Le Gabon en quête de financements aux USA pour l’énergie de son futur data center IA
vendredi 13 mars 2026
Avec un déficit de 220 MW à Libreville, le Gabon fait face à un défi énergétique majeur pour ses ambitions technologiques. La mobilisation de financements pour injecter 200 MW dans le réseau est désormais la condition première au fonctionnement du futur data center IA.
Le Gabon a conclu, le mercredi 11 mars, une mission économique à Washington visant à sécuriser les bases énergétiques de son futur écosystème numérique. Conduite par le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, et le ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, la délégation gabonaise a rencontré investisseurs et institutions américaines afin d’explorer des solutions de financement pour accroître la capacité électrique du pays.
Coordonnée par l’entreprise technologique américaine Cybastion, la mission visait notamment à mobiliser 200 MW supplémentaires de production d’électricité, considérés comme nécessaires pour soutenir les projets industriels et numériques en cours. Lors d’une table ronde organisée par la Chambre de commerce des USA, les responsables gabonais ont présenté aux entreprises américaines les opportunités d’investissement dans les infrastructures énergétiques de leur pays.
Selon les autorités, la région de Libreville fait face à un déficit énergétique estimé à environ 220 MW, un manque de capacité qui limite l’expansion des infrastructures numériques à forte intensité énergétique. Dans ce contexte, la sécurisation de nouvelles sources d’électricité constitue une condition préalable au développement du centre de données national dédié à l’intelligence artificielle, conçu pour héberger et traiter localement les données publiques et privées du pays, afin de réduire la dépendance aux infrastructures étrangères et renforcer la souveraineté numérique.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique conclu en janvier dernier entre le gouvernement gabonais et Cybastion pour développer les infrastructures numériques nationales. L’accord prévoit notamment la construction d’un data center de nouvelle génération à Libreville, destiné à héberger et traiter localement les données publiques et privées du pays, afin de réduire la dépendance aux infrastructures étrangères et renforcer la souveraineté numérique.
Au-delà des infrastructures, le partenariat comprend également un volet de développement des compétences. À travers le programme Africa DigiEmpower, mis en œuvre avec la Cisco Networking Academy, environ 1000 jeunes Gabonais devraient être formés aux métiers du numérique et de la cybersécurité.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 13 mars 2026)
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