OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2024 > Année 2019 > Août 2019 > Le Sénégal à l’ère de la Santé numérique

Le Sénégal à l’ère de la Santé numérique

lundi 5 août 2019

TIC pour la santé

Les technologies de l’information et de la communication (Tic) continuent de changer les habitudes comportementales des sociétés, notamment dans des secteurs comme celui de la santé. Au Sénégal, plusieurs solutions innovantes voient le jour pour, d’une part, faciliter la prise en charge des patients et d’autre part, pallier le manque de spécialistes dans les contrées les plus reculées du pays.

Accéder au dossier médical complet d’un patient, connaitre les allergies d’une victime d’accident pour intervenir de manière efficace et efficiente ou encore accompagner les entreprises et les institutions dans leurs politiques d’assistance sanitaire envers des populations nécessiteuses à travers un objet connecté ou une application web, les initiatives dans l’intelligence artificielle et le « big data » foisonnent en vue de permettre à un plus grand nombre de personnes de bénéficier de soins adéquats.

« Les technologies de l’information et de la communication vont prendre une place de plus en plus importante dans le diagnostic et le traitement, mais aussi dans le suivi et la prévention des maladies », souligne le doyen de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’université de Dakar, professeur Abdoulaye Samb.

Selon lui, la médecine va beaucoup profiter du développement des Tic « à condition que les Etats fassent des efforts pour permettre un bon maillage d’internet et du réseau téléphonique afin de faciliter une transmission rapide des informations » de l’intérieur des pays vers les capitales, où exercent le plus souvent les spécialistes.

Mais en attendant, plusieurs start-up telles que « E-yone Médical », « Senvitale » ou encore « Jokko Santé » proposent déjà des réponses à certaines difficultés que rencontrent les populations sénégalaises.

Ensemble de solutions constituant un système de santé interconnecté entre le patient et les acteurs du domaine (hôpitaux, cliniques, assurances, organismes internationaux et États), « E-yone Médical » œuvre dans la dématérialisation de l’ensemble de la chaîne d’activités du domaine médical en dotant le patient d’un « passeport médical » et aux structures sanitaires de plateformes où seront stockées l’ensemble des données des utilisateurs de l’application.

Cette start-up règle ainsi un problème pour chacun des différents acteurs impliqués en mettant à la disposition du patient ses données médicales, pouvant transiter par ailleurs d’une structure médicale à une autre pour lui permettre d’avoir les soins médicaux adéquats. D’autre part, ce mécanisme permet aux structures de santé de pallier le manque de référentiel commun et la difficulté de traçabilité des opérations médicales et financières.

E-yone Médical permet également aux assurances d’éviter les parcours de soins complexes et les difficultés de suivi des prises en charge ou de remboursements.

Pour les Etats et organismes internationaux, elle met à leur disposition des données fiables pour adopter les politiques médicales nationales/internationales adaptées aux contextes.

A l’image des solutions que propose « E-yone Médical », « Senvitale » propose également un « passeport médical » renfermant toutes les informations essentielles devant permettre aux médecins et urgentistes d’agir rapidement en cas de besoin.

« +Les passeports santé Senvitale+ sont des codes QR portatifs que vous pouvez avoir sous forme de cartes, bracelet, pendentifs… Ainsi, à l’aide d’un scanner, on accède directement au profil d’urgence. Ce dernier est composé entre autre de l’identité du patient, un contact en cas d’urgence, le groupe sanguin, les antécédents médicaux et les allergies », explique la cofondatrice de la start-up, Nafissatou Diouf.

Selon cette dernière, un smartphone ou une tablette suffit pour accéder au dossier de santé conformément au respect du secret médical. Ainsi, « en scannant la carte, les urgentistes ont accès directement à un profil d’urgence, toutes les premières informations qui leur permettent d’agir dans l’urgence », poursuit-elle.

Créée en 2013 par l’ingénieur en télécommunications Amadou Kane, « Jokko Santé » propose une gestion communautaire et digitale des dépenses de médicaments. Ainsi, à travers un système de points développé par la start-up, une entreprise ou une fondation peut acheter des points sur la plateforme « Jokko Santé » et les offrir soit à une population cible, soit à leurs employés, qui pourront éventuellement s’en servir pour payer une consultation ou acheter des médicaments dans une pharmacie partenaire.

« L’avantage de cette démarche est que l’entreprise sait au franc près où est passé son argent et verra également son image améliorée parce que chaque bénéficiaire va recevoir un message lui disant que votre ordonnance a été payée par telle entreprise », explique l’ancien employé de la Société nationale des télécommunications (Sonatel) du Sénégal.

Dans un futur proche, la start-up compte lancer un mécanisme destiné aux expatriés sénégalais. Ces derniers étant beaucoup sollicités par leurs parents pour envoyer des frais de santé, « Jokko Santé » leur offre ainsi la possibilité d’acheter des points sur sa plateforme avec une carte bancaire et de les envoyer à leur famille.

« Comme ça, ils sont certains que les points ne peuvent être utilisés que dans les lieux de prestation de santé », dit-il, soulignant que des fonds destinés aux soins sont souvent détournés et utilisés à d’autres fins.

Plusieurs initiatives à l’image de celles citées ci-dessus voient le jour un peu partout en Afrique où des jeunes tentent tant bien que mal d’améliorer l’accès aux soins de base pour les populations. Aux drones livreurs de poches de sang au Rwanda et d’autres projets porteurs à travers le continent, s’est récemment ajoutée la borne interactive de l’entrepreneur guinéen Mountaga Keïta.

Intégrant huit instruments et appareils de santé, elle permet d’ausculter un patient à distance et pourrait répondre au défi de l’accès aux soins dans les pays en développent et ailleurs.

Saluant la floraison des start-up dans le domaine médical, Pr Samb souligne tout de même la nécessité d’encadrer ce processus. « Le numérique c’est bon mais, il faut que la gestion de l’être humain l’accompagne », a-t-il indiqué.

(Source : APA, 5 aout 2019)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4287/4664 Régulation des télécoms
  • 348/4664 Télécentres/Cybercentres
  • 3122/4664 Economie numérique
  • 1634/4664 Politique nationale
  • 4664/4664 Fintech
  • 508/4664 Noms de domaine
  • 1660/4664 Produits et services
  • 1455/4664 Faits divers/Contentieux
  • 734/4664 Nouveau site web
  • 4485/4664 Infrastructures
  • 1619/4664 TIC pour l’éducation
  • 194/4664 Recherche
  • 242/4664 Projet
  • 2950/4664 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1736/4664 Sonatel/Orange
  • 1585/4664 Licences de télécommunications
  • 264/4664 Sudatel/Expresso
  • 948/4664 Régulation des médias
  • 1218/4664 Applications
  • 1024/4664 Mouvements sociaux
  • 1559/4664 Données personnelles
  • 143/4664 Big Data/Données ouvertes
  • 604/4664 Mouvement consumériste
  • 359/4664 Médias
  • 642/4664 Appels internationaux entrants
  • 1487/4664 Formation
  • 105/4664 Logiciel libre
  • 1750/4664 Politiques africaines
  • 904/4664 Fiscalité
  • 176/4664 Art et culture
  • 589/4664 Genre
  • 1535/4664 Point de vue
  • 1001/4664 Commerce électronique
  • 1456/4664 Manifestation
  • 313/4664 Presse en ligne
  • 124/4664 Piratage
  • 204/4664 Téléservices
  • 919/4664 Biométrie/Identité numérique
  • 303/4664 Environnement/Santé
  • 328/4664 Législation/Réglementation
  • 346/4664 Gouvernance
  • 1739/4664 Portrait/Entretien
  • 154/4664 Radio
  • 686/4664 TIC pour la santé
  • 266/4664 Propriété intellectuelle
  • 60/4664 Langues/Localisation
  • 1018/4664 Médias/Réseaux sociaux
  • 2029/4664 Téléphonie
  • 190/4664 Désengagement de l’Etat
  • 991/4664 Internet
  • 114/4664 Collectivités locales
  • 393/4664 Dédouanement électronique
  • 1029/4664 Usages et comportements
  • 1025/4664 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/4664 Audiovisuel
  • 2944/4664 Transformation digitale
  • 401/4664 Affaire Global Voice
  • 166/4664 Géomatique/Géolocalisation
  • 306/4664 Service universel
  • 664/4664 Sentel/Tigo
  • 175/4664 Vie politique
  • 1515/4664 Distinction/Nomination
  • 34/4664 Handicapés
  • 683/4664 Enseignement à distance
  • 689/4664 Contenus numériques
  • 584/4664 Gestion de l’ARTP
  • 181/4664 Radios communautaires
  • 1779/4664 Qualité de service
  • 424/4664 Privatisation/Libéralisation
  • 134/4664 SMSI
  • 463/4664 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2615/4664 Innovation/Entreprenariat
  • 1320/4664 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 56/4664 Internet des objets
  • 173/4664 Free Sénégal
  • 424/4664 Intelligence artificielle
  • 194/4664 Editorial
  • 36/4664 Yas

2025 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous