OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Janvier > Le rôle de Twitter en Afrique

Le rôle de Twitter en Afrique

jeudi 26 janvier 2012

Médias/Réseaux sociaux

Le rôle de Twitter dans les révolutions égyptiennes et tunisiennes il y a un an a déjà été abondamment commenté. Les jeunes ont embrassé avec ferveur l’immédiateté et la liberté d’expression de ce réseau social pour échapper aux contraintes de la censure et s’organiser, communiquer. Le rôle que Twitter a joué dans la chute de ces autocraties est étudié aujourd’hui à travers le monde. Néanmoins, il a plutôt éclipsé l’explosion de son utilisation dans le reste de l’Afrique.

Car Twitter n’est, en aucun cas, l’apanage exclusif des militants d’Afrique du Nord. Il a été adopté avec enthousiasme à travers le continent notamment par les jeunes, qui sont en train d’adapter son utilisation à leurs propres besoins.

Telles sont les conclusions de la première étude tentant d’effectuer une cartographie complète de Twitter à travers l’Afrique. La révolution dont twitter fait partie - celle d’internet et des réseaux sociaux - présente de nombreux défis, non seulement pour les gouvernements ou les entreprises, mais aussi pour tous ceux société civile, ONGs et citoyens, qui s’intéressent à la communication.

Twitter, certes, n’existe que depuis six ans. Mais il a balayé le globe. Plus de 300 millions de personnes ont, l’année dernière, utilisé leurs téléphones portables ou leurs ordinateurs pour poster et lire ces micro-blogs, ou « tweets ». Parmi eux, une personne sur trois l’utilise tous les jours, et près de 250 millions de « tweets » sont postés quotidiennement.

Au delà de l’importance attachée à Twitter dans les révolutions d’Afrique du Nord, le continent dans son ensemble est souvent totalement ignoré des enquêtes internationales sur le sujet. Elles sont beaucoup plus susceptibles de mentionner que la chanteuse américaine Lady Gaga a le plus de followers au monde (18 millions) - six millions de plus que le président américain Barack Obama.

Comme le révèle cette étude de Portland Communications, c’est une erreur de ne pas s’y intéresser. En examinant uniquement les « tweets » qui indiquaient clairement que leurs auteurs vivaient en Afrique - qui représentent une partie seulement du volume total de « tweets » envoyés - elle a conclu que bien plus de 11 millions de ces messages avaient été postés dans les trois derniers mois de 2011 à travers le continent.

Ces « tweets » ne se limitent pas seulement à quelques pays. Certes, l’Afrique Sud arrive en tête du classement, avec plus de 5 millions de tweets sur cette période. Les géants que sont le Kenya, le Nigeria et l’Egypte sont aussi bien représentés. Mais le reste du continent n’est pas en reste. Les pays francophones sont bien montés dans le train de cette révolution des communications, cinq pays se trouvant dans les dix premiers du classement - Maroc, Algérie, Tunisie, Mali et Cameroun.

L’étude a également révélé des différences intéressantes dans l’utilisation de Twitter. Alors qu’à l’Ouest, il est utilisé largement par les trentenaires, son adoption en Afrique a été plutôt conduite par un public jeune, avec 60% des utilisateurs entre vingt et trente ans. C’est certainement le cas de mes amis ici à Nairobi, et de ceux de ma ville natale, en Ouganda.

Les Tweeters africains sont aussi beaucoup plus susceptibles d’utiliser leurs téléphones mobiles, plutôt que des ordinateurs, pour afficher et lire ces messages. Compte tenu de l’explosion de l’usage du téléphone portable à travers le continent, de la baisse des prix des smartphones et de leur disponibilité grandissante, la révolution Twitter ne fait probablement que commencer.

On l’utilise ici aussi pour les loisirs, avec plus de deux utilisateurs sur trois qui admettent l’utiliser pour discuter avec leurs amis. Mais il est encore plus utilisé pour suivre les nouvelles internationales et presque autant pour se tenir au courant des nouvelles locales.

Compte tenu de sa croissance et de son importance, il est surprenant de voir qu’un nombre réduit de personnalités de premier plan, aussi bien dans le monde politique qu’économique, ont déjà utilisé Twitter pour communiquer. Le Président Paul Kagame au Rwanda a plus de 44 000 followers, Le PDG de Safari.com, Bob Collymore, l’utilise pour informer ses 38 000 followers des activités de son entreprise et dialoguer avec eux, demandant souvent des retours sur leurs expériences de consommateur.

Il est clair que la révolution Twitter ne fait que commencer. Peu de personnes pourront se permettre de rester exclues d’un espace de débat et de dialogue en pleine expansion. Il sera de plus en plus utilisé par les citoyens et les consommateurs pour échanger informations et points de vue ce qui, on peut l’espérer, conduira à davantage de transparence et limitera les abus. Avec Twitter, vous n’avez plus besoin d’être un patron de presse pour exprimer votre opinion. Et pour l’Afrique, comme pour le reste du monde, c’est une bonne nouvelle.

Beatrice Karanja dirige Portland Nairobi. Portland est une agence de communication stratégique qui a mené de nombreuses campagnes panafricaines. ‘How Africa Tweets’ peut être téléchargé sur http://www.portland-communications.com.

Beatrice Karanja

(Source : Arfik.com, 26 janvier 2012)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4433/5392 Régulation des télécoms
  • 357/5392 Télécentres/Cybercentres
  • 3569/5392 Economie numérique
  • 1784/5392 Politique nationale
  • 5094/5392 Fintech
  • 533/5392 Noms de domaine
  • 1986/5392 Produits et services
  • 1515/5392 Faits divers/Contentieux
  • 778/5392 Nouveau site web
  • 5392/5392 Infrastructures
  • 1769/5392 TIC pour l’éducation
  • 194/5392 Recherche
  • 253/5392 Projet
  • 3621/5392 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1819/5392 Sonatel/Orange
  • 1732/5392 Licences de télécommunications
  • 288/5392 Sudatel/Expresso
  • 1018/5392 Régulation des médias
  • 1447/5392 Applications
  • 1102/5392 Mouvements sociaux
  • 1708/5392 Données personnelles
  • 134/5392 Big Data/Données ouvertes
  • 621/5392 Mouvement consumériste
  • 366/5392 Médias
  • 676/5392 Appels internationaux entrants
  • 1761/5392 Formation
  • 100/5392 Logiciel libre
  • 2113/5392 Politiques africaines
  • 1084/5392 Fiscalité
  • 169/5392 Art et culture
  • 585/5392 Genre
  • 1797/5392 Point de vue
  • 1040/5392 Commerce électronique
  • 1559/5392 Manifestation
  • 389/5392 Presse en ligne
  • 133/5392 Piratage
  • 218/5392 Téléservices
  • 1017/5392 Biométrie/Identité numérique
  • 327/5392 Environnement/Santé
  • 361/5392 Législation/Réglementation
  • 405/5392 Gouvernance
  • 1792/5392 Portrait/Entretien
  • 153/5392 Radio
  • 780/5392 TIC pour la santé
  • 369/5392 Propriété intellectuelle
  • 59/5392 Langues/Localisation
  • 1135/5392 Médias/Réseaux sociaux
  • 2012/5392 Téléphonie
  • 195/5392 Désengagement de l’Etat
  • 1075/5392 Internet
  • 117/5392 Collectivités locales
  • 425/5392 Dédouanement électronique
  • 1404/5392 Usages et comportements
  • 1065/5392 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 577/5392 Audiovisuel
  • 3267/5392 Transformation digitale
  • 409/5392 Affaire Global Voice
  • 159/5392 Géomatique/Géolocalisation
  • 319/5392 Service universel
  • 702/5392 Sentel/Tigo
  • 180/5392 Vie politique
  • 1577/5392 Distinction/Nomination
  • 37/5392 Handicapés
  • 704/5392 Enseignement à distance
  • 700/5392 Contenus numériques
  • 609/5392 Gestion de l’ARTP
  • 185/5392 Radios communautaires
  • 1883/5392 Qualité de service
  • 443/5392 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5392 SMSI
  • 474/5392 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2788/5392 Innovation/Entreprenariat
  • 1436/5392 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5392 Internet des objets
  • 174/5392 Free Sénégal
  • 653/5392 Intelligence artificielle
  • 212/5392 Editorial
  • 35/5392 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous