Economie numérique
  • 1912/5734 Politique nationale
  • 5132/5734 Fintech
  • 560/5734 Noms de domaine
  • 2043/5734 Produits et services
  • 1554/5734 Faits divers/Contentieux
  • 764/5734 Nouveau site web
  • 5734/5734 Infrastructures
  • 2031/5734 TIC pour l’éducation
  • 192/5734 Recherche
  • 254/5734 Projet
  • 4348/5734 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2050/5734 Sonatel/Orange
  • 1666/5734 Licences de télécommunications
  • 291/5734 Sudatel/Expresso
  • 1048/5734 Régulation des médias
  • 1405/5734 Applications
  • 1628/5734 Mouvements sociaux
  • 1753/5734 Données personnelles
  • 153/5734 Big Data/Données ouvertes
  • 647/5734 Mouvement consumériste
  • 369/5734 Médias
  • 700/5734 Appels internationaux entrants
  • 1723/5734 Formation
  • 98/5734 Logiciel libre
  • 2459/5734 Politiques africaines
  • 1103/5734 Fiscalité
  • 174/5734 Art et culture
  • 599/5734 Genre
  • 1977/5734 Point de vue
  • 1101/5734 Commerce électronique
  • 1514/5734 Manifestation
  • 330/5734 Presse en ligne
  • 125/5734 Piratage
  • 228/5734 Téléservices
  • 1047/5734 Biométrie/Identité numérique
  • 389/5734 Environnement/Santé
  • 587/5734 Législation/Réglementation
  • 371/5734 Gouvernance
  • 1869/5734 Portrait/Entretien
  • 144/5734 Radio
  • 782/5734 TIC pour la santé
  • 292/5734 Propriété intellectuelle
  • 61/5734 Langues/Localisation
  • 1140/5734 Médias/Réseaux sociaux
  • 2174/5734 Téléphonie
  • 195/5734 Désengagement de l’Etat
  • 1070/5734 Internet
  • 121/5734 Collectivités locales
  • 421/5734 Dédouanement électronique
  • 1448/5734 Usages et comportements
  • 1081/5734 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 580/5734 Audiovisuel
  • 3676/5734 Transformation digitale
  • 408/5734 Affaire Global Voice
  • 376/5734 Géomatique/Géolocalisation
  • 404/5734 Service universel
  • 722/5734 Sentel/Tigo
  • 187/5734 Vie politique
  • 1900/5734 Distinction/Nomination
  • 35/5734 Handicapés
  • 730/5734 Enseignement à distance
  • 907/5734 Contenus numériques
  • 605/5734 Gestion de l’ARTP
  • 185/5734 Radios communautaires
  • 2101/5734 Qualité de service
  • 630/5734 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5734 SMSI
  • 573/5734 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2847/5734 Innovation/Entreprenariat
  • 1607/5734 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 52/5734 Internet des objets
  • 174/5734 Free Sénégal
  • 997/5734 Intelligence artificielle
  • 206/5734 Editorial
  • 10/5734 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5734 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous