OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Septembre 2020 > Le Congo Brazza ratifie la Convention de l’Union africaine sur la (…)

Le Congo Brazza ratifie la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel

mardi 22 septembre 2020

Cybersécurité/Cybercriminalité

Après délibération et adoption par l’Assemblée nationale et le Sénat, le président de la République du Congo, Dénis Sassou-N’guesso, a promulgué le 20 août 2020 la loi autorisant le Congo à ratifier la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel. Un décret dans le même ordre a été signé le même jour à Brazzaville par le président de la République.

La Convention de l’Union africaine (UA) sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, aussi appelée « Convention de Malabo », avait été adoptée le 27 juin 2014. Cette convention se veut instrument fédérateur à vocation continentale dans le domaine de la cybersécurité et de la protection des données à caractère personnel.

Convaincus de la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs publics et
privés (États, collectivités locales, entreprises du secteur privé, organisations de
la société civile, médias, institutions de formation et de recherche etc.) en faveur
de la cybersécurité ; préoccupés par l’urgence de la mise en place d’un dispositif permettant de faire face aux dangers et risques nés de l’utilisation de l’informatique et des fichiers sur les individus dans le souci de respecter la vie privée et les libertés tout en favorisant la promotion et le développement des TIC dans les pays membres de l’Union Africaine ; les Etats membres de l’Union africaine avaient estimé en 2014 qu’il était nécessaire, face à l’actualité de la cybercriminalité, véritable menace pour la sécurité des réseaux informatiques et le développement de la société de l’information en Afrique, de fixer les grandes orientations de la stratégie de répression de la cybercriminalité, dans les pays membres de l’Union africaine.

Ceci en prenant en charge leurs engagements actuels aux plans sous régional, régional et international. C’est ainsi qu’ils avaient mis en place la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel. Les États membres de l’UA sont invités à signer, ratifier et adhérer à cette convention de Malabo. C’est désormais chose faite pour le Congo Brazza.

Une loi locale déjà promulguée

En juin 2020, le parlement congolais avait déjà adopté la loi sur la cybercriminalité et la cybersécurité. Une loi constituée de 108 articles qui répriment à divers niveaux les crimes commis via les TIC. Entre autres innovations, la nouvelle loi sanctionne les atteintes à la confidentialité et à l’intégrité des systèmes d’information, l’introduction frauduleuse de données dans un système d’information, l’interception frauduleuse de données d’un système d’information, ou encore des infractions relatives aux données à caractères personnelles.

Quelques mois plus tôt, au cours d’un conseil ministériel, le président de la République, Dénis Sassou Nguesso, avait invité Léon Juste Ibombo, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, à présenter le projet de loi relatif à la cybersécurité.

Présentant le projet de loi contre la cybercriminalité, Léon Juste Ibombo avait indiqué que l’essor des technologies de l’information et de la communication (TIC) a favorisé de profondes mutations dans la manière de concevoir et de réaliser les activités humaines, et que de façon paradoxale, la révolution technologique a également favorisé l’irruption de nouveaux dangers et de graves menaces. Des agissements répréhensibles de toutes sortes, attentatoires tant aux intérêts des particuliers qu’à ceux de la chose publique se multiplient. Il en est ainsi de la fraude en ligne, de la diffusion de contenus pornographiques mettant en scène des enfants, du piratage, de l’usurpation d’identité, du traitement illicite de données à caractère personnel, etc.

Ainsi, les acteurs du monde criminel ont su tirer profit de l’insécurité du cyberespace qui découle de la vulnérabilité et de l’insuffisante maîtrise des TIC. Un phénomène nouveau dénommé cybercriminalité, trouvant son espace de prédilection dans l’environnement dématérialisé, est apparu. Sa particularité réside dans sa transnationalité, son immatérialité, sa volatilité et l’anonymat de ses acteurs.

Il fallait donc adapter la législation pénale congolaise aux spécificités de la délinquance numérique, aussi bien en droit substantiel qu’en droit procédural. De fait, le texte proposé s’inspirait largement des instruments juridiques internationaux et communautaires et résolvait ainsi la question de la transposition, dans la législation nationale, des normes régionales et communautaires.

Ce texte avec ses cent huit articles répartis en trente-trois chapitres et cinq titres, définit les infractions liées aux TIC ainsi que les peines encourues par les délinquants tant correctionnels que criminels.

C’est le cas des atteintes à la confidentialité, à l’intégrité, à l’introduction et à l’interception frauduleuse des données, des systèmes d’information, au traitement illicite des données à caractère personnel.

Sont également prévus et punis par cette loi, l’abus de dispositifs et de l’association de malfaiteurs informatiques, la pornographie infantile, la xénophobie par le biais d’un système d’information, la violation des normes relatives à la publicité par voie électronique, à la prospection directe, à la cryptologie.

Enfin, cette loi n’exclut pas les cas de vol, d’extorsion, d’abus de confiance, d’escroquerie, de recel de l’information électronique, de tous actes dolosifs, de blanchiment de capitaux, et d’exploitation illicite des données à caractère personnel. Tout comme, il est fait état des infractions portant sur les atteintes au droit d’auteur, sur l’usurpation d’identité numérique, sur les atteintes à la défense nationale et sur la responsabilité pénale des personnes morales.

Le titre III, quant à lui, définit les techniques procédurales et probatoires en matière d’infractions commises par le biais des TIC. Sont ainsi définis à ce titre, le système de preuve électronique en matière pénale, les modalités de perquisition, d’interception de données informatisées et du pouvoir d’injonction dont disposent le procureur de la République et le juge d’instruction à l’égard de toute personne, pour produire et communiquer les données informatiques spécifiées, en sa possession ou sous son contrôle.

Tenant compte du caractère transnational de cette catégorie d’infractions, le titre IV fixe les modalités de coopération et d’entraide judiciaires internationales.

(Source : Digital Business Africa, 22 septembre 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4549/5516 Régulation des télécoms
  • 351/5516 Télécentres/Cybercentres
  • 3630/5516 Economie numérique
  • 1934/5516 Politique nationale
  • 5516/5516 Fintech
  • 522/5516 Noms de domaine
  • 1957/5516 Produits et services
  • 1470/5516 Faits divers/Contentieux
  • 810/5516 Nouveau site web
  • 5086/5516 Infrastructures
  • 1749/5516 TIC pour l’éducation
  • 187/5516 Recherche
  • 251/5516 Projet
  • 3696/5516 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1805/5516 Sonatel/Orange
  • 1613/5516 Licences de télécommunications
  • 279/5516 Sudatel/Expresso
  • 1029/5516 Régulation des médias
  • 1360/5516 Applications
  • 1069/5516 Mouvements sociaux
  • 1870/5516 Données personnelles
  • 127/5516 Big Data/Données ouvertes
  • 608/5516 Mouvement consumériste
  • 372/5516 Médias
  • 681/5516 Appels internationaux entrants
  • 1656/5516 Formation
  • 97/5516 Logiciel libre
  • 2452/5516 Politiques africaines
  • 1083/5516 Fiscalité
  • 174/5516 Art et culture
  • 587/5516 Genre
  • 1914/5516 Point de vue
  • 1103/5516 Commerce électronique
  • 1581/5516 Manifestation
  • 324/5516 Presse en ligne
  • 129/5516 Piratage
  • 208/5516 Téléservices
  • 1003/5516 Biométrie/Identité numérique
  • 357/5516 Environnement/Santé
  • 347/5516 Législation/Réglementation
  • 474/5516 Gouvernance
  • 1765/5516 Portrait/Entretien
  • 146/5516 Radio
  • 732/5516 TIC pour la santé
  • 346/5516 Propriété intellectuelle
  • 58/5516 Langues/Localisation
  • 1081/5516 Médias/Réseaux sociaux
  • 2057/5516 Téléphonie
  • 195/5516 Désengagement de l’Etat
  • 1033/5516 Internet
  • 120/5516 Collectivités locales
  • 434/5516 Dédouanement électronique
  • 1145/5516 Usages et comportements
  • 1091/5516 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 562/5516 Audiovisuel
  • 3678/5516 Transformation digitale
  • 393/5516 Affaire Global Voice
  • 162/5516 Géomatique/Géolocalisation
  • 316/5516 Service universel
  • 674/5516 Sentel/Tigo
  • 178/5516 Vie politique
  • 1651/5516 Distinction/Nomination
  • 35/5516 Handicapés
  • 692/5516 Enseignement à distance
  • 697/5516 Contenus numériques
  • 601/5516 Gestion de l’ARTP
  • 196/5516 Radios communautaires
  • 1908/5516 Qualité de service
  • 545/5516 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5516 SMSI
  • 478/5516 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2791/5516 Innovation/Entreprenariat
  • 1431/5516 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5516 Internet des objets
  • 176/5516 Free Sénégal
  • 935/5516 Intelligence artificielle
  • 198/5516 Editorial
  • 4/5516 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5516 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous