OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Décembre 2016 > Les banques à l’assaut du « mobile money » en Afrique

Les banques à l’assaut du « mobile money » en Afrique

jeudi 15 décembre 2016

Fintech

Aujourd’hui, 70 millions d’Africains utilisent le « mobile money », ces services de transfert d’argent par téléphone portable. En 2014, le marché de la banque mobile en Afrique était estimé à plus de 100 milliards de dollars. Ce secteur est devenu tellement incontournable dans la finance africaine que les banques elles-mêmes développent des services de « mobile banking ». Elles espèrent ainsi grignoter le gâteau largement détenu pour le moment par les opérateurs de téléphonie mobile.

Moins de 10% des Africains disposent d’un compte en banque. Le marché sur le continent reste donc immense. Pour atteindre rapidement de nouveaux clients, les banques s’appuient sur le mobile banking. Tag pay, une entreprise française de nouvelles technologies a développé une application mobile pour elles.

« La banque, ce sont des dizaines de services que notre plate-forme offre alors que les opérateurs télécoms se limitent à faire du transfert d’argent, explique Yves Eonnet, son PDG. On va faire du paiement de facture, de salaire, on pourra payer dans les magasins, réaliser des transferts internationaux, distribuer des aides et des subventions. La banque est en train d’évoluer et elle doit être capable d’offrir des fonctions spécifiques métier par métier. C’est ce qu’on apporte avec Tag pay. Le téléphone mobile est une technologie de rupture qui a provoqué une redéfinition complète des processus bancaires. »

La fin des agences bancaires

Trust Merchant Bank (TMB) est la première banque de détail de République démocratique du Congo. Depuis un an, elle utilise la technologie Tag pay. Dans les régions où elle n’a pas de bureau, TMB s’appuie sur des « agents », c’est-à-dire des commerçants qu’elle autorise à réaliser des opérations bancaires en son nom.

TMB a ainsi attiré 200 000 nouveaux clients en faisant l’économie d’ouvrir des agences qui représentent un modèle dépassé, selon Yannick Mbiya, directeur de la banque : « C’est un modèle qui a clairement atteint ses limites en termes de charges d’exploitation. Or, le potentiel de la population à bancariser étant énorme, il était important de pouvoir adresser ce problème avec une solution adéquate tout en maîtrisant nos coûts. C’est ce que nous faisons en nous appuyant sur des opérateurs économiques qui existent et leurs infrastructures. Ce sont des pharmacies, des stations-services, des PME qui répondent à un certain nombre de critères, d’abord en termes de liquidités puisqu’elles doivent être rentables, et en terme de moralité. Ces agents sont soigneusement identifiés par la banque et nous leur délivrons la formation nécessaire. »

Des opérateurs téléphoniques sereins

Cette concurrence inquiète peu les opérateurs téléphoniques. La croissance du mobile banking en Afrique est de 50% par an. Il y a donc de la place pour tout le monde même s’il faut savoir s’adapter, selon Thierry Millet, responsable d’Orange Money. Ce service de transfert d’argent fourni par l’opérateur français est utilisé par 20 millions d’Africains.

« Il y a deux types d’évolutions : la première consiste à élargir les types de paiement. Par exemple, au Cameroun, il est possible de payer l’impôt par mobile money. En Côte d’Ivoire, ce sont les frais d’université. La deuxième évolution consiste à offrir des services au-delà du paiement. Nous avons commencé à le faire sur le transfert international d’argent en Afrique de l’Ouest, ou entre la France et l’Afrique de l’Ouest depuis cette année. On regarde maintenant comment, en partenariat avec des institutions financières, nous pourrions fournir des offres de crédit et d’épargne. »

Aujourd’hui le taux de bancarisation en Afrique est le plus faible au monde.

Gaëlle Laleix

(Source : RFI, 15 décembre 2016)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4708/5586 Régulation des télécoms
  • 365/5586 Télécentres/Cybercentres
  • 3809/5586 Economie numérique
  • 2036/5586 Politique nationale
  • 5586/5586 Fintech
  • 547/5586 Noms de domaine
  • 2176/5586 Produits et services
  • 1523/5586 Faits divers/Contentieux
  • 783/5586 Nouveau site web
  • 5330/5586 Infrastructures
  • 1859/5586 TIC pour l’éducation
  • 198/5586 Recherche
  • 252/5586 Projet
  • 4313/5586 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1864/5586 Sonatel/Orange
  • 1673/5586 Licences de télécommunications
  • 286/5586 Sudatel/Expresso
  • 1205/5586 Régulation des médias
  • 1336/5586 Applications
  • 1110/5586 Mouvements sociaux
  • 1972/5586 Données personnelles
  • 130/5586 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5586 Mouvement consumériste
  • 376/5586 Médias
  • 677/5586 Appels internationaux entrants
  • 1830/5586 Formation
  • 100/5586 Logiciel libre
  • 2345/5586 Politiques africaines
  • 1041/5586 Fiscalité
  • 174/5586 Art et culture
  • 670/5586 Genre
  • 1894/5586 Point de vue
  • 1170/5586 Commerce électronique
  • 1626/5586 Manifestation
  • 336/5586 Presse en ligne
  • 130/5586 Piratage
  • 217/5586 Téléservices
  • 988/5586 Biométrie/Identité numérique
  • 366/5586 Environnement/Santé
  • 360/5586 Législation/Réglementation
  • 367/5586 Gouvernance
  • 1870/5586 Portrait/Entretien
  • 150/5586 Radio
  • 757/5586 TIC pour la santé
  • 290/5586 Propriété intellectuelle
  • 60/5586 Langues/Localisation
  • 1083/5586 Médias/Réseaux sociaux
  • 2113/5586 Téléphonie
  • 203/5586 Désengagement de l’Etat
  • 1065/5586 Internet
  • 121/5586 Collectivités locales
  • 428/5586 Dédouanement électronique
  • 1141/5586 Usages et comportements
  • 1079/5586 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5586 Audiovisuel
  • 3470/5586 Transformation digitale
  • 405/5586 Affaire Global Voice
  • 162/5586 Géomatique/Géolocalisation
  • 362/5586 Service universel
  • 687/5586 Sentel/Tigo
  • 179/5586 Vie politique
  • 1697/5586 Distinction/Nomination
  • 34/5586 Handicapés
  • 721/5586 Enseignement à distance
  • 729/5586 Contenus numériques
  • 622/5586 Gestion de l’ARTP
  • 182/5586 Radios communautaires
  • 1972/5586 Qualité de service
  • 503/5586 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5586 SMSI
  • 489/5586 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2903/5586 Innovation/Entreprenariat
  • 1494/5586 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5586 Internet des objets
  • 178/5586 Free Sénégal
  • 1071/5586 Intelligence artificielle
  • 206/5586 Editorial
  • 58/5586 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5586 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous