Le Liberia adopte les lois sur la cybercriminalité et la protection des données
jeudi 20 août 2026
Le Liberia a récemment conclu un accord de 50 millions de dollars avec la Banque mondiale pour financer sa transformation numérique. Parallèlement, le pays renforce sa cybersécurité face aux menaces croissantes.
Le président de la République libérienne, Joseph Boakai, a promulgué la loi sur la cybercriminalité et celle sur la protection des données. L’initiative, annoncée mercredi 19 août, vise à consolider le cadre de la cybersécurité afin de soutenir la transformation numérique du pays.
Selon le ministère des Postes et Télécommunications, la loi sur la cybercriminalité fournit une base juridique renforcée pour prévenir, enquêter, poursuivre et traiter les infractions commises au moyen des technologies de l’information et de la communication (TIC) ou impliquant ces canaux. La loi sur la protection des données améliore quant à elle le cadre régissant la gestion et la protection responsables des informations personnelles. Elle vise notamment à renforcer la responsabilité dans la collecte, le traitement, le stockage et l’utilisation des données à caractère personnel.
« Alors que nous élargissons l’accès aux services numériques et renforçons notre économie numérique, nous devons également veiller à protéger nos populations, nos institutions, nos entreprises et nos systèmes nationaux. Ces lois constituent une base importante pour atteindre cet objectif », a déclaré le ministre Sekou Kromah.
Un cadre renforcé face à une maturité encore faible
L’Union internationale des télécommunications (UIT) rappelle que les pays doivent accorder une attention particulière à la cybersécurité s’ils veulent tirer pleinement profit des TIC. Dans son Indice global de cybersécurité (2024), l’organisation classe le Liberia au deuxième niveau le plus faible de son échelle de maturité, tout en saluant des progrès sur les plans juridique et de la coopération. Elle pointe toutefois des insuffisances persistantes en matière de capacités techniques, d’organisation et de développement des compétences.
En matière de transformation numérique, le Liberia en est encore à ses débuts. Selon le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES), le pays se classe 47e sur 54 en Afrique et 182e sur 193 dans le monde en matière de développement de l’e‑gouvernement en 2024. Il a obtenu un score de 0,2513 sur 1, en dessous des moyennes africaine et mondiale.
Isaac K. Kassouwi
(Source : WeAreTechAfrica, 20 août 2026)
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