OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Septembre 2022 > Le fiasco de la cryptomonnaie Sango Coin dans le pays

Le fiasco de la cryptomonnaie Sango Coin dans le pays

vendredi 2 septembre 2022

Fintech

La Cour constitutionnelle s’oppose à la possiblité d’obtenir la nationalité centrafricaine ou un terrain en échange d’un investissement dans la cryptomonnaie du pays.

En Centrafrique, le gouvernement a subi cette semaine un sévère revers. Son projet de cryptomonnaie Sango Coin a été sanctionné par la Cour constitutionnelle.

Le Sango coin permettait de monnayer l’acquisition d’un passeport centrafricain ou d’un titre de résidence. Les juges ont déclaré ces points non conformes à la Constitution et c’est tout l’édifice conçu par le président Faustin-Archange Touadéra qui risque de s’effondrer.

Désormais, personne ne sait si l’Etat centrafricain va devoir rembourser les sommes déjà investies et le gouvernement semble vouloir gagner du temps pour trouver une porte de sortie.

Lancé le 3 juillet dernier, le projet Sango repose sur la monnaie numérique nationale, le Sango Coin. Il dispose d’un portail internet qui détaille comment l’Etat centrafricain a ouvert grand ses portes aux investisseurs étrangers, au risque de brader les richesses du pays.

Un passeport contre 60.000 dollars

Ainsi, pour un investissement de 60.000 dollars en cryptomonnaie qui devra être bloqué pendant cinq ans, un investisseur étranger peut obtenir la nationalité centrafricaine.

Grâce à ce passeport, un investisseur étranger aura le droit d’obtenir à faibles coûts des parts dans les secteurs miniers et forestiers centrafricains.

Autre possibilité : faire domicilier son entreprise en Centrafrique pour 6.000 dollars ou encore acquérir un terrain de 250 mètres carré pour 10.000 dollars en Sango Coins conservés pendant dix ans.

La plateforme internet fait miroiter un terrain dans le quartier résidentiel de Crypto City, prévu d’être bâti sur une île au milieu de la rivière Ubangui mais dont aucune pierre n’a encore été posée.

Vendre la nationalité ou un droit de résidence étant contraire à la Constitution, un groupe constitué de représentants de la société civile, le G16, a saisi la Cour constitutionnelle qui lui a donné raison.

Le gouvernement dos au mur

Face à cette déconvenue, le gouvernement n’a pu que constater ce coup d’arrêt. « La décision de la Cour Constitutionnelle n’étant susceptible d’aucun recours, nous prenons seulement acte de cette décision », a-t-il indiqué.

Mais la question qui se pose désormais est : l’Etat centrafricain va-t-il devoir rembourser les sommes déjà investies ?

Il semble que celles-ci ne soient pas encore très importantes mais le gouvernement ne communique pas sur les chiffres.

Qui plus est, les ressources générées par le Sango Coin échappent à la comptabilité publique et sont de fait gérées directement par la présidence de la République.

La cryptomonnaie très critiquée

Ben Wilson Ngassan, l’un des membres du G16, met en garde contre les dangers de la cryptomonnaie.

Pour lui, la décision de justice « est une satisfaction totale pour le peuple centrafricain, longtemps martyrisé par les lois scélérates prises par le pouvoir de Bangui, qui ne vont malheureusement pas dans le sens de l’intérêt général. En faisant ce recours, nous avons fait savoir que la loi sur la cryptomonnaie représente un réel danger pour la survie de notre nation. »

Malgré tout, il est peu probable que le gouvernement renonce à un projet piloté directement par le président centrafricain. Dans une note officielle, le ministre d’Etat Obed Namsio a d’ailleurs estimé que la décision de la Cour Constitutionnelle n’a pas vidé de sa substance la loi sur la cryptomonnaie locale.

Désormais, tout le monde attend la réaction du gouvernement pour savoir s’il va respecter ou chercher à contourner la décision de la Cour constitutionnelle.

(Source : Deutsche Welle, 2 septembre 2022)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2186/2529 Régulation des télécoms
  • 173/2529 Télécentres/Cybercentres
  • 1664/2529 Economie numérique
  • 876/2529 Politique nationale
  • 2409/2529 Fintech
  • 259/2529 Noms de domaine
  • 993/2529 Produits et services
  • 728/2529 Faits divers/Contentieux
  • 368/2529 Nouveau site web
  • 2529/2529 Infrastructures
  • 859/2529 TIC pour l’éducation
  • 94/2529 Recherche
  • 121/2529 Projet
  • 1631/2529 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 906/2529 Sonatel/Orange
  • 796/2529 Licences de télécommunications
  • 139/2529 Sudatel/Expresso
  • 500/2529 Régulation des médias
  • 632/2529 Applications
  • 525/2529 Mouvements sociaux
  • 809/2529 Données personnelles
  • 70/2529 Big Data/Données ouvertes
  • 297/2529 Mouvement consumériste
  • 180/2529 Médias
  • 321/2529 Appels internationaux entrants
  • 805/2529 Formation
  • 47/2529 Logiciel libre
  • 1012/2529 Politiques africaines
  • 492/2529 Fiscalité
  • 84/2529 Art et culture
  • 290/2529 Genre
  • 869/2529 Point de vue
  • 506/2529 Commerce électronique
  • 733/2529 Manifestation
  • 159/2529 Presse en ligne
  • 62/2529 Piratage
  • 102/2529 Téléservices
  • 471/2529 Biométrie/Identité numérique
  • 154/2529 Environnement/Santé
  • 169/2529 Législation/Réglementation
  • 178/2529 Gouvernance
  • 878/2529 Portrait/Entretien
  • 72/2529 Radio
  • 387/2529 TIC pour la santé
  • 140/2529 Propriété intellectuelle
  • 29/2529 Langues/Localisation
  • 538/2529 Médias/Réseaux sociaux
  • 974/2529 Téléphonie
  • 96/2529 Désengagement de l’Etat
  • 532/2529 Internet
  • 57/2529 Collectivités locales
  • 204/2529 Dédouanement électronique
  • 569/2529 Usages et comportements
  • 514/2529 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2529 Audiovisuel
  • 1573/2529 Transformation digitale
  • 191/2529 Affaire Global Voice
  • 80/2529 Géomatique/Géolocalisation
  • 161/2529 Service universel
  • 330/2529 Sentel/Tigo
  • 87/2529 Vie politique
  • 781/2529 Distinction/Nomination
  • 17/2529 Handicapés
  • 348/2529 Enseignement à distance
  • 348/2529 Contenus numériques
  • 292/2529 Gestion de l’ARTP
  • 89/2529 Radios communautaires
  • 882/2529 Qualité de service
  • 223/2529 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2529 SMSI
  • 237/2529 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1348/2529 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2529 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2529 Internet des objets
  • 85/2529 Free Sénégal
  • 335/2529 Intelligence artificielle
  • 97/2529 Editorial
  • 13/2529 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2529 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous