OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Avril 2020 > Les Fake news : l’autre “pandémie” sur internet

Les Fake news : l’autre “pandémie” sur internet

jeudi 2 avril 2020

Contenus numériques

Ces temps-ci, une information circule sur les réseaux sociaux comme quoi, pour faire respecter le confinement en Russie en cette période du coronavirus, le président Poutine aurait fait sortir huit cent mille (800 000) tigres sur le territoire national.

Une recherche rapide sur internet nous a permis de comprendre qu’aujourd’hui, le nombre total de tigres dans le monde est inférieur à cinq mille (5000). D’où viennent donc tous ces tigres en Russie ? C’est ce genre d’information que l’on appelle « fake news ».

D’après une étude sur ces « fake news », 59% des internautes qui partagent une information sur les réseaux sociaux ont déjà partagé un lien tout en sachant que “la source n’est pas parfaitement fiable“. De même, 53% des internautes ont déjà partagé un article ou une vidéo “sans vérifier sa source“. Ne sommes-nous pas tous en train de participer à la prolifération des « fake news » ?

« Fake news » est un mot anglais qui signifie en français infox, informations fallacieuses, fausses informations ou fausses nouvelles. Elle constitue en une information mensongère délivrée dans le but de manipuler, de divertir, ou tromper un public. Prenant une importance singulière à l’ère d’internet, elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus, d’un ou de plusieurs médias, d’un homme d’État ou d’un gouvernement le plus souvent par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux.
Ces informations fallacieuses sont devenues monnaies courantes sur internet et ne cessent de contaminer la toile à tel point que je me permets de les comparer à une « pandémie ».

Comment faire face à cette « pandémie » sur internet ?

En France, la loi n°2018-1201 du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l’information a été intégrée dans le code électoral. Ce code en son article L.163-1 pose des obligations pour les opérateurs de plateforme en ligne dont toute violation sera sanctionnée d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. (Article L.112).

En ces temps où la pandémie du coronavirus touche de plein fouet le monde entier, les « fake news » sont également à l’ordre du jour. Au Sénégal, le ministère de la santé a dû porter plainte contre X pour endiguer ce phénomène. Cette plainte vise également toute personne qui tenterait de nier l’existence de la maladie au Sénégal.

La diffusion de fausses nouvelles est une infraction

Elle est punie par l’article 255 du Code pénal sénégalais qui dispose que la « publication, la diffusion, la divulgation ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers, sera punie d’un emprisonnement d’un (1) à trois (3) ans et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 FCFA lorsque la publication, la diffusion, la divulgation, la reproduction, faite ou non de mauvaises foi, aura entrainé la désobéissance aux lois du pays ou porté atteinte au moral de la population, ou jeté le discrédit sur les institutions publiques ou leur fonctionnement ».

Dans ce même sillage, Facebook a mis en place un message dans le fil d’actualité de l’ensemble des pays frappés par le virus, incluant un lien vers le site de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ou le site dédié des autorités locales, ainsi que de « coupons publicitaires » gratuits pour partager avec les utilisateurs des informations sanitaires vérifiées. De son côté, Amazon a annoncé le 27 février dernier avoir retiré de son site marchand plus d’un (1) million de produits se vantant de soigner ou de lutter contre le virus.

Toujours pour intensifier sa lutte engagée contre les fausses informations, WhatsApp avait décidé d’être encore plus restrictive en limitant le nombre de transfert de messages à cinq (5) personnes. Par exemple, si vous sélectionnez un message, vous pouvez l’envoyer à cinq (5) personnes ou dans cinq (5) groupes maximum à la fois. En plus, depuis quelques mois, sur WhatsApp « Les messages sur lesquels apparaît la mention “Transféré” vous aident à déterminer si votre ami(e) ou contact a écrit le message ou s’il a été composé à l’origine par quelqu’un d’autre. Quand un message est transféré d’un utilisateur à un autre utilisateur plus de cinq fois, il est marqué par une icône de double flèche », déclare la firme.

D’un autre côté, le « fact checking », vérification des faits en français, pourrait aider à limiter la propagation des fausses informations, même si certains s’interrogent sur son efficacité. Ce terme désigne une forme de traitement journalistique visant à examiner et à vérifier la véracité d’un fait avant toute publication.

Est-ce possible d’identifier une « fake news » ?

Les fausses nouvelles pullulent sur internet et son souvent difficilement identifiables. Néanmoins, si vous recevez un message, cherchez des sources fiables pour voir si l’information est traitée par ailleurs. Si une information est traitée par plusieurs médias, elle est plus probablement authentique.

Selon une étude menée aux États-Unis par l’institut Common Sense Media, 56% des jeunes de 10 à 18 ans estiment ne pas savoir différencier une vraie information d’une fausse.Et un adolescent américain sur trois a déjà partagé une information en se rendant compte plus tard qu’il s’agissait d’une « fake news ».

Ce n’est pas parce qu’un message est partagé par beaucoup de personnes, par un proche ou un parent qu’il est vrai. Si le message reçu est un texte, faites une capture d’écran et recherchez- le sur internet à l’aide de « Google image » pour voir est-ce qu’un autre utilisateur a déjà signalé ce genre de contenu sur les forums de discussion ou les sites consacrés aux fausses informations ou aux arnaques. Enfin, ne transférez jamais un contenu (vidéo, vocal, ou texte) juste parce que la personne qui vous l’a envoyé vous demande de le transférer à « tous vos contacts ». Si vous avez des doutes, demandez à votre émetteur est-ce qu’il a bien vérifié les informations avant de les partager.

Bref, les fausses informations sont devenues une véritable « pandémie » envahissant le web. Il y a quelques années, elles étaient moins connues, aujourd’hui, elles sont considérées comme un sérieux problème de société. L’espace médiatique, politique, social, les entreprises et les marques sont tous atteints.

Dans un futur proche, la technologie permettra encore d’aller plus loin si toutefois, des moyens colossaux ne sont pas déployés pour trouver un « vaccin » à cette « pandémie ». Cependant, le bras de fer observé entre ceux qui sont contre les « fake news » et les défenseurs de la liberté d’expression risque de ralentir la lutte. En effet, certaines personnes pensent que la lutte contre les « fake news » pourrait porter atteinte à la liberté d’expression.

Des personnages politiques comme Marine Le Pen, en France, avait jugé la loi française sur les « fake news » comme étant « liberticide ».
Si les États et les géants du numérique déclarent régulièrement travailler activement sur ce problème de « fake news », ils leur restent, cependant, beaucoup de chemin à parcourir pour vaincre cette « pandémie ».

Mamadou Lamine Niang Dia,
Étudiant Master II en Cyberdroit

(Source : Social Net Link, 2 avril 2020)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4274/4986 Régulation des télécoms
  • 346/4986 Télécentres/Cybercentres
  • 3608/4986 Economie numérique
  • 1882/4986 Politique nationale
  • 4986/4986 Fintech
  • 512/4986 Noms de domaine
  • 1949/4986 Produits et services
  • 1455/4986 Faits divers/Contentieux
  • 729/4986 Nouveau site web
  • 4862/4986 Infrastructures
  • 1682/4986 TIC pour l’éducation
  • 186/4986 Recherche
  • 242/4986 Projet
  • 3229/4986 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1750/4986 Sonatel/Orange
  • 1647/4986 Licences de télécommunications
  • 272/4986 Sudatel/Expresso
  • 1023/4986 Régulation des médias
  • 1282/4986 Applications
  • 1131/4986 Mouvements sociaux
  • 1641/4986 Données personnelles
  • 128/4986 Big Data/Données ouvertes
  • 592/4986 Mouvement consumériste
  • 359/4986 Médias
  • 644/4986 Appels internationaux entrants
  • 1817/4986 Formation
  • 92/4986 Logiciel libre
  • 1991/4986 Politiques africaines
  • 1138/4986 Fiscalité
  • 166/4986 Art et culture
  • 574/4986 Genre
  • 1658/4986 Point de vue
  • 989/4986 Commerce électronique
  • 1454/4986 Manifestation
  • 325/4986 Presse en ligne
  • 126/4986 Piratage
  • 204/4986 Téléservices
  • 924/4986 Biométrie/Identité numérique
  • 302/4986 Environnement/Santé
  • 378/4986 Législation/Réglementation
  • 341/4986 Gouvernance
  • 1799/4986 Portrait/Entretien
  • 144/4986 Radio
  • 779/4986 TIC pour la santé
  • 297/4986 Propriété intellectuelle
  • 58/4986 Langues/Localisation
  • 1040/4986 Médias/Réseaux sociaux
  • 1944/4986 Téléphonie
  • 190/4986 Désengagement de l’Etat
  • 998/4986 Internet
  • 114/4986 Collectivités locales
  • 393/4986 Dédouanement électronique
  • 1140/4986 Usages et comportements
  • 1026/4986 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 550/4986 Audiovisuel
  • 3272/4986 Transformation digitale
  • 385/4986 Affaire Global Voice
  • 153/4986 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/4986 Service universel
  • 660/4986 Sentel/Tigo
  • 174/4986 Vie politique
  • 1512/4986 Distinction/Nomination
  • 34/4986 Handicapés
  • 685/4986 Enseignement à distance
  • 677/4986 Contenus numériques
  • 584/4986 Gestion de l’ARTP
  • 178/4986 Radios communautaires
  • 1690/4986 Qualité de service
  • 426/4986 Privatisation/Libéralisation
  • 132/4986 SMSI
  • 458/4986 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2749/4986 Innovation/Entreprenariat
  • 1320/4986 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/4986 Internet des objets
  • 170/4986 Free Sénégal
  • 642/4986 Intelligence artificielle
  • 198/4986 Editorial
  • 22/4986 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous