OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Décembre > Les applications mobiles les plus utiles pour les Africains

Les applications mobiles les plus utiles pour les Africains

mercredi 5 décembre 2012

Téléphonie

Le téléphone portable est la source de bien des apports positifs en Afrique de l’Est. Cette région innove avec plusieurs applications conçues pour rendre service aux populations.

« Quand d’autres abandonnent, les Est-Africains essayent et essayent encore. »

Pour le journaliste Trevor Analo, qui couvre l’actualité du secteur des nouvelles technologies pour l’hebdomadaire régional The East african, depuis Nairobi, la capitale kényane, la floraison actuelle des applications sur les mobiles relève de l’opiniâtreté des créateurs.

« La région a de jeunes innovateurs, déterminés à aller au bout de leur projet », dit-il à ce sujet.

Les dernières applications, très diverses, ne le contredisent pas. Et de plus en plus, la tendance est d’allier les compétences techniques à l’utilité, de manière à rendre meilleur le quotidien des populations.

Si le Kenya mène la danse depuis quelques années avec les succès à l’international de la plate-forme Ushaidi —et à l’heure où ce pays veut construire près de Nairobi un immense village technologique— il est de plus en plus talonné par ses voisins de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), notamment l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda.

Des conseils médicaux

En Ouganda justement, Geofrey Lutwama a lancé, en 2010, avec quatre compères l’application Saving Tomorrow, avec l’objectif de réduire la mortalité infantile dans son pays (62,5 pour 1.000 naissances en 2011).

« Il a souvent manqué un lien entre une mère et un médecin quand un jeune enfant meurt. Un simple conseil aurait même évité les complications », explique-t-il pour justifier son initiative.

Lutwama veut donc être ce lien. Saving Tomorrow enregistre pour cela le profil de chaque mère avec son enfant, afin de planifier les rendez-vous avec un médecin dans un hôpital proche du domicile.

« L’avantage, c’est de pouvoir rappeler à la mère, deux jours avant, la date de son rendez-vous avec un SMS », appuie-t-il, tout en rappelant que ces oublis répétitifs sont régulièrement responsables des décès des enfants.

Autres possibilités permises par le téléphone : celles d’informer des dates de vaccination ou d’envoyer des conseils pour la bonne nutrition de l’enfant.

« Si le système se développe à l’échelle du pays, il est possible de réduire considérablement la mortalité infantile », espère-t-il, misant sur le partage des informations, prodiguées par les médecins par SMS, au sein de la population.

Les mères ayant des enfants du même âge sont en effet encouragées à s’échanger les messages. Les médecins, eux, peuvent communiquer rapidement et en nombre des conseils aux parents dont les enfants souffrent des mêmes pathologies.

Lutter contre les naufrages

En Tanzanie, l’application Usizame a été lancée pour lutter contre le naufrage des ferries (qui relient le continent africain à l’archipel semi-autonome de Zanzibar dans l’océan Indien). Deux d’entre-eux ont, en effet, sombré tragiquement en 2011 et 2012.

L’application Usizame est d’ailleurs née seulement quelques jours après le dramatique accident de juillet dernier (145 morts et disparus), avec l’objectif affiché d’éviter de nouveaux naufrages. D’où le nom de cette innovation qui signifie « ne pas se noyer » en kiswahili.

« Chaque passager peut s’enregistrer gratuitement par SMS, disent les initiateurs d’Usizame. En retour, des informations sur la météo lui sont envoyées. De notre côté, dès le moindre incident en mer, nous informons les autorités et les médias. Cela peut faire gagner un temps considérable aux secours, notamment pour la localisation exacte de l’accident ».

Lors du naufrage de juillet dernier, il avait en effet fallu plusieurs heures aux secours tanzaniens, avant d’arriver sur la zone.

Améliorer l’agriculture

Au Rwanda, Esther Kunda, une ancienne étudiante à l’Institut des sciences de Kigali, a lancé l’application Sarura, afin de procurer aux agriculteurs du pays des informations utiles par SMS.

Une initiative qui a été saluée —et nommée plusieurs fois dans différents prix— en Afrique de l’Est pour son utilité à la société.

« Le changement climatique affecte toujours plus de familles d’agriculteurs », analyse Esther Kunda pour justifier le lancement de Sarura.

En même temps que les derniers bulletins météo transmis par l’autorité météorologique du pays, Sarura —via le ministère rwandais de l’Agriculture— donne des conseils sur les techniques agricoles les plus adaptées aux conditions du moment, afin de garantir la quantité et la qualité de la production.

Les agriculteurs doivent donc s’enregistrer (service payant) afin de se localiser et de donner la nature de leur production aux experts agricoles qui les conseillent.

Au Rwanda, peuplé de 11 millions d’habitants et où la densité de population est l’une des plus élevées au monde avec plus de 400 habitants par km2, les agriculteurs doivent en effet être efficients dans leur production, car ils disposent de peu de superficie.

« Et c’est encore l’agriculture qui permet à 90% de la population de se nourrir », conclut Esther, qui assure la promotion de Sarura dans les districts du pays tout en visant, d’ici à deux ans, le million d’utilisateurs.

Arnaud Bébien

(Source : Slate Afrique, 5 décembre 2012)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4622/5642 Régulation des télécoms
  • 347/5642 Télécentres/Cybercentres
  • 3667/5642 Economie numérique
  • 1853/5642 Politique nationale
  • 5182/5642 Fintech
  • 591/5642 Noms de domaine
  • 2362/5642 Produits et services
  • 1518/5642 Faits divers/Contentieux
  • 839/5642 Nouveau site web
  • 5642/5642 Infrastructures
  • 1869/5642 TIC pour l’éducation
  • 189/5642 Recherche
  • 242/5642 Projet
  • 3480/5642 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1916/5642 Sonatel/Orange
  • 1604/5642 Licences de télécommunications
  • 281/5642 Sudatel/Expresso
  • 1027/5642 Régulation des médias
  • 1541/5642 Applications
  • 1058/5642 Mouvements sociaux
  • 1627/5642 Données personnelles
  • 142/5642 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5642 Mouvement consumériste
  • 362/5642 Médias
  • 647/5642 Appels internationaux entrants
  • 1620/5642 Formation
  • 96/5642 Logiciel libre
  • 2586/5642 Politiques africaines
  • 1097/5642 Fiscalité
  • 170/5642 Art et culture
  • 584/5642 Genre
  • 1800/5642 Point de vue
  • 1048/5642 Commerce électronique
  • 1571/5642 Manifestation
  • 320/5642 Presse en ligne
  • 124/5642 Piratage
  • 206/5642 Téléservices
  • 1124/5642 Biométrie/Identité numérique
  • 367/5642 Environnement/Santé
  • 339/5642 Législation/Réglementation
  • 364/5642 Gouvernance
  • 1772/5642 Portrait/Entretien
  • 144/5642 Radio
  • 824/5642 TIC pour la santé
  • 287/5642 Propriété intellectuelle
  • 58/5642 Langues/Localisation
  • 1144/5642 Médias/Réseaux sociaux
  • 2024/5642 Téléphonie
  • 190/5642 Désengagement de l’Etat
  • 1025/5642 Internet
  • 122/5642 Collectivités locales
  • 408/5642 Dédouanement électronique
  • 1330/5642 Usages et comportements
  • 1038/5642 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 556/5642 Audiovisuel
  • 3667/5642 Transformation digitale
  • 396/5642 Affaire Global Voice
  • 162/5642 Géomatique/Géolocalisation
  • 325/5642 Service universel
  • 663/5642 Sentel/Tigo
  • 175/5642 Vie politique
  • 2093/5642 Distinction/Nomination
  • 34/5642 Handicapés
  • 701/5642 Enseignement à distance
  • 752/5642 Contenus numériques
  • 585/5642 Gestion de l’ARTP
  • 179/5642 Radios communautaires
  • 2150/5642 Qualité de service
  • 453/5642 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5642 SMSI
  • 481/5642 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2777/5642 Innovation/Entreprenariat
  • 1358/5642 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5642 Internet des objets
  • 170/5642 Free Sénégal
  • 839/5642 Intelligence artificielle
  • 205/5642 Editorial
  • 70/5642 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5642 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous