OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Mai 2018 > Les dirigeants africains font le pari de l’économie numérique

Les dirigeants africains font le pari de l’économie numérique

mercredi 30 mai 2018

Economie numérique

Il suffit de penser à nos modes de communication, de consommation, de déplacement, de travail et de loisir pour comprendre à quel point, depuis dix ans, la technologie a bouleversé notre vie quotidienne et professionnelle.

Les évolutions induites par la technologie transforment profondément notre monde et permettent aux pays en développement de sauter des étapes et de s’affranchir des processus de développement industriel traditionnels. Mais pour les dirigeants, ces technologies disruptives accentuent les enjeux au risque, sinon, de se laisser distancer.

En embrassant la révolution des télécoms dans les années 2000, l’Afrique subsaharienne a démontré sa capacité à se saisir d’une opportunité technologique. Aujourd’hui, il s’agit de prendre le nouveau virage du numérique, qui offre un potentiel incroyable. Mais pour en profiter pleinement, les pays doivent disposer de cinq piliers incontournables : infrastructures, compétences théoriques et pratiques, services financiers, plateformes, et esprit d’entreprise et innovation.

En avril dernier, lors des Réunions de printemps, le Groupe de la Banque mondiale a lancé l’Initiative pour l’économie numérique en Afrique (DE4A), avec le soutien de ministres africains des finances et de télécommunications, de gouverneurs de banques centrales, de géants mondiaux de la technologie et des télécoms ainsi que de plateformes Internet locales et régionales, de laboratoires d’idées, de leaders d’opinion, d’entrepreneurs numériques et de partenaires de développement. Cet événement a mis en évidence le rôle du numérique comme nouvel aiguillon de la croissance, discuté des modalités à mettre en place et analysé les dangers pour les pays qui se laisseraient distancer.

L’Initiative DE4A collabore actuellement avec plusieurs pays à la mise au point d’un cadre d’évaluation qui servira de base à la définition des stratégies nationales de soutien à l’économie numérique. Elle entend notamment améliorer la connectivité dans la région et permettre aux habitants pauvres, qu’ils soient citadins ou ruraux, d’accéder aux services financiers et publics, aux marchés et aux informations. Ce qui permettra de stimuler la créativité des entrepreneurs du numérique et d’approfondir la maîtrise de ces outils.

De nombreux pays se sont déjà engagés dans cette voie : le Sénégal s’est donné pour objectif de porter à 10 % la part du PIB assurée par l’économie numérique à l’horizon 2025. Le Rwanda a déployé la 4G et la fibre optique pour offrir des services numériques, notamment publics, dans tout le pays. Et le Kenya, premier pays à avoir testé l’argent mobile, fait désormais des émules.

Pour participer à l’économie numérique, l’Afrique subsaharienne doit assurer un accès généralisé et peu coûteux à l’internet. Or, la région est loin d’être entièrement reliée aux infrastructures haut débit. Vingt-et-un des 25 pays les moins connectés du monde appartiennent au continent africain, où 22 % seulement de la population a accès à l’internet. Pour y remédier et développer la connectivité, l’Afrique subsaharienne pourrait se concentrer sur la mise en place de modèles d’activité innovants, sur le partage des infrastructures et sur l’amélioration de l’environnement politique et réglementaire dans le but d’attirer des investissements privés.

En plus de connecter les habitants à ce nouveau monde, les dirigeants doivent comprendre l’importance de l’identité et de l’identification numériques. En Afrique subsaharienne, 29 % des adultes continuent de n’avoir aucun moyen de s’identifier — un pourcentage encore plus élevé chez les femmes, les jeunes et les plus démunis. Les programmes de délivrance de titres d’identité numérique permettraient à ces individus d’accéder à des services publics essentiels, suivant en cela la voie empruntée par le Rwanda.

L’accès à l’internet permet également d’accroître le recours aux services financiers formels, à l’image de l’argent mobile. Dans ce domaine, et c’est une bonne nouvelle, l’Afrique subsaharienne détient le record mondial d’utilisation de ce type de services. Ainsi, avec l’attribution de licences par l’État ivoirien à plusieurs opérateurs de téléphonie mobile, le marché s’est ouvert et les dernières données Global Findex attestent d’une incroyable amélioration de l’accès financier aux services financiers. Tout l’enjeu consiste désormais à élargir cet accès. Cinquante-sept pour cent des adultes ne possèdent toujours pas de compte bancaire courant et seul un adulte sur cinq a un compte d’argent mobile. Pour améliorer l’accès aux services financiers, les pays réfléchissent à une harmonisation des cadres régionaux régissant les systèmes de paiement, les échanges transfrontaliers de données, la protection de la vie privée et des consommateurs ainsi que la cybersécurité. Tous ces facteurs sont par ailleurs déterminants pour obtenir des économies d’échelle et approfondir l’intégration régionale, deux clés qui permettront à l’Afrique subsaharienne de devenir un acteur compétitif dans l’économie numérique mondiale.

La mise en place d’une plateforme pour les paiements et les transactions mobiles ouvre la voie à « l’économie des plateformes » du commerce et des marchés en ligne et à « l’économie du partage », les deux nouveaux moteurs de la croissance dans les économies numériques. Pour que ces deux formes d’économies puissent décoller, la région doit posséder un écosystème entrepreneurial dynamique afin d’aider les entreprises à mobiliser leur créativité et leur énergie en appui à des modèles commerciaux en ligne créateurs de valeur. L’Afrique subsaharienne possède l’une des populations les plus jeunes et les plus entreprenantes du monde, selon l’indice de l’activité entrepreneuriale totale (a), mais, dans la plupart des pays, cet écosystème souffre d’un certain nombre de lacunes : services de tutorat, financements de démarrage, espaces de bureaux, etc. Si l’Afrique ne manque pas d’exemples de réussite dans ce domaine, il faut développer davantage les entreprises technologiques créatrices d’emplois et de débouchés.

Autre condition indispensable : une maîtrise accrue de la culture et des compétences numériques. Cela vaut pour chaque individu, qui doit disposer d’un bagage de base pour pouvoir interagir avec le monde numérique. Pour la plupart des travailleurs, qui sont amenés tous les jours à utiliser des techniques qui requièrent des compétences numériques. Et, a fortiori, pour les entrepreneurs du numérique, qui doivent savoir coder et programmer pour se développer en ligne. Les grandes entreprises de haute technologie et certaines sociétés spécialisées dans l’éducation, comme Andela, interviennent déjà dans quelques marchés clés de l’Afrique pour étoffer ces compétences.

Nous devons mobiliser tous les acteurs nationaux, publics et privés, les organisations régionales et les partenaires de développement pour aider le continent à accélérer son développement durable à l’aide des technologies de la révolution numérique.

Nous sommes déterminés à aider l’Afrique à bâtir son économie numérique et avons hâte de travailler avec les autorités nationales et le secteur privé dans ce but.

Ceyla Pazarbasioglu

(Source : Banque mondiale, 30 mai 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4643/5006 Régulation des télécoms
  • 346/5006 Télécentres/Cybercentres
  • 3454/5006 Economie numérique
  • 1934/5006 Politique nationale
  • 4842/5006 Fintech
  • 520/5006 Noms de domaine
  • 1998/5006 Produits et services
  • 1487/5006 Faits divers/Contentieux
  • 741/5006 Nouveau site web
  • 5006/5006 Infrastructures
  • 1849/5006 TIC pour l’éducation
  • 187/5006 Recherche
  • 242/5006 Projet
  • 3610/5006 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2064/5006 Sonatel/Orange
  • 1652/5006 Licences de télécommunications
  • 275/5006 Sudatel/Expresso
  • 1114/5006 Régulation des médias
  • 1362/5006 Applications
  • 1053/5006 Mouvements sociaux
  • 1671/5006 Données personnelles
  • 127/5006 Big Data/Données ouvertes
  • 593/5006 Mouvement consumériste
  • 361/5006 Médias
  • 646/5006 Appels internationaux entrants
  • 1780/5006 Formation
  • 95/5006 Logiciel libre
  • 2230/5006 Politiques africaines
  • 1260/5006 Fiscalité
  • 167/5006 Art et culture
  • 674/5006 Genre
  • 1684/5006 Point de vue
  • 1030/5006 Commerce électronique
  • 1625/5006 Manifestation
  • 323/5006 Presse en ligne
  • 126/5006 Piratage
  • 205/5006 Téléservices
  • 1039/5006 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5006 Environnement/Santé
  • 342/5006 Législation/Réglementation
  • 354/5006 Gouvernance
  • 1826/5006 Portrait/Entretien
  • 144/5006 Radio
  • 867/5006 TIC pour la santé
  • 281/5006 Propriété intellectuelle
  • 59/5006 Langues/Localisation
  • 1090/5006 Médias/Réseaux sociaux
  • 1941/5006 Téléphonie
  • 190/5006 Désengagement de l’Etat
  • 1013/5006 Internet
  • 123/5006 Collectivités locales
  • 407/5006 Dédouanement électronique
  • 1194/5006 Usages et comportements
  • 1034/5006 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 557/5006 Audiovisuel
  • 3440/5006 Transformation digitale
  • 387/5006 Affaire Global Voice
  • 156/5006 Géomatique/Géolocalisation
  • 352/5006 Service universel
  • 669/5006 Sentel/Tigo
  • 176/5006 Vie politique
  • 1533/5006 Distinction/Nomination
  • 34/5006 Handicapés
  • 719/5006 Enseignement à distance
  • 686/5006 Contenus numériques
  • 586/5006 Gestion de l’ARTP
  • 178/5006 Radios communautaires
  • 1933/5006 Qualité de service
  • 524/5006 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5006 SMSI
  • 466/5006 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2784/5006 Innovation/Entreprenariat
  • 1373/5006 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5006 Internet des objets
  • 178/5006 Free Sénégal
  • 777/5006 Intelligence artificielle
  • 194/5006 Editorial
  • 8/5006 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5006 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous