Le Kenya mise sur les données et l’IA pour moderniser l’administration
mardi 22 septembre 2026
La transformation numérique de l’administration kényane passe désormais par une meilleure exploitation des données et des technologies d’intelligence artificielle. Un partenariat avec Stanford pourrait aider les administrations à développer leurs capacités dans ces domaines et améliorer le pilotage de l’action publique.
Le gouvernement kényan a signé, le lundi 21 septembre à New York, un protocole d’accord de cinq ans avec l’Emerging Markets Working Group de la Hoover Institution de l’Université Stanford, pour renforcer l’utilisation des données, de l’intelligence artificielle et des outils numériques au sein de l’administration.
Cette coopération entend notamment aider les administrations kényanes à mieux exploiter les outils numériques pour suivre la mise en œuvre des politiques publiques et anticiper les risques.
Parmi les dispositifs prévus figure un système de suivi et d’intervention en cas d’épisodes d’El Niño. Celui-ci doit croiser des données climatiques, géospatiales, hydrologiques, agricoles et relatives aux infrastructures afin de produire des informations à l’échelle des comtés. L’objectif est de permettre aux autorités d’identifier plus rapidement les risques et de mieux coordonner leurs interventions.
Le programme prévoit également la mise en place d’un indice de préparation au commerce numérique, d’un outil de suivi de la gouvernance des partenariats public-privé (PPP) et d’un tableau de bord consacré à la résilience des secteurs économiques.
Le Kenya veut dépasser la simple numérisation des services
Le partenariat s’inscrit dans le cadre de Kenya Vision 2030, qui fait de la technologie, de l’innovation et de la réforme du secteur public des leviers de croissance et d’amélioration de la gouvernance. Cette ambition accompagne plusieurs chantiers engagés par le Kenya pour moderniser ses services publics.
En février 2026, le ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique indiquait vouloir renforcer la gouvernance nationale des données, alors que les administrations restent confrontées à la fragmentation et au manque d’interopérabilité de leurs systèmes.
Parmi les principaux chantiers figurent l’extension d’eCitizen, qui regroupait plus de 22 000 services publics, l’amélioration de la connectivité haut débit, ainsi que la mise en œuvre du Government Enterprise Architecture (GEA) et du Government Interoperability Framework (GIF). Le gouvernement travaille également au déploiement de l’écosystème numérique de la Social Health Authority (SHA) et du système d’identité numérique Maisha Namba.
Carelle Yourann
(Source : Agence Ecofin, 22 septembre 2026)
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