Le GSMA publie un guide pour aider les régulateurs à encadrer la connectivité satellitaire
jeudi 25 juin 2026
Les fournisseurs de services satellitaires connaissent une forte croissance, notamment dans les télécommunications. Mais faute de règles claires, leurs activités restent difficiles à définir et à encadrer, qu’elles soient menées avec ou sans les opérateurs télécoms.
L’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) a lancé, le mercredi 24 juin, un guide destiné à aider les régulateurs à construire des cadres réglementaires cohérents face à l’essor des services de connectivité par satellite.
Baptisé « Satellite Regulatory Playbook », le document cible ce segment, où les cadres existants laissent souvent des vides. Les services impliquant un opérateur mobile bénéficient généralement déjà de garanties suffisantes.
Le guide identifie huit piliers réglementaires : établissement local, sécurité nationale, protection des consommateurs, infrastructures, déploiement des terminaux, fiscalité, services d’urgence et application de la loi. « La connectivité n’est pas un choix entre réseaux terrestres et satellitaires. La régulation doit être technologiquement neutre et se concentrer sur des résultats cohérents pour les consommateurs, quel que soit le mode de fourniture des services », a déclaré Michaela Angonius, responsable des politiques et de la régulation à la GSMA.
Le guide arrive alors que plusieurs opérateurs africains ont déjà noué des partenariats satellitaires pour étendre leur couverture. Orange s’est allié à Eutelsat pour déployer la connectivité satellitaire en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou encore en RDC, tandis que MTN a signé son propre accord avec Eutelsat pour la Côte d’Ivoire, après un précédent partenariat conclu en 2024 avec sa filiale Bayobab pour exploiter la constellation OneWeb.
Au-delà des kits satellitaires classiques, le segment le plus disruptif reste le Direct-to-Cell, qui permet à un smartphone standard de capter directement un satellite sans antenne ni équipement supplémentaire. MTN Zambia a annoncé en mars dernier avoir réalisé avec succès les premiers tests africains de la technologie Direct-to-Cell, en partenariat avec Starlink, sous la supervision du régulateur télécoms zambien, une expérimentation qui illustre précisément le type de zone grise réglementaire que le nouveau Playbook de la GSMA veut désormais clarifier.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 25 juin 2026)
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