Le Sénégal envisage de numériser l’enregistrement des actes d’état civil
mardi 27 janvier 2026
En 2025, les autorités sénégalaises ont lancé le New Deal technologique. Elles envisagent d’engager 1,7 milliard $ pour soutenir la transformation numérique du Sénégal.
Matar Ndao (photo), directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) du Sénégal, a annoncé le mardi 27 janvier 2026, à Ziguinchor, l’installation prochaine d’un logiciel officiel de pré-déclaration des actes d’état civil dans les structures sanitaires du pays.
L’outil concernera principalement l’enregistrement des naissances et des décès.
« Beaucoup de faits d’état civil ne sont pas remontés parce qu’ils surviennent hors des structures sanitaires. Ce logiciel permettra de combler ce gap [...] L’objectif est de disposer d’un état civil fiable, sécurisé et contrôlable, afin de mettre un terme aux pratiques frauduleuses », a indiqué M. Ndao.
Notons que le dispositif permettra aux agents habilités de saisir les informations dès la survenue de l’événement, réduisant ainsi les retards et omissions souvent constatés dans l’enregistrement officiel.
Cette initiative intervient dans le cadre de la modernisation de l’administration publique. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale de digitalisation de l’état civil, considérée comme un pilier de la transformation numérique du Sénégal. Au-delà de la dimension administrative, le projet répond à un enjeu de sécurité des données personnelles.
En effet, les autorités ont alerté sur l’existence de logiciels non homologués utilisés localement, susceptibles d’exposer des informations sensibles à des risques de mauvaise gestion ou de fuite. Le logiciel certifié par l’État est présenté comme une solution sécurisée, standardisée et gratuite, destinée à harmoniser les pratiques et à garantir la protection des données.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 27 janvier 2026)
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