Le Nigeria prend des mesures pour le remboursement des recharges télécoms échouées
lundi 12 janvier 2026
Les autorités nigérianes renforcent la protection des consommateurs dans les services numériques. Deux institutions s’allient pour résoudre un problème signalé par les abonnés télécoms depuis plusieurs années.
La Nigerian Communications Commission (NCC) et la Banque centrale du Nigeria (CBN) ont conjointement annoncé la semaine dernière, une nouvelle mesure obligeant les acteurs concernés à rembourser toute transaction de recharge de temps d’antenne ou de données Internet mobile échouée en moins de 30 secondes, lorsque le client a été débité sans recevoir le service. La mesure devrait entrer en vigueur à partir du 1er mars 2026.
Concrètement, cette directive vise les transactions effectuées via les canaux bancaires, les plateformes de paiement et les opérateurs télécoms. Dès qu’un échec est constaté après un débit effectif, le remboursement doit être automatique et quasi instantané. Une exception est toutefois prévue pour les transactions restées « en attente », pour lesquelles un délai maximal de 24 heures est toléré avant régularisation.
« Les recharges échouées figurent parmi les trois principales plaintes des consommateurs et, conformément à notre engagement à traiter ces questions prioritaires, nous étions déterminés à les résoudre dans les plus brefs délais », a indiqué Freda Bruce-Bennett, directrice des affaires consuméristes à la NCC.
Pour assurer la transparence, les régulateurs imposent également l’envoi systématique d’un SMS de confirmation au consommateur, que la transaction ait abouti ou non. Par ailleurs, un système de suivi centralisé sera mis en place afin de surveiller les transactions en temps réel, d’identifier les responsabilités en cas de dysfonctionnement et d’apprécier le respect des délais imposés.
Cette décision répond à une problématique récurrente au Nigeria, où les utilisateurs se plaignent régulièrement de recharges non créditées malgré un débit bancaire, avec des procédures de remboursement souvent longues et opaques. Dans un pays où le mobile est un outil central de communication, de travail et de services financiers, ces dysfonctionnements ont un impact direct sur le quotidien des consommateurs.
À terme, les autorités espèrent réduire les plaintes, améliorer la confiance des usagers et renforcer la fiabilité de l’écosystème des paiements numériques et des services télécoms au Nigeria.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 12 janvier 2026)
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