OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Le Royaume-Uni impose le retrait des « deepfake nudes » en 48 heures, sous (…)

Le Royaume-Uni impose le retrait des « deepfake nudes » en 48 heures, sous peine de blocage des plateformes

jeudi 19 février 2026

Données personnelles

Le Royaume-Uni veut frapper fort contre la diffusion d’images intimes sans consentement. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé que les « deepfake nudes » et les contenus de « revenge p0rn » devront être retirés d’internet dans un délai maximal de 48 heures après signalement, faute de quoi les entreprises technologiques s’exposeront à de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu’au blocage de leurs services dans le pays.

Le chef du gouvernement qualifie la prolifération de ces contenus de « urgence nationale », dénonçant une misogynie en ligne devenue systémique. « Le fardeau de la lutte contre les abus ne doit plus peser sur les victimes, mais sur les auteurs et sur les entreprises qui permettent ces préjudices », a-t-il écrit.

Des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial

Des amendements seront intégrés au Crime and Policing Bill afin d’étendre la régulation aux chatbots d’intelligence artificielle, notamment Grok, développé par la plateforme X, propriété d’Elon Musk. En janvier, cet outil avait suscité l’indignation en générant des images sexualisées de femmes sans leur consentement. Selon une analyse citée par la presse britannique, près de 6 000 requêtes par heure visaient à produire des images de femmes en bikini ou dans des positions suggestives.

Les plateformes — réseaux sociaux comme sites pornographiques — qui ne retireraient pas ces contenus dans les 48 heures suivant un signalement pourraient écoper d’amendes allant jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires mondial « qualifiant », voire être bloquées au Royaume-Uni.

La création ou le partage d’images intimes non consenties deviendra par ailleurs une « infraction prioritaire » au titre de l’Online Safety Act, au même niveau de gravité que les contenus terroristes ou pédopornographiques.

Un signalement unique et un marquage numérique

Les victimes pourront signaler les images directement aux entreprises concernées ou au régulateur Ofcom, qui déclenchera une alerte auprès de plusieurs plateformes simultanément. L’objectif est de mettre fin à la situation actuelle, où les victimes doivent signaler à répétition les mêmes contenus réapparaissant sans cesse.

Le gouvernement souhaite également explorer la mise en place d’un « filigrane numérique » (hash matching) permettant d’identifier automatiquement toute republication d’une image signalée. Cette technologie est déjà utilisée par des géants comme Google ou Meta pour lutter contre les contenus péd0p0rn0graphiques, mais des experts soulignent ses limites : de légères modifications d’image peuvent suffire à contourner les systèmes de détection.

Par ailleurs, de nouvelles directives seront adressées aux fournisseurs d’accès à internet pour bloquer les sites spécialisés dans l’hébergement de contenus explicites non consentis, qu’ils soient réels ou générés par intelligence artificielle.

Ces dernières années, les associations ont alerté sur la multiplication d’images réelles ou truquées utilisées pour faire chanter de jeunes femmes — et de plus en plus d’hommes —, certains cas ayant été liés à des suicides.

Pour Keir Starmer, les témoignages de femmes et d’adolescentes voyant leurs images intimes circuler en ligne sont « le genre d’histoires qui vous glacent le sang quand on est parent ». Il dénonce un système où « les victimes ont été laissées seules, contraintes de poursuivre site après site la suppression des contenus, pour les voir réapparaître ailleurs quelques heures plus tard ».

Des défis techniques et juridiques

Si le délai de 48 heures est jugé atteignable par certains spécialistes, il soulève des interrogations. La coordination entre plateformes reste complexe, notamment pour que des contenus supprimés sur Facebook soient automatiquement détectés sur d’autres sites comme Reddit. Les services de messagerie chiffrée tels que WhatsApp ou Signal posent également des défis en matière d’application.

Enfin, l’essor des outils d’intelligence artificielle facilite la modification rapide d’images, compliquant encore davantage leur traçabilité.

Au-delà de la régulation numérique, le Premier ministre affirme vouloir s’attaquer aux racines institutionnelles de la misogynie. « Compter le nombre de femmes à des postes élevés ne suffit pas », estime-t-il. « Ce qui importe, c’est que leur voix pèse réellement et conduise au changement. »

(Source : Social Net Link, 19 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4485/5264 Régulation des télécoms
  • 367/5264 Télécentres/Cybercentres
  • 3724/5264 Economie numérique
  • 1861/5264 Politique nationale
  • 5215/5264 Fintech
  • 534/5264 Noms de domaine
  • 2281/5264 Produits et services
  • 1523/5264 Faits divers/Contentieux
  • 792/5264 Nouveau site web
  • 5264/5264 Infrastructures
  • 1806/5264 TIC pour l’éducation
  • 191/5264 Recherche
  • 249/5264 Projet
  • 3707/5264 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1902/5264 Sonatel/Orange
  • 1682/5264 Licences de télécommunications
  • 280/5264 Sudatel/Expresso
  • 1617/5264 Régulation des médias
  • 1305/5264 Applications
  • 1092/5264 Mouvements sociaux
  • 1870/5264 Données personnelles
  • 134/5264 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5264 Mouvement consumériste
  • 376/5264 Médias
  • 680/5264 Appels internationaux entrants
  • 1712/5264 Formation
  • 94/5264 Logiciel libre
  • 2377/5264 Politiques africaines
  • 1090/5264 Fiscalité
  • 172/5264 Art et culture
  • 654/5264 Genre
  • 1799/5264 Point de vue
  • 1164/5264 Commerce électronique
  • 1536/5264 Manifestation
  • 329/5264 Presse en ligne
  • 130/5264 Piratage
  • 218/5264 Téléservices
  • 930/5264 Biométrie/Identité numérique
  • 352/5264 Environnement/Santé
  • 363/5264 Législation/Réglementation
  • 363/5264 Gouvernance
  • 1857/5264 Portrait/Entretien
  • 153/5264 Radio
  • 828/5264 TIC pour la santé
  • 288/5264 Propriété intellectuelle
  • 58/5264 Langues/Localisation
  • 1225/5264 Médias/Réseaux sociaux
  • 2182/5264 Téléphonie
  • 204/5264 Désengagement de l’Etat
  • 1106/5264 Internet
  • 136/5264 Collectivités locales
  • 421/5264 Dédouanement électronique
  • 1169/5264 Usages et comportements
  • 1066/5264 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 580/5264 Audiovisuel
  • 3715/5264 Transformation digitale
  • 400/5264 Affaire Global Voice
  • 218/5264 Géomatique/Géolocalisation
  • 340/5264 Service universel
  • 675/5264 Sentel/Tigo
  • 183/5264 Vie politique
  • 1564/5264 Distinction/Nomination
  • 39/5264 Handicapés
  • 716/5264 Enseignement à distance
  • 824/5264 Contenus numériques
  • 610/5264 Gestion de l’ARTP
  • 186/5264 Radios communautaires
  • 1805/5264 Qualité de service
  • 452/5264 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5264 SMSI
  • 605/5264 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2924/5264 Innovation/Entreprenariat
  • 1468/5264 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5264 Internet des objets
  • 172/5264 Free Sénégal
  • 961/5264 Intelligence artificielle
  • 204/5264 Editorial
  • 3/5264 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5264 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous