OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Mai 2025 > Le président Faye présente sa vision pour un Sénégal connecté

Le président Faye présente sa vision pour un Sénégal connecté

lundi 12 mai 2025

Politique nationale

Lors d’un entretien à l’Africa CEO Forum d’Abidjan, le président sénégalais a détaillé sa vision d’une révolution numérique africaine, conciliant partenariats internationaux et maîtrise locale des infrastructures et des données.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a exposé lundi sa vision de la souveraineté numérique lors d’un entretien avec Marwan Ben Yahmed dans le cadre de l’Africa CEO Forum qui se tient à Abidjan.

Devenu à 44 ans le plus jeune président de l’histoire du Sénégal et premier opposant élu dès le premier tour, l’ancien inspecteur des finances a profité de cette tribune pour détailler sa stratégie de transformation numérique pour son pays.

Cette intervention intervient alors que le président sénégalais participe à l’Africa CEO Forum sur invitation de son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

L’édition 2025 de ce forum, placée sous le thème « Un New Deal public-privé peut-il rebattre les cartes au profit du continent ? », rassemble des dirigeants politiques, chefs d’entreprise, investisseurs et journalistes pour débattre des stratégies susceptibles de stimuler les investissements et le développement du secteur privé en Afrique.

Une vision articulée autour de trois axes stratégiques

M. Faye a structuré sa vision autour de trois piliers fondamentaux : « la maîtrise des infrastructures, le développement des compétences et la maîtrise du cadre réglementaire ». Il a souligné que cette approche ne signifiait pas un repli sur soi. « Cela ne veut pas dire enfermement ni autarcie, bien au contraire, nous la concevons comme une opportunité de s’ouvrir aux partenaires internationaux », a-t-il précisé.

Le président sénégalais a insisté sur l’importance d’un « rééquilibrage des rapports au profit de l’Afrique » qui garantirait « une protection de nos données, une maîtrise de nos infrastructures à travers la construction d’infrastructures sur lesquelles nous avons le contrôle total ».

Un plan d’investissement de 1,7 milliard de dollars

Pour concrétiser cette vision, le Sénégal a conçu un « module technologique » évalué à 1,7 milliard de dollars. « Ce sont des investissements importants » a reconnu M. Faye, précisant que « le partenariat que nous cherchons à nouer est un partenariat qui repose sur la collaboration avec des investisseurs internationaux dans le cadre d’un partenariat public-privé, mais aussi avec l’offre locale ».

Ces partenariats devront respecter plusieurs conditions essentielles selon le président Faye. « Nous privilégions des partenariats qui prennent en compte cette dimension-là [la souveraineté], mais qui, en même temps, opèrent un transfert de technologie au niveau local pour que derrière, on puisse avoir assez de compétences pour pouvoir administrer ces infrastructures-là », a-t-il indiqué.

L’Estonie et le Rwanda comme modèles inspirants

Interrogé sur d’éventuels modèles de référence, M. Faye a cité deux exemples : « Le premier n’est pas africain, c’est l’Estonie, qui a fait des progrès énormes sur le plan digital, sur le plan numérique ». Il a salué notamment la digitalisation à 99 % des services publics estoniens, « qui a permis de faire une économie de 2 points du PIB en termes de services gouvernementaux ».

Le second exemple cité est le Rwanda, qualifié de « champion dans la construction des infrastructures en mode PPP, notamment dans le volet numérique ». Pour le président sénégalais, ces exemples illustrent que « la digitalisation est un renouveau que l’Afrique ne peut pas manquer ».

Face aux géants technologiques : collaboration stratégique et contrôle local

Abordant la question de la domination des géants technologiques américains et chinois, M. Faye a rejeté l’idée que la souveraineté numérique africaine ne serait qu’un slogan. « Ça doit être une approche, une priorité, une orientation stratégique majeure pour l’ensemble des pays », a-t-il assuré.

Il a défendu une vision pragmatique des relations avec ces acteurs, notant que « ces pays-là ne sont pas renfermés sur eux […] C’est aussi des pays, à travers leurs géants, qui sont capables de collaborer, par exemple, dans la construction des data centers partout en Afrique aujourd’hui ».
Cependant, il a souligné l’importance pour les pays africains de s’assurer que « le contrôle des data centers leur revienne, que la sécurité des données soit assurée par eux-mêmes et qu’il y ait une formation qui soit faite pour les talents au niveau local ».

Une coordination nécessaire à l’échelle continentale

Concernant la coordination régionale, le président sénégalais a plaidé pour une approche multi-niveaux. « Je pense qu’il faut explorer toutes les stratifications organisationnelles au niveau de la ZLECAf, au niveau de la Cédéao, au niveau d’autres entités régionales ou sous-régionales », a-t-il proposé.

Il a notamment évoqué le « réseau africain de cybersécurité » comme « un bon cadre de collaboration », soulignant l’importance de « standardiser la réglementation pour nous assurer que l’intégration sous-régionale ne soit pas, à travers un pays, une porte de fragilité ou de vulnérabilité pour les autres ».

Développer l’écosystème des startups sénégalaises

Face au constat du retard des startups d’Afrique francophone en matière d’attraction de capitaux, M. Faye a détaillé plusieurs initiatives. « Nous sommes en train d’étendre la fibre optique […] Et à l’horizon 2030, nous voulons atteindre la couverture intégrale de tout le pays en 5G au moins », a-t-il déclaré.

Il a également mentionné la mise en place du « Start-up Act et le label Start-up » pour « accompagner l’écosystème numérique dans la création de chaînes de valeurs ». Le président a salué le rôle des opérateurs télécom, citant notamment Orange Digital Factory qui « accompagne les jeunes, les forme », complété par « un financement que nous sommes en train d’octroyer aux jeunes ».

Les trois piliers indissociables de la souveraineté numérique

En conclusion, M. Faye a refusé d’identifier une seule mesure prioritaire, estimant que trois éléments interdépendants sont nécessaires : « On aura beau vouloir développer le numérique, sans connectivité, on ne peut pas le faire. Il faut déjà un intrant principal, qui est la connexion […] à haut débit, de qualité partout ».

Le deuxième élément essentiel est « le cadre réglementaire qui doit prendre en charge deux choses : l’incitation à l’investissement […] et la protection des données ».
Enfin, « le développement de compétences […] en masse » constitue le troisième pilier indispensable pour « faire en sorte que tous ces services-là et toutes ces infrastructures-là puissent être administrées par des compétences qui n’ont pas grand-chose à envier à ceux qui font la meilleure chose aujourd’hui dans le monde ».

« C’est des choses qu’il faut mener ensemble pour pouvoir réussir le new deal technologique », a conclu le président sénégalais.

(Source : APAnews, 12 mai 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4230/5232 Régulation des télécoms
  • 348/5232 Télécentres/Cybercentres
  • 3944/5232 Economie numérique
  • 1978/5232 Politique nationale
  • 5160/5232 Fintech
  • 514/5232 Noms de domaine
  • 2124/5232 Produits et services
  • 1464/5232 Faits divers/Contentieux
  • 731/5232 Nouveau site web
  • 5232/5232 Infrastructures
  • 1820/5232 TIC pour l’éducation
  • 188/5232 Recherche
  • 242/5232 Projet
  • 3365/5232 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1763/5232 Sonatel/Orange
  • 1681/5232 Licences de télécommunications
  • 275/5232 Sudatel/Expresso
  • 1071/5232 Régulation des médias
  • 1305/5232 Applications
  • 1180/5232 Mouvements sociaux
  • 1695/5232 Données personnelles
  • 129/5232 Big Data/Données ouvertes
  • 597/5232 Mouvement consumériste
  • 358/5232 Médias
  • 648/5232 Appels internationaux entrants
  • 2057/5232 Formation
  • 92/5232 Logiciel libre
  • 2029/5232 Politiques africaines
  • 1256/5232 Fiscalité
  • 166/5232 Art et culture
  • 574/5232 Genre
  • 1690/5232 Point de vue
  • 1000/5232 Commerce électronique
  • 1465/5232 Manifestation
  • 388/5232 Presse en ligne
  • 124/5232 Piratage
  • 205/5232 Téléservices
  • 992/5232 Biométrie/Identité numérique
  • 302/5232 Environnement/Santé
  • 407/5232 Législation/Réglementation
  • 413/5232 Gouvernance
  • 1777/5232 Portrait/Entretien
  • 145/5232 Radio
  • 786/5232 TIC pour la santé
  • 330/5232 Propriété intellectuelle
  • 59/5232 Langues/Localisation
  • 1045/5232 Médias/Réseaux sociaux
  • 1908/5232 Téléphonie
  • 196/5232 Désengagement de l’Etat
  • 1007/5232 Internet
  • 115/5232 Collectivités locales
  • 485/5232 Dédouanement électronique
  • 1132/5232 Usages et comportements
  • 1027/5232 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 553/5232 Audiovisuel
  • 3505/5232 Transformation digitale
  • 396/5232 Affaire Global Voice
  • 159/5232 Géomatique/Géolocalisation
  • 310/5232 Service universel
  • 661/5232 Sentel/Tigo
  • 174/5232 Vie politique
  • 1510/5232 Distinction/Nomination
  • 34/5232 Handicapés
  • 686/5232 Enseignement à distance
  • 675/5232 Contenus numériques
  • 584/5232 Gestion de l’ARTP
  • 178/5232 Radios communautaires
  • 1776/5232 Qualité de service
  • 424/5232 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5232 SMSI
  • 463/5232 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2742/5232 Innovation/Entreprenariat
  • 1322/5232 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5232 Internet des objets
  • 170/5232 Free Sénégal
  • 651/5232 Intelligence artificielle
  • 200/5232 Editorial
  • 23/5232 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous